Le testament du Mullâ Ramadân al-Bûtî

L’éminent savant, le pieux, l’ascète Mullâ Ramadân al-Bûtî (décédé en 1410H-1990).
العلامة الفقيه الزاهد الورع المعمَّر ملا رمضان البوطي، توفي: (1410هـ – 1990م).
En 1952, il a émigré de Turquie à cause de la tyrannie des disciples de Attaturk et ce, afin d’éviter de les soutenir. Les damascènes l’ont aimé et ont admis unanimement sa science, son ascétisme et sa sainteté.
هاجر مِن تركيا عامَ 1352هـ بسبب طغيان الكماليين، وفرارًا من الوقوف معهم أو تأييدِهم، أحبَّه أهلُ دمشقَ وأجمعوا على علمه وزهده وولايته.
Avant sa mort, il a prononcé son testament pour ses enfants en disant :
(Je recommande à mes enfants et à tous ceux qui m’entendent de ne rien prendre d’autre qu’Allah comme seigneur, gouverneur ou contrôleur, j’implore à Allah qu’Il leur accorde la compréhension de ma parole.)
وقبلَ وفاته أملى وصيتَه على أولاده قال فيها:
(أما بعد: فأُوصي أولادي وكلَّ مَن يسمع كلامي ألا يتخذوا مِن دون الله وليًّا أو حاكمًا أو قديرًا، وأسأل الله أن يُفهمَهم معنى كلامي !).

Texte originaire : cheikh Muhammad Wael Hanbali al Dimashqi.

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par Dr. Abû Zakariyya al-Hussaynî Posté dans Non classé

Regards sur la relation épouse-mari

Mon cheikh, le noble savant, poète, littéraire Abdulِouddous al-Qoudah a raconté une histoire éducative qui s’est déroulée avec son père que Dieu lui accorde Sa miséricorde. Il a dit :
أتحفنا سيدي الأديب الأريب الشاعر الفاضل مولانا عبد القدوس القضاة بقصة تربوية فريدة عن والده رحمه الله تعالى. فقال :

Suite à une plainte de maltraitance présentée par une épouse à mon père, le mari lui a répondu :  » Ô noble Cheikh ! N’est-il pas transmis dans le hadith :  » si j’ordonnais à une personne de se prosterner devant une autre, j’ordonnerais à la femme de se prosterner devant son mari  » ?
قال أحدهم لوالدي وقد شكت اليه زوجته سوء معاملته اياها : يا مولانا ألم يرد في الحديث لو كنت آمرا أحدا أن يسجد لأحد لأمرت الزوجة أن تسجد لزوجها؟
Mon père lui a répondu :
Ce hadith qui a été dit par le Prophète salla Allah ‘alayhi wassalam, est destiné aux femmes, et il ne te concerne pas. Ce que le Prophète salla Allah ‘alayhi wassalam a dit, et qui t’est destiné, est que celui qui « honore les femmes est un noble et celui qui les méprise n’est qu’un cabot ». Laisse donc ce qu’Il a prôné aux femmes et occupe-toi de ce qu’Il a prôné aux hommes si tu en es un.
فأجاب والدي رحمه الله:
هذا الحديث قاله النبي للنساء ولا شأن لك به ، ما قاله لك هو: ما أكرم النساء الا كريم وما أهانهن الا لئيم.فدع ماوعظ به النساء وعليك بما وعظ به الرجال ان كنت منهم.

La crainte d’Allah dans le quotidien

L’éminent savant damascène Cheikh Adîb Kallâs a rapporté une histoire remarquable qui lui est arrivée. Il a dit :

حكى الشيخ العلامة أديب الكلاس رحمه الله تعالى قال :

Un vendredi, un homme non voyant m’a intercepté avant la khotba du vendredi et il m’a demandé la permission d’enregistrer le prêche. Je l’ai alors autorisé.
جاءَني رجلٌ قد كف بصره في يوم جمعة قبل الخُطبة وأستأذنَني في تسجيل الخطبة ، فأذنتُ له ،

Je suis monté sur l’estrade (minbar) et il est monté derrière moi et s’est assis près de moi pour enregistrer le prèche. Ainsi, j’étais soucieux de ne commettre aucune faute en arabe aussi minime soit-elle. Puis je me suis rappelé de la connaissance d’Allah sur moi.
فصَعدتُ المنبرَ ثم صَعد خلفي وجلسَ قريبًا مني ليُسَجِّل الخُطبَة ، فكنتُ حريصًا على أن لا ألحَنَ في العربية ، فتذكرتُ اطلاعَ ربي عليّ

Ainsi, j’ai dit : فقلتُ : Ô gens, un homme non voyant qui met un magnétophone devant moi, a insuflé en moi une peur de la faute en (‘irab). Ne devrions nous pas craindre Allah qui connait notre face secrète et notre face apparante
يا معشر الناس : رجُلٌ قد كف بصره يضَعُ مسجلةً أمامي أحدَث في نفسي خوفًا من اللحن في الإعراب ، أفلا نخافُ من الله وهو مطلع على سرنا وجهرنا!

Donc, le cheikh s’est mis à pleurer ainsi que tous les fidèles dans la mosquée…
وبكى وأبكى المصلين …

Que Dieu l’agrée et lui accorde Sa miséricorde.
رحمه الله ورضي عنه