Les hadiths HOULEUX d’HORREUR existent-ils?

De temps en temps, certains diffusent des traductions de hadiths arrachés de leurs contextes afin de présenter une certaine critique envers l’Islam et envers le sunnisme, notamment en ce qui concerne la valeur juridique des hadiths et de la sunna.
En réalité, la critique est orientée selon les mêmes perspectives des moyens de propagande des sectes égarées : les chiites, les orientalistes, les évangélistes, les coranistes … D’une part, ces travaux visent à critiquer l’Islam en présentant le Messager – que Dieu prie sur lui et le salut – de notre religion comme un barbare terroriste qui chercha à pénaliser les gens et à les massacrer. D’autre part, ces hadiths sont utilisés afin de dénigrer la valeur de la sunna et ce en ciblant deux éléments : la faillibilité des narrateurs de hadiths, notamment la critique – parfois les insultes – des compagnons et la rédaction de narrations prophétiques.

Ainsi, nous essayerons de détailler et d’expliquer ce qui sera présenté dans cette catégorie comme étant des hadiths houleux ou des hadiths d’horreur et ce afin d’éclaircir le sens des hadiths, de les remettre dans leurs contextes et de présenter les limites des règles juridiques présentées dans ces derniers. Notre méthodologie d’analyse sera, lors de ces réfutations, très claire : les horreurs basées sur des hadiths mensongers seront écartées en prouvant la faiblesse de ces hadiths ; les mauvaises compréhensions seront éclaircies par les commentaires et les significations des hadiths authentiques.

Notons que le dernier type de réfutation constitue une réponse à ceux qui affaiblissent les hadith selon leur propre gré en prétendant que tel ou tel hadith est faible car le Prophète – que Dieu prie sur lui et le salut – ne disait jamais ce type de paroles ni ne les acceptaient ou que tel ou tel hadith est contradictoire avec le Coran. En réalité, les contradictions ne sont que dans leurs propres pensées à cause de leur ignorance des limites des règles juridiques.

Par Dieu nous agissons, sur Lui nous nous appuyons, pour Lui nous travaillons.

Abû Zakariyya al-Hussaynî al-Shafi’î

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L’échelle d’apprentissage du fiqh Malikite

Ci-joint une échelle résumé pour l’apprentissage du fiqh malikite après la maitrise de l’arabe et de la logique :

– Le résumé d’Al-Akhdari avec l’interprétation de l’Abi Al-Azhai.
– Al-Murchid Al-Mu’in d’Ibn ‘achir, avec l’interprétation de Mayyarah (Ql-Durr Al-Thamine).
– Risalat d’Ibn Abi Zayd avec l’interprétation d’Aby puis AlKifaya puis Ibn Naji et Zarruk.
– Le résumé de Khalil avec l’interprétation d’Aby puis AlMinah, puis AlKhurachy, puis Al MAwaheb puis al Zarkany.
– Le résumé d’Ibn Al Hajeb avec l’interprétation de Khalil.
– Le Tahzib de la Mudawwanah de l’imam Malek d’Ibn Abi Zayd avec Al-Barazi’i avec les interprétations de la Mudawwanah.

En résumé, qu’Allah vous facilite.

Les Malikites au Cham Charif : présentation historique résumée

Au Cham en général il n’y a pas des appliquants de l’école malikite, mais il y a toujours un courant scientifique propre à cette école dirigé par des savants malikites et des éminents savants ayants le savoir de jurisprudence comparée selon les 4 écoles.
Ce courant scientifique est toujours alimenté par les étudiants et les savants malikites qui voyagent du Maghreb vers Damas pour apprendre chez les savants et pour s’installer dans cette ville bénit. Ce courant de Hijra était très fort durant l’ère colonial et l’occupation française du Maghreb. Parmi les personnes qui ont influencer de plus le courant malikite de Damas on trouve nottament l’émir Abdu Kader al-Jaza’iri qui a influencé les savants et les gens à revivre la doctrine de cette école là-bas. Mais beaucoup des familles qui ont entré Damas ont changer leur école pour devenir chafiites ou ahnaf. On note parmi eux le cheikh Yussuf al-Maghribi al-Maliki qui est devenu chafii, il est le prère de l’imam Badre Dine al-Hassany, surnommé le « Plus Grand Muhaddith de Cham » et le plus grand savant du monde à l’époque (fin du 19ème et début du 20ème sciècle).
La grande mosquée Omeyyade de Damas est la seule mosquée autre que les trois mosquées sacrées qui contient 4 mihrab, un pour l’imam de chaque école.
De plus on remarque la présence un grand mufti pour chaque école, le mufti des malikites à Damas était l’éminent pieux cheikh le faqih, muhadith et ‘usuli Ibrahim Ya’qubi, le père du cheikh Abu Al Huda Ya’qubi q’Allah le préserve et le garde et lui facilite son retour au Cham. (je ne connais pas le mufti actuel des Malikites à Damas).
Actuellement il y a un seul institut islamique spécialisé dans l’enseignement du Fiqh maliki à Damas, il est nommé : « l’institut de l’imam Abu al-Hassan al-Chadhuli » (rahimau Allah) et dirigé par le cheikh Abdu lwahhab Abu ‘afia al-Maliki al-Chadhuli (originaire de l’Algérie) et un des élèves de l’imam Abdu Rahman al-Chaghuri al-Dimachqi (rahimahu Allah). De plus, le cheikh Hassan ‘Awad al-Maliki al-Dimachqi est un éminent savant et mufti selon les 4 écoles, il est le directeur du département du statut personnel à l’Université de Damas.
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A suivre prochainement inchalla :
Les chaines de transmissions enchaînées par des savants de Damas(chaines Dimachqiyyah الأسانيد الدمشقية) et l’école malikite.
Qu’Allah conserve Damas, ses habitants et nos chouyoukh, qu’Il les accorde sa miséricorde…

