Décès du cheikh Muhammad Ali Mach’al

Nous sommes à Allah et vers Lui nous retournons.
 
C’est avec tout mon chagrin que je vous annonce le décès de l’éminent jurisconsulte shafiite, l’exégète, le principologiste, le moujahid cheikh Muhammad Ali Mach’al de Homs. Née à Teldo, département de Homs en 1924, Licencié de l’école des sciences islamiques de Homs en 1940, L’imam al moujahid Mustafa al Siba’i l’a honoré en le couronnant du turban de ses propres mains durant la fête de remise des turbans dans la grande mosquée de Homs.
 
Fondateur du Lycée Ali bin Abi Talib, en 1953, grands bienfaits pour les étudiants de toutes les écoles juridiques dans le département de Homs. Il a étudié à la faculté de Charia de Damas dès sa constitution par cheikh Mustapha al Siba’i où il a obtenu sa licence en 1960.
 
Membre de l’association des savants de Homs depuis la fin des années 1950, enseignant général dans la grande mosquée de Homs depuis 1975 ; ses cours étaient dispensés notamment le lundi et le jeudi, ceux-ci étaient parmi les plus réputés en Syrie avec une audience ne descendant pas au dessous de 4000 étudiants en général.
 
Professeur à l’Université islamique de l’imam Ibn Saoud ainsi que dans l’institut scientifique à Médine depuis 1979, professeur à la Mosquée de Médine durant le début des années 1980, et prêcheur visiteur durant le mois de Ramadan au Qatar, Koweit, Emirats Arabes Unies suite à l’invitation des ministères de Awqaf, conseiller légal islamique à l’association Iqra’ de Djedda depuis 1990.
 
======== Une image de son jihad face aux tyrans ========
 
Il est connu pour sa fameuse khotba (prêche de vendredi) en 1970. Cette année qui connue l’accès au pouvoir de Hafiz Al Assad comme président de la Syrie suite à un amendement de la constitution. Cette constitution était préparée pour répondre aux besoins du parti de la Résurrection Socialiste Arabe (Al Ba’th). Cependant, personne n’a osé montrer les erreurs légales, humaines et logiques dans cette nouvelle constitution à l’exception du cheikh Muhammad Ali Mach’al.
 
Ainsi, il a pris une copie de cette constitution et l’a lu sur le minbar de sa mosquée à Homs en la réfutant article par article. Suite à cette réfutation, il a déclaré la nullité de cette constitution dans cette fameuse Khotba qui circulait secrètement entre les étudiants.
 
Ensuite, il fut emprisonné dans la prison de la Citadelle de Damas. Cheikh Fouad Choumays a essayé de l’aider auprès du président tyran. Il a rencontré ce dernier en présence du ministre des Awqaf, AbdulSattar al Sayyid. Durant cette rencontre, le cheikh Fouad Choumays a soutenu le cheikh Muhammad Ali Mach’al ce qui a mis en colère le tyran qui a demandé : es-tu son complice ? Cela a poussé le ministre des awqaf à terminer la réunion en craignant la tyrannie du président envers cheikh Choumays.
 
Après deux années, cheikh Muhammad Ali Mach’al fut libéré et la première chose qu’il fit, fut de visiter le cheikh Fouad Choumays dans son magasin à Damas. Lorsqu’ils se sont vus, ils se sont embrassés en pleurant.
 
Cheikh Fouad Choumays a révélé, que le seul chaykh qui l’a soutenu explicitement, au moment de la querelle opposant les membre de l’union national dont ils faisaient partie, était le cheikh Muhammad Ali Mach’al. En effet, cette querelle faisait suite à l’oposition ferme du Chaykh face au tyran de l’Egypte Jamal Abd al-Nasser.
Qu’Allah les agrée tous les deux ainsi que tous les savants honnêtes.
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par Dr. Abû Zakariyya al-Hussaynî Posté dans Non classé

Le statut des Noussayrites (alawites) en islam

Suite aux diverses publications, j’ai remarqué que certaines personnes pensent que les adeptes de la secte de noussayrite sont musulmans. En fait, cette secte bien connue en Syrie et en Turquie est parmi les sectes batinites (mouvements dont le dogme est dissimulé) qui prétendent appartenir à l’islam mais croient à une religion qui leur est propre. Elle est connue sous le nom de ‘alawite ce qui leur donne une certaine légitimité médiatique en se confondant avec les adeptes ou les descendants de l’imam Ali radiya Allah ‘anhu.

