L’intention de l’étudiant et du cheminant

 

Les savants disent:

Parmi les choses destructrices est de relier la volonté de l’étudiant au diplôme et celle du cheminant aux prodiges.

Afin de le mieux comprendre, nous reprenons comme suit :

Parmi les espoirs vains et destructeurs, on trouve celui que nourrit l’étudiant lorsqu’il s’attelle à l’étude. Il ne veut qu’obtenir la chose matérielle, soit le diplôme. Il le voit comme une fin en soi, cela fut-il au détriment de tout autre considération qualitative ou morale.

De même, parmi les espoirs futiles des aspirants, celui de désirer voir se réaliser des miracles, ou d’en produire soi-même.

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La relation entre l’homme et Allah

Assurer une véritable relation avec Allah est le but de chaque croyant, une relation qui assure la satisfaction de Dieu. Cette relation basée sur la recherche de la satisfaction est analogue à la relation de l’enfant avec son père. Ainsi, il existe trois types d’enfants :
1- Les enfants entretenant une relation fade et spirituellement très distanciée, voire inexistante avec leur père. Ils sont tels qu’ils reviennent plusieurs fois vers l’objet de la demande que le père leur a déjà refusé. Revenant à la charge, deux, trois fois. Puis, baissant les bras face à la détermination du père, se soumettent au refus et parfois même au silence, ils nourrissent amertume et haine. Ces enfants n’ont pas conscience du bien que peut contenir la réponse formulée par leur père car ils l’ont rejetée par divergence d’opinion. Donc Ils ont facilement perdu l’espoir d’avoir une réponse favorable et un appui de la part du père. C’est que ce type d’enfant n’a pas d’amour ni de confiance suffisante en leur père dans le cœur pour bien préjuger des intentions paternelles. Ainsi, ils doutent même que le père ait de bonnes intentions à son égard.
Ce sont ces gens qui, ayant une foi et une relation faible avec Allah sont comparables à cet enfant envers son père.
2- Les enfants sages en revanche, qui savent comment arriver à leur demande sont dans une tout autre posture de cœur et d’esprit. Ils demandent à leur père une chose, s’il ne l’accomplit pas pour eux, ils demandent et redemandent, voire ils pleurent en insistant sur leur demande. Ils cherchent la miséricorde de leur père et attirent leur attention car ils sont convaincus qu’ils aiment leur père et que leur père les aiment.
Ce sont les pieux.
3- Enfin, les enfants très polis qui demandent à leur père avec toute les timidités existantes. Convaincus de l’amour que leur porte leur père, ils leur demandent avec fermeté et confiance. Ce père, en considérant la place remarquable de son fils, répondra explicitement ou tacitement, affirmativement ou négativement.
Ces gens sont les saints, ils n’osent pas redemander à Dieu, ils ne demandent qu’une seule fois car ils voient cela comme un doute dans leur foi et leur amour envers leur Seigneur. Pour eux, insister sur la demande est une impolitesse. Si vous croisez ces gens, restez chez eux à leur porte, profitez de leur sagesse, de leur lumière et de leur piété.
C’est dramatique d’avoir conscience qu’on a raté une personne semblable ou pis encore qu’elle était très proche de nous sans qu’on se soit rendu compte de sa valeur. C’est la véritable perte…
Que Dieu nous agrée et nous guide.
Abû Zakariyya al-Hussaynî al-Shamî al-Shafi’i
أبو زكريا الحسيني الشامي الشافعي

Les maladies de certains Shouyoukh en France

Prenons le cas de savants ayant quitté son pays d’origine (La France) pour parfaire son enseignement à l’étranger Dès leur retour dans leur pays d’origine, celui qu’ils ont quitté pour revenir propager la lumière de la science, ils sont revenus tout à fait abasourdis par le vide intellectuel et l’extrême ignorance des musulmans de France. Cette perception amer, somme toute légitime, qu’ils ont eu des musulmans de France, a eu pour revers de médaille le fait d’exacerber démesurément en eux le sentiment de leur propre valeur intellectuelle.
De plus, nous remarquons une autre catégories de savants et d’étudiants en sciences religieuse qui est pire que la précédente. Celle des  étudiants en science provenant d’un pays arabe/musulman n’ayant aucune légitimité publique dans celui-ci,  qui entrent en Europe, et notamment en France, pour tirer leur légitimité de l’ignorance des musulmans de France.

C’est ainsi que ce nouveau Sheikh se croit le plus versé en religion à l’exception de tout autre savant contemporain. On en retrouve un autre qui, sans détenir une seule de leurs caractéristiques spirituelles, se réclame appartenir au cercle privilégié des Moujtahidin. Alors que c’est bien leur manque de science qui a permis qu’en eux-même, la bataille de l’égo l’ait emportée sur celle de l’humilité et de la mise en perspective de ce qu’est leur valeur réelle. Sinon, jamais ces Shouyoukh de la primeur ne se seraient ainsi gonflés d’orgueil.

