Fatwa sur la lecture du Coran pour les morts

Les frères ont fréquemment posé des questions sur l’autorisation de la lecture de la fatiha pour les âmes de leurs frères martyrs, sa récompense arrive-t-elle à eux?
Certainement, cette question a comme origine la question suivante: la récompense de la lecture du Coran arrive-t-elle au décédé?
On laisse la réponse à Ibn Taymiya qui dit :
Dans cette question, les savants ont deux opinions :
Le premier : le décédé bénéficie de la lecture de Coran et c’est l’opinion de l’école de l’imam Ahmad, Abû Hanifa et autre.
Le deuxième : elle n’arrive pas au décédé et c’est la fameuse opinion de l’école de Malek.
Puis il a dit: L’opinion la plus authentique est que la lecture de Coran arrive au décédé(1).
Donc, la question est un point de divergence entre les savants, il n’est pas nécessaire de la rendre un objet de divergence.
Réponse donné par : L’éminent jurisconsulte, muhaddith, l’auteur des fameux ouvrages et études critiques, le chef des mujahidîn, mon sheikh  » Wael Hanbali al-Dimashqî al-Hanafî » que Dieu lui accorde Sa victoire.

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1- Ibn Taymiya : Majmû’ al-Fatâwâ, vol.24, p.315 et p.366.

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La politesse du sheikh Abdul Fattah Abû Ghudda lors de la divergence

L’imam, l’éminent jurisconsulte, le fameux éditeur critique, le grand muhaddith, la preuve de Dieu de notre époque, sheikh Abdul Fattah Abû Ghudda a dit dans l’introduction de l’édition critique d’un des ouvrages qu’il a édité, ce qui suit:
 » J’ai suivi l’auteur dans ce que j’ai vu qui lui a valu une seule récompense afin d’en avoir deux ».

Regardez la politesse du sheikh rahimahu Allah, il n’a pas dit  » les fautes de l’auteur » mais il a mentionné les idées dans lesquelles l’auteur a eu une seule récompense.

*La liste de titres que j’ai mis avant le nom du sheikh est très inférieure au rang du sheikh. En effet, le sheikh a dépassé tous les titres et son nom est un titre en lui-même. C’est le cas des grands savants comme sheikh Mustafâ al-Zarqâ et autres. Ces gens ne sont pas élevés par les titres, ce sont eux qui élèvent les titres.

L’échelle d’apprentissage de la ‘aqida Maturidite

L’apprentissage de la ‘aqida passe, comme toute science, par une échelle d’apprentissage. Les échelles d’apprentissage regroupe des ouvrages spécialisés d’orde croissant de profondeur et de niveau.
La ‘aqida Maturidite est enseigné selon l’échelle suivante:
1- ‘aqida Tahawiyya : cet ouvrage est un ouvrage de ‘aqida matouridite pure, il a été commenté par des savants matouridi à l’exception d’ibn Abî al-‘Izz qui l’a commenté selon les avis d’Ibn Taymiya.
2- Le commentaire d’Al-Ghunaymi al-Maydânî al-Hanafî.
3- Bad’u al-‘Amâlî avec le commentaire du Mulla ‘ali al qari et de Houmsi
4- Al-Bidâya min al-kifâya fî al-hidâya fî ‘Ussul al-dîn de Nûr al-Dîn, Ahmad bin Mahmûd al-Sâbûnî.
5- Bahr al-Kalâm de Abû al-Mu’in al-Nisafî ou ‘Ussul al-Din de Bazdaqî
6- Tabsiratu al-‘adilla de Abû al-Mu’in al-Nisafî
7- ‘ishârât al-marâm min ‘ibârât al-‘imâm de Bayâdî
8- ‘aqâ’id al-nisafiyya avec al-hawâshî al-bahiyya
9- Kitâb al-Tawhîd de l’imâm al-Mâtûrîdî
10- Ta’wîlât al-qur’ân de l’imâm al-Mâtûrîdî

Les opinions concernant la donation de Zakat al-Fitr en argent chez les shafiites

Il est connu que l’opinion de l’école est de donner Zakat al-Fitr en nourriture. Cependant, quelques savants ont autorisé de donner cette Zakat en argent. Nous trouvons notamment deux éminents savants de l’école.

1- L’imam al-Rûyânî
C’est, l’honneur de l’islam, le juge Abd al-Wâhid bin ‘Ismâ’il al-Rûyânî al-Tabarî (415H-502H) connu par le nom « al-Rûyânî ». Il est l’auteur d’un ouvrage colossal en fiqh shafii. Il est considéré comme l’un des savants dont l’opinion constitue une version de l’opinion officiel de l’école (ashab al woujouh). Il était surnommé  » le petit shafi’i » et il disait : si les ouvrages de l’imam al-Shafi’i se brûlent, je les dicte de mémoire ».