Le takbir collectif est-il une innovation  » Bid’a  » ?

D’après les différents hadiths rapportés sur le thème de la fête de l’Aïd al Adha, on retrouve une adoration qui relève du Dhikr. Il s’agit des Takbirs prononcés après les prières de ces jours de fête.
La question que nous poserons est la suivante : Comment faire ce Dhikr ? Doit-on faire les Takbir à voix basse,ou à voix haute ? Doit-on répéter ces formules individuellement ou bien en groupe ?
Comment juger l’opinion selon laquelle les Takbir en groupe relèveraient d’une innovation ( Bid’a ) ?

Pour commencer, nous portons à la connaissance de chacun que le Takbir est un ordre de Dieu Tout- Puissant. Cet ordre s’adresse à la Ummah tout entière. Cette injonction est par conséquent collective.

Pour preuve, nous invoquons le hadith suivant rapporté par Al-Bukhari. Ce dernier rapporte dans son Sahih la chose suivante :  » Umar – Que Dieu l’agréé – procédait à la formule de Takbir lorsqu’il se trouvait sous sa tente au sein de la mosquée de « Minâ ». Les gens qui se trouvaient dans la mosquée l’entendaient c’est alors qu’ils procèdent à faire le takbir. De même les gens dans la rue procèdent à dire les formules de Takbir. Les formulent de Takbir s’intensifiaient à tel point qu’on dit que  » La ville de « Minâ » tremblait de Takbir ! « .

On retrouve également dans ce même hadith deux indices affirmant le principe du Takbir collectif :

– D’une part, sa parole rapportant que les formules de Takbir faisaient trembler la ville tout entière de Minâ. Selon les commentateurs du Sahih, cela signifie que les voix se rejoignaient effectivement. Par ailleurs, l’on retrouve dans le hadith en arabe, l’occurrence  » Tartajju  » qui signifie une exagération tout à fait remarquable de voix qui se haussent en choeur, en harmonie et d’un seul souffle.

– Une autre version de ce hadith rapporté cette fois par Al-Bayhaki dans son corpus de Sunan la chose suivante :  » Umar – Que Dieu l’agréé – procédait à la formule de Takbir lorsqu’il se trouvait sous sa tente au sein de la mosquée de la ville de Minâ, Les gens qui se trouvaient dans la mosquée l’entendaient c’est alors qu’ils procèdent à faire le takbir. De même les gens dans la rue procèdent à dire les formules de Takbir. Les formulent de Takbir s’intensifiaient à tel point qu’on dit que  » La ville de « Minâ » tremblait de Takbir sous l’écho d’un seul et unique Takbir.  »
Cette dernière version du hadith montre explicitement que les Takbirs se faisait de manière collective. Il est, en effet, absolument impossible d’extraire une interprétation différente d’après cette version du hadith.

Pour conclure, rappelons qu’en se basant sur les différentes citations rapportées par les Tabi’ines et leurs successeurs, les savants autorisent tout à fait les Takbirs prononcés collectivement, comme ils autorisent de même, les Takbirs prononcé de façon individuelle pour d’autres preuves.
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Ne nous oubliez pas de vos dou’a
Abu Zakaria Al-Hussaynî
Une vidéo des takbirate des aid dans les mosquées de Damas et de Sham en général:
https://www.youtube.com/watch?v=6i0V_zxXGOg&hd=1

par Dr. Abû Zakariyya al-Hussaynî Posté dans Non classé

Comment commémorer le jour de la naissance du Prophète ?

