La purification avant l’action

L’imam ‘Âq Sham al-Dîn a dit à son disciple le Sultan Muhammad II (le Conquérant) :
Ne porte pas l’épée avant d’enlever la tricherie de ton coeur.
لا تحمل السيف قبل أن تنزع عن قلبك الزيف.
الصورة لسيف السلطان محمد الفاتح.
Photo de l’épée du Sultan Muhammad II le Conquérant.
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La valeur des ouvrages pour les savants

L’éminent historien, linguiste, littéraire et juriste cheikh Muhammad Ragheb al-Tabbâkh (محمد راغب الطبّاخ) a rédigé un fameux ouvrage sur l’histoire de la ville d’Aleppo (Halab) intitulé : « ‘ilâm al-nubalâ’ bi-târikh Halab al-shahbâ’ » ( إعلام النبلاء بتاريخ حلب الشهباء) [Informer les nobles de l’histoire d’Aleppo la Blanche*]. Cet ouvrage a été publié en 7 volumes et le cheikh n’est pas arrivé à en vendre un grand nombre d’exemplaires.
 
Durant la deuxième guerre mondiale, le prix du papier a grimpé jusqu’à atteindre une absence de cette marchandise dans les marchés. Un commerçant a eu l’idée d’acheter les livres du cheikh Muhammad Ragheb al-Tabbâkh afin de les utiliser pour emballer ses marchandises vendues ce qui lui assure une solution pour l’absence de papier et une aide financière au cheikh qui n’a pas vendu ces exemplaires. Ainsi, il a acheté plusieurs copies de l’ouvrage du cheikh et il les a utilisé dans l’emballage des marchandises.
Mais dès que le cheikh a eu connaissance de ce crime, il est sorti de chez lui rapidement sans même retirer ses vêtements de maison. Il a récupéré ce qui restait de son ouvrage et a versé la totalité du prix de celui-ci au commerçant en remerciant Allah de lui avoir facilité le sauvetage de ces exemplaires de l’ouvrage.
 
(*) : Le terme Shahbâ’ est le féminin de ‘ashhab. Ce mot a plusieurs sens et il est un surnom de la ville d’Aleppo – qu’Allah la protège et lui accorde sa miséricorde et sa victoire – à cause de la couleur blanche des pierres de ses bâtiments.
muhammad-ragheb-al-tabbakh

Le statut juridique de la musique contemporaine

Un de nos chouyoukh a répondu à une question portant sur la légitimité de la musique contemporaine en disant :

Loin du débat juridique sur la légitimité des instruments musicaux, la musique contemporaine est interdite car les clips vidéos s’apparentent à de la prostitution mélangée à de la pornographie et les chants font preuves d’une immoralité (فسق وفجور) certaine. Ce qui est contenu dedans ne peut être autorisé en islam sous n’importe quel prétexte.

Wallah a’lam

Parmi les prodiges de l’imam ‘Abd al-Qâdir al-Jîlânî

Ibn al-Khashshâb a dit :
 
J’étudiais à plein temps la langue arabe et j’assistais aux assises spirituelles de l’imam Abd al-Qâdir al-Jîlânî sans m’y dévouer. Un jour, j’ai assisté à son assise et me suis dit : « j’ai perdu une de mes journées ».
De là, il a dit sur le minbar [estrade] :
« Malheur à toi, tu préfères étudier la grammaire qu’assister aux réunion d’invocation (dhikr) et c’est d’ailleurs ce que tu choisis ? Accompagne-nous, nous ferons de toi Sibawayh.
 
Réf : Ibn Rajab : « al-Dhayl ‘alâ tabaqât al-hanâbila », vol.2, p.205.
 
قال ابنُ الخشاب:
كنت أشتغل بالعربية، وأَسمع بمجلس عبد القادر [الجيلاني] فلا أتفرغ له، فجئتُ يومًا فسمعته، ثم قلت في نفسي: ضاع اليوم مني.
فقال على المنبر: ويلك، تُفضِّل الاشتغال بالنحو على مجالس الذكر!! وتختار ذلك؟ اصحبنا، نُصيرك سيبويه.
 
[الذيل لابن رجب (205:2)