La mauvaise compréhension de la récurrence de certaines chaînes de transmission

La plupart du temps Les savants ne reprennent que certaines chaines de transmission du Coran. Quand elles sont présentées, elles passent en général par un seul savant.
Cela aboutit-il à l’abaissement du degré d’authenticité du Coran du mutawâtir jusqu’au Ahad?

Réponse :

بسم الله الرحمن الرحيم

Le fait que les chaines de transmission sont concentrées autour d’un nombre très restreint de narrateurs ne signifie point que le Coran ou le hadith est ahad (c’est à dire rapporté par 1 ou 2 chaînes) et qu’il n’est pas mutawâtir (rapporté par un grand nombre de narrateur dans chaque niveau de narration d’une manière ou ce grand nombre rend impossible l’accord unanime des narrateurs à adopter un mensonge).
Cette idée vient de l’absence de compréhension sérieuse du rôle et l’importance des chaines de transmission.

D’un côté, il faut comprendre que l’évaluation de la qualité moutawatir dépend de l’époque de riwayah, à savoir les cinq premiers siècles. Après cette époque, le Coran et tous les livres de hadith sont devenus répandus et on n’a plus besoin de compter sur les chaines de transmission pour les sauvegarder. De plus, les chaines de transmission ne sont pas le seul critère, il y a d’autres critères mais je laisse ce sujet à côté car il est pointu et il n’est pas l’objet fondamental de la remarque.
D’un autre côté, les chaines de transmission se concentrent autour d’un nombre très restreint de savants à cause de la sélection faite par les transmetteurs (ruwât). Tous les transmetteurs cherchent à transmettre le Coran et les hadith par les chaines de transmission les plus élevées (c’est à dire qui contiennent le nombre de narrateurs le moins important. Moins la chaîne de transmission compte de transmetteurs jusqu’au Saint Prophète SallAllahu ‘alayhi wasalam, plus elle gagne en fiabilité).

Ainsi, les transmetteurs visent à transmettre d’après le chaykh ayant la chaîne la plus élevée de leur époque pour rendre leur chaîne plus élevée. Cela ne signifie pas que les narrateurs ne transmettent pas le Coran ou les ouvrages de hadith d’après d’autres chouyoukh.

C’est pourquoi lorsqu’on regarde les chaînes de transmission, nous trouvons qu’elles sont quasiment identiques. Mais lorsqu’on revient aux ouvrages des tabaqat (les biographies des savants) nous pouvons savoir pour chaque savant qui sont ses chouyoukh et nous pouvons donc reconstruire énormément de chaines de transmission.

Il y a de nombreux exemples à notre époque et dans les derniers siècles.

Que Dieu nous facilite et nous élève en science et en foi.

par Dr. Abû Zakariyya al-Hussaynî Posté dans 4- Hadith

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