Image de la justice de ‘Umar bin ‘Abd al-‘Azîz (2)

L’imam ibn ‘asakir a rapporté dans son ouvrage « L’histoire de Damas » par sa chaîne de transmission jusqu’à Ya’qûb bin Sufyân al-fasawî qui a rapporté dans son ouvrage « La connaissance et l’histoire » par sa chaîne de transmission jusqu’à Dhamura bin Shawdhab qui dit :
«Sâlih bin ‘Abd al-Rahmân et son compagnon, deux gouverneurs de certaines régions en Iraq, ont écrit à ‘Umar bin ‘Abd al-‘Azîz en insinuant le sang des musulmans. Ils ont dit :
«Les gens ne sont corrigés que par l’épée».
 
Alors, ‘Umar bin ‘Abd al-‘Azîz leur a répondu :
«Deux déchets parmi les déchets, deux saletés parmi les saletés, vous m’insinuez le sang des musulmans ? Il n’y a aucun musulmans dont le sang est moins important pour moi que le votre» ».
 
Qu’Allah nous accorde la justice et l’équité dans nos cœurs et nos actes.
Photo de la pierre tombale de ‘Umar bin ‘Abd al-‘Azîz
Publicités

Image de la justice de ‘Umar bin ‘Abd al-‘Azîz

 

L’imâm al-Khatîb al-Baghdâdî a rapporté dans son ouvrage «al-Muttafiq wal-muftariq» par sa chaîne de transmission jusqu’à ‘Atâ’ ‘ibn al-Sâ’ib qui dit : Mon père al-Sâ’ib bin Muhammad m’a dit :

« Al-Jarrâh bin ‘Abd Allâh a écrit au Calife ‘Umar bin ‘Abd al-‘Azîz en disant :

« Salamun ‘alayka, Les gens de Khurasân sont devenus difficiles à gérer, il n’y a que l’épée et le fouet qui les rendent droits. Si le Commandeur des Croyants me permet d’agir ainsi, je le ferai».

Alors, ‘Umar bin ‘Abd al-‘Azîz lui écrit :

«Du serviteur d’Allah ‘Umar bin ‘Abd al-‘Azîz à Al-Jarrâh bin ‘Abd Allâh,

Salamun ‘alayka,

J’ai bien reçu ta lettre qui déclare que les gens de Khurasân sont devenus difficiles à gérer, qu’il n’y a que l’épée et le fouet qui les rendent droits et que tu demandes ma permission [d’agir ainsi].

Sache bien, ô Jarrâh, que tu as menti. La justice et le droit les rendent droits, donc répands cela parmi eux. Wassalâm». ».

Comme nous manquons de la sagesse de ‘Umar bin ‘Abd al-‘Azîz de nos jours ! Il a présenté un exemple réel de la gestion islamique d’un état en diffusant la justice et le respect de la population malgré la présence des mauvais conseillers, assistants et sous-gouverneurs.

De nos jours, les conseillers, assistants et sous-gouverneurs se précipitent à justifier les tyrannies et les injustices des gouverneurs envers la population. Justifier la tyrannie des tyrans est aussi grave que la tyrannie elle même. Ces partisans des tyrans sont devenus eux-mêmes des outils d’injustice et de tyrannie.

Qu’Allah nous accorde la miséricorde envers les gens et qu’il nous rend méritoire de Sa miséricorde dans cette vie et dans l’au-delà.

 

Photo de «la mosquée de vendredi» à Hirat. La ville est surnommée la perle du Khurasân, actuellement en Afghanistan.friday_mosque_in_herat_afghanistan

Quel est le statut du vinaigre d’alcool/de vins ?

Bismillâh al-rahmân al-rahîm

Au début, il faut comprendre deux points indépendants : le premier est qu’il est interdit de consommer l’impureté (urine, sang, alcool etc.) ; le second est que l’alcool – loin de sa nature interdite – est une impureté.

Chez les chafiites, le vinaigre qui a été transformé à partir du khamr a deux statuts d’après la forme de transformation :

1- La transformation réalisée par l’ajout d’un ingrédient dans le khamr : dans ce cas le vinaigre est jugé impure (najis). Donc, il est illicite de le consommer.

2- La transformation réalisée sans l’ajout d’un ingrédient quelconque, comme l’aération de l’alcool, l’ensoleillement, le placer dans un endroit sec ou humide etc. Dans ce cas, le vinaigre qui en résulte est pure et il est licite de le consommer.