Notons que les alawites au pays du Maghreb désignent les descendants de l’imam Ali, ils sont des sunnites de Al al Bayt. On parle bel et bien de deux choses différentes. De même, les alawites présents en Turquie, nommés aussi les Alawi-Bektashi constituent un groupe indépendant. Ces derniers sont à la base une Tariqa soufi (elle se réclame de Baktash al Wali qui était un cheikh soufi sunnite d’après ses ouvrages) mais avec le temps elle s’est chiisée, batinisée également. Cet alevisme là est propre aux turcs tandis que le Nusayrisme est né directement du chiisme et de la ´aqida chiite. Le statut des alevites-Bektashi de Turquie est aussi un peu problématique (ça va de kuffar à Ahl al bid´a) surtout qu’ils ne sont pas uniformes et que pour beaucoup c’est juste une culture contrairement aux noussayrites qui sont des non-musulmans.

Résumons la croyance de la secte noussayrite comme elle est citée dans leurs livres : les noussayrites ne croient pas à la résurrection, ils croient à la réincarnation des âmes, la divinité est pour eux incarnée dans des personnes.

L’imâm Ibn Abidin a dit dans sa fameuse hachiyat ce qui suit :

« Section : Statut des Druz, des Tayaminat, des nussayrites (aléwites) et des Isma’ilites:

Remarque :

Nous présenterons ici le statut des Druz et des Tayaminat car ils annoncent dans les pays du Levant leur islam, leur jeûne et leur prière malgré qu’ils croient à l’incarnation des âmes, l’autorisation du khamr et du zina, l’incarnation de la divinité dans les personnes, l’une après l’autre ; ils nient la résurrection, le jeûne, la prière et le pèlerinage en prétendant que ces mots ont des sens différents; ils insultent le Prophète (salla Allah alayhi wasallam). L’éminent savant Abdurrahman al-‘imâdî a émis une fatwa détaillée sur ces gens dans laquelle il a cité qu’ils adoptent les dogmes des Noussayrites et des ‘Isma’ilites qui sont nommés qaramita et batiniyya mentionnés dans l’ouvrage « al-mawâqif ». Il est rapporté d’après les savants des 4 écoles qu’il est interdit de les accepter dans les pays des musulmans contre une jizya ni autre, il est interdit de se marier avec eux, leurs bêtes égorgées sont illicites. De même, consultez une fatwa émise à leur sujet dans « al-khayriyya ».

Section : L’ensemble de ceux dont le repentir n’est pas accepté :

En résumé, ils sont justement qualifiés par la qualité de zindiq [hérétique], munafiq [hypocrite] et mulhid [athée]. Il est évident que leur attestation de chahadatayn avec cette croyance malsaine ne les rend pas comme des mourtaddine au regard de l’absence de leur croyance interne. L’entrée en islam d’un d’eux n’est valide que lorsqu’il se désavoue de tout ce qui contredit l’islam. En effet, ils prétendent l’islam et attestent la chahada en forme apparente. ».

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Réf: Ibn ‘Âbidîn : « Hâchiyat Ibn Abidin », vol.4, p.244.

Détermination du début et fin de ramadan lors de la divergence

Bismi-Llahi Ar-Rahmani Ar-Rahim
 
Louange à Allah Seigneur des mondes, que les meilleures prières et les plus complètes salutations soient sur notre Seigneur Mohammed ainsi que sur sa famille et l’ensemble de ses compagnons.
 
