Entre les soufis et les chiites

Pour les soufis qui se rapprochent des chiites en considérant qu’il n’y a pas de différence avec eux, je vous partage cette histoire du maître du soufisme, l’imam al-Muhâsibî.
L’imam al-Junaid a dit : Abû al-Hârith, al-Hârith al-Muhâsibî est décédé avec son besoin même d’un daniq (1) d’argent. Cependant, son père a laissé un grand héritage mais al-Muhâsibî n’en a rien pris. Il a dit :
« Les gens de deux religions différentes n’héritent pas entre eux ».
Son père était rafidite.
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Réf. :
Tajuddin al-Subqî : Tabaqât al-Shâfi’iyya, vol.2, p.277
 
(1)- Daniq : c’est une unité de mesure du poids = 0.525 g.
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Note :
Je vise par cette publication ceux qui disent qu’il n’y a pas de différence entre les chiites et les sunnites. Ce sont des soufis de nos jours. Je vise exactement ces soufis là, qui sont pas des individus mais des tourouq soufies entières et des prétendus grands chouyoukh qui le réclament. Cela se fait sous le prétexte de l’amour de ahlu al bayt parmi d’autres prétextes…. Je nomme ces soufis par « les ânes- voire les chaussures – des chiites ».
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Est-il autorisé d’acheter une bûche de noël?

Pour se régaler oui mais pour fêter non

 

« Il a dit dans le recueil mineur : un homme a acheté le jour de Nayrouz une chose que les non musulmans achètent, malgré qu’il ne l’achète pas souvent. S’il avait l’intention de glorifier ce jour comme le glorifie les non musulmans, alors il est devenu kafir. S’il avait l’intention de jouir de cette nourriture et boisson, il n’est pas kafir. ».

Ibn Noujaym : Al-Bahr al-râ’iq, vol.8, p.555.

Regards sur la félicitation des non-musulmans durant leurs fêtes

L’imam Ibn Hajar al-Haytami a dit concernant ceux qui imitent les non musulmans durant leurs fêtes :
« En résumé :
– s’il les a imité avec l’intention d’imiter leurs signes de mécréance, c’est certainement de la mécréance ;
– s’il les a imité avec l’intention d’imiter leurs signes de fête sans regarder leur mécréance [ou sa représentation de la mécréance], alors il n’est pas mécréant mais il commet un péché ;
– s’il les a imité sans avoir l’intention de les imiter ni au fond ni en forme, alors il n’est pas coupable » (1).
 
Ainsi, il faut bien distinguer entre deux principaux questions juridiques que rencontrent les musulmans en France durant cette période :
 
1- Féliciter les non musulmans durant leurs fêtes :
La félicitation n’est point une imitation des mécréants dans leurs fêtes ni une adoption ou propagation de leur signe de mécréance. De même, elle n’est pas une attestation et acceptation de cette croyance inacceptable en islam. La félicitation contenant les paroles de «bonnes fêtes», «je vous souhaite une bonne année» , «joyeux noël», ne contiennent aucune interdiction juridique. Elle est simplement une courtoisie sociale témoignant la miséricorde de l’islam.
 
2- Participer à la fête des non musulmans :
Certains sont invités à des rencontres familiales ou à des fêtes religieuses durant cette période. Leur participation doit être dans la limite de l’intention correcte citée par l’imam Ibn Hajar. Cette intention doit toujours être la recherche de la liaison familiale et doit être conservée loin de l’aspect religieux de la fête.
 
Alors ceux qui mettent le sapin de Noël ou les symboles de ces fêtes sans avoir l’intention d’imiter l’aspect religieux de ce symbole sont soumis à la deuxième catégorie citée par l’imam. Ils ne commettent donc pas de mécréance mais un péché.
 
wallah a’lam
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Ibn Hajar al-Haytamî : « Les grandes Fatâwâ juridiques », volume 4, p.239.
par Dr. Abû Zakariyya al-Hussaynî Posté dans Non classé