On dit toujours que la véritable commémoration est celle qui se base sur la poursuite de son droit cheminement. Evidemment, l’hommage le plus brillant que les croyants puissent rendre au Prophète consiste à suivre au plus près son enseignement. Ainsi, la transmission en bonne et due forme de la religion et des sciences, surtout sa Sounna et ses Hadith sont une parfaite preuve d’amour et de loyauté. C’est sur la base de ce principe que les Chouyoukh et les Savants ont toujours cru bon de distinguer indéfectiblement le jour du Mawlid de tous les autres jours et ce, en vertu de sa particularité. A cette date lumineuse, des Majalis de hadith sont organisés et les voix des Savants résonnent dans toutes les ruelles des pays du Levant.

Ces Majalis consistent en premier lieu à réciter et à transmettre la description du Prophète – Que la paix, le Salut et la Bénédiction de Dieu soient sur lui – ainsi que ses qualités physiques et morale, lui, Prophète de l’Islam, personne au renom revivifié.

Les savants surtout de Damas et du Yémen ont pour coutume de lire ce jour l’éminent livre « al-Chama’il al-Muhammadiyyah » de l’Imam al-Tirmidhi. Notons que ces Majalis se démarquent par leur importance scientifique surtout au niveau de la Riwaya (transmission). En effet, ces leçons de transmission consistent à lire la totalité de ce livre en présence de tous les Muhaddithin de la région. Ces derniers prennent place par-devant les plus petits étudiants en Hadith dans le noble objectif de les enseigner. Cette configuration exceptionnelle à l’occasion d’un jour exceptionnel a pour effet de répandre dans les villes et auprès des habitants, des chaines de transmission très élevées(1) puisqu’issues des plus grands Shouyoukhs(2). Les étudiants, mais également les simples assistants, femmes et hommes confondus, ont donc le loisir en ce jour de suivre la lecture des copies de Hadiths authentifiées. C’est ainsi que les Ijazas vont bon train en ce jour de fête. A la communauté de la lecture, ont dit ici d’accoler ses genoux à ceux des plus grands savants ayant les chaines les plus élevées et d’écouter les Hadiths à l’occasion du Mawlid . N’est-ce pas là une bénédiction toute singulière ?

En sus, ces dernières années, le jour du Mawlid est devenu un véritable moment scientifique. Le savants ont noté que cette occasion laissait très souvent une place à part entière à l’annonce de nouvelles publications en relation avec la science de Hadith. C’est là le don d’un Dieu Généreux. En guise d’exemple à ce fait, nous signalons que notre cheikh le Muhaddit Bassâm al-Hamzawî al-Hassanî(3) a fait paraître son édition du livre « al-Chama’il al-Muhammadiyyah » de l’Imam al Mizzî(4) lors du Majlis de l’année 1435/2014. Aussi, notre cheikh, l’éminent Muhaddith Nour el Dine el Eitr a sollicité une copie de cette édition pour l’avoir en sa possession. La photo ci jointe illustre ce dernier Majlis à Damas, l’année dernière 1435/2014.

Depuis quelques heures, le majlis de hadith de Damas a été clôturé. Notre Cheikh Bassam al Hamzâwî a enseigné son recueille intitulé  » les Chama’il du Prophète tiré du sahih muslim ». Environ 2000 étudiants et étudiantes y ont participé avec une foule de gens et sous les regards de l’éminent muhaddith Nour el Dine El Eitr, le célèbre lecteur Chukri al Lahfi, tous les muftis de Damas et ses grands savants.
A cette occasion mémorable, les Savants ont apporté une relique du Prophète – paix et bénédiction sur lui -. Il s’agit d’une de ses mèches de cheveux bénis. Mon ami Bilal m’a écrit : C’était un Majlis comme je n’en avait jamais vu de toute ma vie. J’ai eu l’impression que c’était l’imam Malik en personne qui dictait le Hadith à Medine.

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(1) On dit d’une chaîne de transmission quelle est  » élevée  » ( سند عالٍ ) dès lors que le nombre de narrateur est limité à un nombre réduit. Exemple : Une chaîne constituée de 20 narrateurs sera dite  » plus élevée  » qu’une chaîne constituée de 22 narrateurs.
(2) A l’avenir, les jeunes étudiants devienent ultérieurement dans leur vieillesse les narrateurs de hadith ayant les chaines les plus élevées car ils transmettent des savants très vieux durant leur enfance.
(3) Le récitateur de Boukhari sous le Dome de l’Aigle de la Mosquée Omeyyade de Damas et qui est aussi  » naqib al Achraf  » de Damas.
(4) L’imam al Mizzî n’a pas rédigé un ouvrage contenant les  » Chama’il  » du Prophète salla Allah ‘alayhi wasallam. Mais notre cheikh Bassam al-Hamzâwi a rassemblé les hadith de chama’il présent dans l’introduction de l’ouvrage  » Tuhfat Al Achrâf  » et l’a publié. Il les a enseigné aussi dans la ville de l’imam al Mizzî près de Damas, en donnant aux étudiants une chaine de transmission qui ne contient que des narrateurs de Damas.