C’est la raison pour laquelle toute science dépourvue de politesse à l’endroit de soi-même et des autres n’a aucune valeur. La politesse ici est le fait de faire l’aveux de toute l’étendue de la science qui nous manque et non pas de se gargariser à l’envi du peu que Dieu nous a accordé.

Nos Shouyoukhs nous ont appris une parole d’une valeur infinie et insondable que chacun devrait méditer et retenir :

 » Un dirham ( environ 3 grammes ) de science nécessite un quintal ( 100 kg ) de adab ( politesse ou bon comportement ) « .

Remarque : Nous ne parlons pas ici au sujet des orientalistes et des pseudos penseurs islamiques. Ces derniers restent des ignorants polis …

Dialogue avec mon ami l’athée

 

 » Dialogue avec mon ami athée  » est un livre d’éminente importance.

Le retentissement favorable qu’a reçu ce discours s’explique par le caractère fondamental des sujets rattachés à la théologie, au dogme, à l’épistémologie et à l’histoire qu’il traite avec une grande concision, une rhétorique douce et agréable à lire tout le long des chapitres. L’intérêt de ce discours réside dans l’effet convaincant, voire péremptoire, des réponses présentées dans l’ouvrage. Aussi, le parcours personnel de l’auteur, Dr Mostafa Mahmûd est-il lui même une preuve supplémentaire pour le lecteur. En effet, les questions et les remarques formulées dans l’ouvrage par l’athée, ont bien été pour un temps, celles de l’auteur lui-même au cours de son expérience personnelle de cheminement dans la foi.

Ainsi, la toile de fond toute romanesque de l’ouvrage consacre Mostafa Mahmoud, comme l’athée, face au cheikh Muhammad al-Hâfidh al-Tîjânî, que Dieu les salut tous les deux. Dr Mostafa Mahmûd – que Dieu le salut – s’est initié seul spirituellement, il a donc versé dans une phase plus ou moins longue, d’athéisme. C’est au cours de cette première étape qu’il a rédigé un livre décrivant son turbulent état spirituel, intitulé : « Entre le doute et la foi ». Là, il fait état, à travers ses descriptions, du balancement intime qui le secouait sans trêve et qui avait pour motif un scepticisme ravageur, rongeur qui n’eût pu laisser aucun repos.

En tout état de cause, Dieu l’a honoré par la bonne fin en mourant avec la croyance en l’Islam. L’auteur raconte que lorsqu’il se voyait toucher par les doutes, un ami avait coutume de lui formuler le conseil de s’engager dans une entrevue avec le cheikh Muhammad al-Hâfidh al-Tîjânî, que Dieu le salut. Alors, le docteur lui rendit directement visite dans sa maison du quartier « al-Mugharbiline » au Caire. Parce que ce point participe de la présentation de l’auteur, et qu’il nous permet de le comprendre davantage encore, nous rappellerons que le cheikh Muhammad al-Hâfidh al-Tîjânî fut un éminent savant s’il en est. De son vivant, il avait pour habitude de transmettre les sciences religieuses traditionnelles, le Coran et la Sunnah, à travers les chaines de transmissions. Il maîtrisait plusieurs langues étrangères. Aussi, il se distinguait notamment par une profonde bonté couplée d’un esprit embrassant beaucoup des connaissances qui convinrent à décider définitivement Dr Mustafa Mahmûd.

Au demeurant, les réponses du cheikh, toutes de précision et d’éloquence, n’ont point tardé à remporter l’adhésion de celui qui devait devenir  » l’ancien athée « . C’est suite à cette fructueuse rencontre que Dr. Mostafa Mahmûd rédiga son fameux ouvrage « Dialogue avec mon ami athée » où il a recensé chacune de ses questions essentielles qu’il a fait suivre par les réponses du cheikh al-Tîjânî. Ce faisant, le cheikh al-Tîjânî a été la cause de la conversion de dr. Mustafa Mahmûd à l’Islam. Et cela n’a pu se réaliser que parce que Dr. Mustafa Mahmûd s’était adressé aux gens de la voie droite, ceux dont les lumières de l’esprit éclairent toutes choses, ceux dont les cœurs, si purs, s’incarnent dans une attitude face au monde qui constitue une preuve en soi.

Nous devons par ailleurs noter l’humilité des gens du savoir et de la connaissance. En effet, le lettré s’est comporté d’une façon modeste en se dirigeant vers le savant de confiance. Il lui a demandé de discuter des points qui dépassaient son entendement, et par là, a témoigné de la prééminence de sa volonté d’atteindre la vérité. Le Cheikh lui a ainsi – par la grâce de Dieu – fait découvrir le véritable Islam et ses dimensions illimitées. C’est à travers la capacité à s’incarner dans ce genre d’attitude que le chercheur de vérité mesure et évalue sa véritable valeur intellectuelle et spirituelle.


Dr. Mûstafa Mahmûd : 

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Cheikh Tîjânî : 
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