Un professeur s’excuse auprès de son étudiant devant la classe

Lorsque je suis arrivé à la Mecque en 1384 H pour enseigner à la faculté d’éducation, nous sommes arrivé sur un sujet juridique auquel j’ai répondu d’après l’école de l’imam Ahmad. Un étudiant s’est levé et m’a répondu avec une grande politesse en disant que l’école hanbalite admet un avis différent de celui que j’ai cité. Je lui ai répondu avec dureté et je l’ai critiqué personnellement en disant : tu as étudié douze années pour arriver à l’université sans savoir le statut juridique de cette question dans l’école hanbalite qui est adopté par la majorité des gens dans ce pays ? et d’autres paroles semblables que je n’avais aucun droit ni aucune excuse pour les dire.
L’étudiant est resté muet et n’a rien répondu. Lorsque je suis rentré chez moi, j’ai ouvert les ouvrages de fiqh hanbali et j’ai trouvé alors que la réponse était conforme à celle de l’étudiant et pas à la mienne.
Savez-vous ce que j’ai fait ? Je suis retourné le lendemain en classe et j’ai dit à l’étudiant : je m’excuse auprès de toi, j’étais dans l’erreur et tu avais raison, je m’excuse une autre fois car tu es resté poli et je n’étais pas à la hauteur de la politesse requise chez les savants, je te demande de me pardonner.
Pensez-vous que cette situation a abaissé mon respect et mon estimation auprès de mes étudiants ? Non, je vous confirme qu’ils m’ont apprécié encore plus et qu’ils ont profité d’une leçon bien plus grande que celle dont on peut profiter dans les ouvrages.
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Cheikh Alî Tantâwî :  » Les Souvenirs « , volume 6, p.289-290.

Doit-on s’assurer de la licéité de la viande dans les restaurants prétendus « Halal » ?

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Beaucoup de frères répètent une idée que la viande dite « Halal » par un restaurateur ou boucher est licite. Cet avis est soutenu par plusieurs arguments notamment :
 
N°1- La bonne intention envers la foi du musulman nous oblige à le croire dans cette allégation.
N°2- Vous n’êtes pas muftî pour vous assurer du statut juridique de la viande « Halal ».
 
En fait, cet avis est scientifiquement faible et marginal même s’il circule entre la majorité des gens et même des chouyoukh. Les arguments précités d’autorisation de la viande labellisée « Halal » sont très faibles voire scientifiquement inexistant.
 
N°1- De nos jours, la confiance aux gens n’est plus comme avant. Les compagnons ont changé certains statuts juridiques basés sur la confiance à cause de « fasad al dhimam » ((la corruption des patrimoines [= engagements] des gens)) ; Que dire de nos jours ? Les gens aujourd’hui essaient de gagner le maximum et ce point est évident. C’est pourquoi nous ne trouvons aucun restaurateur qui dit que sa viande n’est pas halal. Même des non musulmans nous ont dit que la viande est halal tandis qu’ils vendent tous type d’alcool. Nous voyons la même camionnette de livraison arriver à la boucherie « Halal » et à la boucherie gérée par un non musulman. Comment cette viande peut être « Halal » ? De plus, les prix affichés dans les prétendus boucheries « Halal » ne sont pas logiques, ils prouvent la provenance de la viande de la part des grands distributeurs français.
 
N°2- Avant de répondre à ce point, nous devons rappeler deux points juridiques :
Le premier : la qualité « Halal » de la viande est, évidemment, un statut juridique donné par un savant spécialisé. Cette fatwa de licéité de la viande est appliquée au niveau du sacrifice en s’assurant de la présence de tous les éléments indispensables à la légalité de l’acte d’égorgement.
Le second : il est aussi connu que l’ensemble des musulmans doivent suivre les fatâwa des savants et ne doivent pas les contester tant qu’ils ne sont pas étudiants de science.
Cependant, le fait de contester cette qualité auprès du restaurateur ou du boucher n’est pas lié à la dernière règle précitée. En effet, le restaurateur et le boucher ne sont pas des muftîs ! L’objet de contestation n’est pas la fatwa émise par les savants concernant la licéité de la viande. En fait, l’objet de la contestation est la provenance de la viande, sa distribution et son origine. Cela n’est point une contestation des éléments constitutifs du statut juridique de la viande mais c’est une contestation des faits matériels.
 
Notons qu’en France, la viande halal provient de sources bien déterminées. Elle représente 2.5% à 3% du marché global de la viande.
 
Ainsi, il est obligatoire de savoir la provenance de la viande sans regarder l’affiche accroché aux vitres et à la porte du restaurant ou boucherie.
Donc, le fait que tu manges un Tajin, un couscous, un kebab, un chich tawouq dans un restaurant traditionnel marocain, tunisien, algérien, turque, pakistano-indien ou libanais, ne rend jamais la viande comme « Halal ». La licéité de la viande est un statut juridique qu’elle aura d’après les conditions de l’égorgement de la bête.
 
Le Prophète salla Allah ‘alayhi wasallam dit :
« Celui qui nous triche n’est pas parmi nous ». Les tricheurs qui gagnent par la halalisation de la viande non licite auront un jugement difficile auprès d’Allah.
 
Je termine avec un dernier point spirituel et fondamental :
Comment nous souhaitons avoir des invocations exaucées tandis qu’on ne sait même pas ce qu’on mange ?
 
Qu’Allah nous facilite et nous accorde la bonne subsistance.
 
Je vous laisse avec cette illustration ironique