Nous citons au début le texte de la fatwa émise par l’éminent jurisconsulte, fondamentaliste, linguiste, exégète cheikh ‘Ussama al-Rifa’i du 1er chawwal 1437 ; 5/7/2016. Il annonce concernant cette divergence :
 
Ce qui est connu par la législation est que le responsable de l’annonce de l’entrée du mois ou sa fin est le Juge (Qadi). Les musulmans dans quelque pays que ce soit doivent se référer au représentant de l’autorité juridique. Si des dissidences apparaissent concernant l’entrée du mois ou non l’autorité du juge lève cette dissidence même si ce juge est pervers (fâsiq). Il est responsable auprès d’Allah sur ces sujets. Et il n’est pas convenable aux gens de s’éparpiller et de se diviser dans leurs propos, qu’il y ait parmi eux des jeûneurs et des non jeûneurs alors qu’ils se trouvent dans un seul et même pays. En fait, ceci s’oppose à l’essence du droit islamique et souille l’image des musulmans. Et c’est pour cela que les juristes (fouqaha) ont statué sur le fait que la décision du Juge lève les divergences. (Fin de citation).
 
D’après ce principe, le problème de début et fin de ramadan ne doit pas exister dans un seul pays. L’autorité religieuse compétente doit trancher le sujet et le rendre unanime pour tout le monde. Mais dans des pays comme la France, l’autorité religieuse n’existe pas ce qui justifie l’absence de l’unanimité.
 
Au regard de la multitude des représentants présumés des musulmans en France, nous devons chercher l’unanimité de tous les représentants des courants et des tendances présents sur la scène islamique. L’accord de tous les représentants assure une unanimité qui aura la valeur d’une décision d’un seul organe de représentation des musulmans.
 
Lors de la présence d’un tel avis unanime, il sera obligatoire à tous musulman de le suivre.
 
Wallah a’lam

Le temps du takbir du ‘Aid al-Fitr et de la prière de ‘Aid :

Le takbir pour ‘Aid al-Fitr est moursal (non restreint). Il peut être accompli à tout moment indépendamment de l’accomplissement des prières obligatoires et ce, dans un intervalle de temps déterminé.
Le temps du takbir du ‘Aid al-Fitr débutent le coucher du soleil du dernier jour de Ramadan et se termine avec la prononciation de la lettre (ra’) du mot akbar dans takbirat al -‘ihram de l’imam dans la prière de ‘Aid al-Fitr (i.e. le début de la prière de ‘Aid al-Fitr) pour celui qui accompli la prière en groupe. Pour celui qui accompli la prière de ‘aid al-fitr tout seul, le temps du takbir se termine avec le début de la prière individuelle. Quant à celui qui n’a pas accompli la prière de ‘aid al-fitr, le temps du takbir se termine au Zénith (l’entré du temps de la prière de dohr) du jour de ‘aid.
La prière de ‘Aid est une recommandation (sounna). Elle peut être accompli individuellement ou en groupe. Le temps de la prière s’étend jusqu’au Zénith (entré du temps de dohr). Elle peut être rattrapée ultérieurement après l’entré du temps de dohr.
 
Ces règles sont émises selon l’école chafiite.
 
wallah a’lam

Le temps de Zakat al Fitr dans l’école Shafi’ite

Dans l’école chafiite, le statut de la Zakat al-Fitr est réparti en cinq périodes temporelles :
1- Un temps d’autorisation (waqtu jawaz) : dès l’entrée du Ramadan.
2- Un temps d’obligation : dès le coucher du soleil du dernier jour de Ramadan.
3- Un temps méritoire : avant la prière de ‘Aid al-Fitr.
4- Un temps déconseillé (waqtu karaha) : après la prière de ‘Aid al-Fitr.
5- Un temps d’interdiction (waqtu hourma) : après le maghrib du jour de ‘Aid al-Fitr.
 
Wallah a’lam