Le décès de l’éminent historien Mahmûd Châker de Harasta

Lorsque la Terre et les Cieux pleurent…

L’homme n’est qu’un atome au sein de cette ombre infinie qu’est la Terre. Il est des nuits où Dieu fait tomber les méchants, et des matins où il fait monter les bons. Lorsque cette nuit arrive, le verset éternel s’applique pour les méchants  » Ni la Terre ni les Cieux ne les pleurèrent « . A fortiori, lorsque l’aube apparait, l’inverse se révèle pour les bons.

En effet, c’est l’éminent Cheikh Mahmoud Chaker de Harasta que la Terre et les Cieux ont pleuré ce matin. Ce savant, dont le destin fut de décéder à l’aurore, était originaire de la ville de Harasta en Syrie, bien qu’il fut domicilié en Arabie Saoudite. Cette éminence de l’écriture engagée a été emportée après qu’elle eut sacrifié sa vie sur l’autel du savoir et de la connaissance. La communauté de Abou Al Qacim -sws- doit à cet auteur l’ouvrage  » L’histoire Islamique  » ainsi que d’autres oeuvres qui revêtent toutes une importance capitale. Son ouvrage  » L’Histoire islamique  » suffirait à classer son auteur parmi les hommes les plus illustres de l’époque contemporaine. En effet, cette encyclopédie qui couvre la totalité de l’histoire islamique est une manne tout droit descendue des cieux. Elle s’est constituée ouvrage de référence et a profité, profite et profitera d’une manière toujours aussi importante aux étudiants et aux chercheurs en histoire.

 » L’Histoire islamique  » de Cheikh Mahmoud Chaker est considérée, dans les milieux académiques, comme l’un des meilleurs ouvrages de l’histoire islamique et l’un des plus essentiels. L’ouvrage s’organise en 22 volumes, dont 20 seulement ont été publiés. En effet, les volumes 10 et 12 ont été interdits de publication pour des raisons politiques.

NB : On confond d’ordinaire ce savant avec l’éminent linguiste et littérateur, Abou Fihr, Mahmoud Chaker d’Egypte. Nous précisons qu’il s’agit bien de deux personnes distinctes. Que Dieu les bénisse et les agréé tous deux.

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La noblesse de l’objectif et les efforts donnés

Les savants disent:

Celui qui a conscience de la noblesse de l’objectif percevra minime la quantité d’efforts.

من يعرف المطلوب يحقر ما بذل

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Ils indiquent que c’est un mode de vie.

De la préservation de la religion

Les savants disent:

« Lorsque vous exposez la religion aux gens, ne les troublez pas en intégrant des avis biscornus et étranges »
  لا تغربوا على الناس

[même si ce qui est exposé est enseigné dans d’autres régions musulmanes].

Ce principe raffine le comportement des étudiants en sciences islamiques lors de leur interventions publiques. L’étudiant doit essayer de ne pas choquer l’ensemble des gens en présentant des opinions étranges pour eux ou des opinions qui peuvent leur paraître comme tordues.  Cette recommandation puise sa légitimité dans la nécessité de conserver l’unicité des musulmans. La remarque s’étend à tous les domaines et au divers statuts juridiques. C’est pourquoi la limite du conseil englobe la nécessité de dépasser les divergences juridiques et l’abstention de présenter des opinions juridiques d’une école inconnue par l’ensemble de gens.

Par exemple, ne faites pas la ‘iqâma de la prière selon l’école hanafite dans une mosquée où l’ensemble des gens sont hanbalites ou shafi’ites. A priori, ne diffusez pas les diverses écoles juridiques dans une société qui admet quasi-unanimement une seule école, les pays du Maghreb et la France constituent un cas type.

Le qabd après le roukou’ : Une formalité exceptionnelle de la prière

Certains frères nous demandent la légitimité du qabd après le rûkû’.

En fait, il n’y a aucune école qui a adopté dans un de ses opinions principaux le qabd après le roukou » et avant le soujoud. Mais c’est un opinion dans l’école hanbalite.
Cette formalité étrange introduite par un certain secte est erronée. En plus elle est, selon leurs propres principes, interdite.
Ces gens qui sacralisent les opinions d’ibn taymiyah le contredisent dans cette question. Il dit: Il (le qabd) est déconseillé dans le qiyam après le rouqou’ car il n’est pas mentionné dans la sounna et car c’est un court qiyam ou on a besoin de se préparer pour le soujoud (prosternation).
Le plus grand symbole de ces gens, qui le considèrent leur muhadith, al albany considère ce qabd comme bid’a
La preuve principale que ces gens adoptent toujours : (((il n’y a pas une preuve sur cet acte))).
Donc selon les principes de ce courant sectaire comment dire que c’est la sounna?
On ajoute:
L’imam Kaçany de l’école hanafite cite l’unanimité de l’opinion des savants hanafites sur l’interdiction du qabd après le roukou’ en disant ce qui suit :  » (la remise de la main droite sur la gauche après le roukou’). Et c’est l’opinion des hanabilah selon Ibn Maflah Al-Saghir dans almibdi’ fi chah al muqni’ « .

Y a-t-il une différence entre le Juriste et le Muhaddith?

Les savants formulent cette différence en principes généraux. Ils disent:

Tout juriste (faqih) n’est pas un muhaddith (savant de hadith)
Tout muhaddith n’est pas un juriste
Tout juriste n’est pas un ‘usuli (savant de ‘usul al fiqh = science des principes de la jurisprudence)
Mais tout ‘usuli est un juriste
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Celui qui croit que le muhadith est un juriste est comme celui qui croit le pharmacien comme un médecin. Explication :
le pharmacien sait le contenu et la validité des médicament = le muhadith qui sait la validité et l’authenticité des hadiths.
Le médecin sait quel médicament est convenable pour telle maladie et pourquoi = le juriste (faqih) sait quel hadith et quel règle est applicable à une telle situation et pourquoi (le « pourquoi » est nommé wajh al dalâlah).