L’imam Ibn Kathir a dit à propos de lui dans son ouvrage « Tabaqât al-shâfi’iyyin » (les classes des shafiites) ce qui suit:
 » Parmi ses choix étranges : l’autorisation de la donation de Zakat al-Fitr pour un seul pauvre et l’autorisation qu’elle soit en argent comme l’opinion de l’imam Abû Hanîfa ». (vol.1, p.525).

2- L’imam al-Ramli
L’imam shihâb al-dîn (météore de la religion), Ahmad bin Hamza al-Ansârî, al-Ramlî (957H), connu par le nom al-Shihâb al-Ramlî, un des grands savants shafiites. Parmi ses ouvrages, il a un ouvrage de fatawa qui a été compilé par son fils (1004H) en regroupant tous ses fatawa et ses opinions. Il a répondu à une question à propos de l’autorisation de la donation de Zakat al-Fitr en argent conformément à l’école Hanafite, notamment si le donateur n’a pas trouvé de blé.
Il a dit qu’il est autorisé d’imiter l’école de l’imam Abû Hanîfa, sans être obligé de le suivrre dans les autres adorations.
(vol.2, p.55).

Ainsi, l’opinion de donner Zakat al-Fitr en argent existe dans l’école shafiite d’après al-Rûyânî.

Dieu est plus savant.

Comment donner Zakat al-Fitr?

En principe, Zakat al-Fitr doit être donnée par chaque père de famille pour le compte de ceux qui sont à sa charge. Selon ce principe, la donation doit être effectuée directement au pauvre.
Cependant, le responsable peut recourir à l’aide d’une tierce personne de confiance en lui dotant la mission de distribution de cette Zakat. Ce recours est, en fait, une relation de mandat qui doit être explicite.
Ainsi, si le père donne la Zakat pour le compte des membres de sa famille, à savoir son épouse, ses enfants, ses parents lorsqu’ils sont à sa charge, il doit avoir le consentement explicite de son fils majeur résident avec lui lorsque ce fils là travaille.
De même, si une personne désire donner la Zakat pour le compte d’une autre personne, elle doit avoir une autorisation explicite de le faire. Sinon, la somme donnée sera une donation de bienfaisance (sadaqa) pour le compte du donateur, tandis que celui à qui la personne a donné à sa place reste soumis à cette obligation.

D’ici on pose une question importante, quel est le statut des organisations qui réclament distribuer Zakat al-Fitr?
Ces organisations sont en principe, des intermédiaires qui ont le statut d’un mandataire qui se charge de redistribuer cette Zakat. La donation de cette Zakat à ces institutions n’est pas pour l’institution elle-même mais pour qu’elle le redistribue. Cette relation est basée sur la confiance, le croyant doit choisir l’organisation à laquelle il fait confiance pour assurer cette mission. C’est une condition de validité de cette Zakat. Dans la pratique, plusieurs problématiques se posent.

La divergence concernant la nature de la donation de la Zakat al-Fitr est connue. Un premier avis prescrit la donation de cette Zakat en nourriture tandis qu’un second prescrit la donation en monnaie. La problématique concernant les associations apparaît lorsqu’elles ramassent la Zakat al-Fitr en monnaie puis organisent des repas pour les nécessiteux. Ce travail constitue en réalité une modification de la nature du rôle juridique de l’association. Ainsi, l’association est obligée de donner la Zakat al-Fitr selon la même forme et nature qu’elle l’a reçu des fidèles. Cela constitue un dépassement de l’autorité du mandataire et une activité s’opposant à l’intérêt des pauvres. En effet, ces associations prétendent suivre l’avis permettant de donner la Zakat al-Fitr en monnaie puis elle détourne ce principe au cours de la distribution. Qu’Allah nous protège de l’ignorance des associations et mosquées.
 
De plus, une autre problématique apparaît, notamment en France, où certains soutiennent un avis marginal qui autorise de donner Zakat al-Fitr à des mosquées, à des écoles, à des instituts, à des organisations islamiques … Cet avis est fondamentalement erroné car Zakat al-Fitr est indispensablement une nourriture pour les pauvres le jour de la fête de Fitr. C’est pourquoi, certains frères et soeurs confirment l’existence de cas où les mosquées qui prétendent redistribuer Zakat al-Fitr, ont fait des détournement de fonds. Certaines mosquées changent leur avis et confisquent les sommes de Zakat al-Fitr pour le compte de la mosquée ou l’association.

Ainsi, il faut se méfier à qui donner Zakat al-Fitr. Il ne faut la donner que pour les pauvres, directement par le responsable ou indirectement.

De notre point de vue, la donation indirecte n’est autorisée qu’à travers une personne de confiance ou une organisation spécialisée dans la distribution de la Zakat.

Dieu est plus savant.

Abû Zakariyyâ al-Hussaynî al-Shâfi’i.