Wallah a’lam

Le statut des échecs dans l’école shafiite

L’imam al-Nawawî dit dans le Minhaj :
وَيَحْرُمُ اللَّعِبُ بِالنَّرْدِ عَلَى الصَّحِيحِ , وَيُكْرَهُ بِشِطْرَنْجٍ , فَإِنْ شُرِطَ فِيهِ مَالٌ مِنْ الْجَانِبَيْنِ فَقِمَارٌ (1).
Il est interdit de jouer aux dées selon l’avis Sahih. Il est déconseillé (makrouh) de jouer aux échecs mais s’il est conditionné par l’argent des deux côtés, il [l’échec] devient du qimâr. (1)
===
Il dit aussi dans Rawdatu al-Talibin :
فرع :
اللعب بالشطرنج مكروه، وقيل مباح لا كراهة فيه، ومال الحليمي إلى تحريمه واختاره الرويانيّ، والصحيح الأول. فإن اقترن به قمار أو فحش أو إخراج صلاة عن وقتها عمداً ردّت شهادته بذلك(2).
Le jeux aux échecs est déconseillé (makrouh), il est dit (formule de faiblesse de l’avis) qu’il est autorisé sans karâha. Al-Halîmî tend vers son interdiction (tahrim) et c’est le choix d’Al-Rûwânî. Cependant, si les échecs sont accompagnés d’un « jeux d’argent », de paroles obscènes ou de sortir une prière intentionnellement de son temps, le témoignage de cette personne est refusé.(2)
===
Explication :
Les savants sont unanimes sur l’interdiction (haram) des échecs dans le cas ou ils sont accompagnés par un des cas suivants:
1- le jeux se fait sur des paiements (‘iwad),
2- le jeux s’accompagne de paroles obscènes
3- le jeux aboutit à un délaissement d’une obligation (retarder la prière de son temps par exemple).
 
Dans le cas d’absence de ces trois cas interdits, le statut des échecs est objet de divergence faible dans l’école. Al-Halimi et al-Rûwânî considèrent que c’est toujours illicite (haram), mais leur avis est marginal (châdh) dans l’école. Un autre avis faible aussi considère que c’est jâ’iz (moubâh). Mais l’avis opposé est l’avis Sahih qui est le seul avis à adopter dans le cas de cette divergence. Il dit que c’est seulement déconseillé (makrouh).
 
Donc, l’avis sahih dans l’école considère que les échecs sont déconseillés dans le cas d’absence des trois cas précités.
===========
Références :
(1)- L’imâm al-Nawawî :  » Minhâj al-Tâlibîn », édition Dâr al-Fikr, 2005/1425H, p.345.
(2)- L’imâm al-Nawawî : « Rawdatu al-Tâlibîn », édition al-Maktab al-‘islâmî, 12 vol., 1991/1412, vol.11, p.225.
Pour plus de détails voir les commentaires du Minhaj.

Le sens du Jihâd

================
L’éminent juriste, muhaddith et penseur Jamâl al-Dîn al-Qâsimî a distingué deux sens au terme « Jihâd » dans son ouvrage « Jawâmi’ al-‘âdâb fî akhlâq al-‘anjâb » :
Nous choisissons ce qu’a dit un noble [savant] concernant le mot « Jihâd » qui est devenu porteur de deux sens : un sens juridique et un sens européen.
À propos du sens juridique du « Jihâd », il est le suivant : « exercer tout l’effort et l’énergie dans la lutte contre les ennemis pour défendre le pays », comme le font habituellement les gens protégeant leur pays. Ainsi, si nous appelons au Jihâd, l’objectif est de mobiliser les habitants pour défendre leur pays. Cela ne signifie pas que nous incitons les musulmans à tuer les non musulmans, surtout si ces derniers sont leurs compatriotes et qu’ils sont donc obligés, eux aussi, de défendre ce pays.
Quant au sens que nous avons qualifié d’« européen », il est dû à la compréhension des Européens et de certains non musulmans de ce mot. Ils pensent que le « Jihâd » signifie une agitation de la masse des musulmans contre les non musulmans, peu importe leurs origines, et une incitation des musulmans à les attaquer de tous côtés et à les massacrer. Les musulmans et leur religion sont innocents envers Dieu de ce sens. En fait, le « Jihâd » dans ce sens est l’oeuvre de ceux qui n’accordent aucune valeur à l’Islam et ne comprennent rien de la sociologie humaine. Ce sens est contradictoire aux significations de l’Islam et aux ordres coraniques comme dans la parole du Très Haut :
« وَقَاتِلُواْ فِي سَبِيلِ اللّهِ الّذِينَ يُقَاتِلُونَكُمْ وَلاَ تَعْتَدُوَاْإِنّ اللّهَ لاَ يُحِبّ الْمُعْتَدِينَ ».
((Combattez pour la cause de Dieu ceux qui vous combattent, mais sans outrepasser les limites car Dieu n’aime pas les transgresseurs!))
[Sourate Baqara, verset 190]
Ainsi, nous espérons que les racistes européens pensant que l’Islam incite à attaquer les non musulmans comprendront cela. En effet, il n’y a après ce verset aucun doute ni suspicion concernant la pureté de l’Islam et son innocence de ce dont ils l’accusent.
Fin de citation.
Wallah a’lam
%d8%ac%d9%85%d8%a7%d9%84-%d8%a7%d9%84%d8%af%d9%8a%d9%86-%d8%a7%d9%84%d9%82%d8%a7%d8%b3%d9%85%d9%8a