Pourquoi les maqdésins se sont révolté contre les nouveaux portails plantés par les sionistes ?

 
L’implantation des portails électriques et des chemins de files d’attentes devant les portes de la Mosquée d’Al-Aqsâ semblent être de simples mesures de sécurité. C’est ce que les sionistes prétendent.
Nous savons très bien que les sionistes, envieux des terres et biens de la Palestine, réclament toujours ce qui ne leur appartient pas. La Mosquée d’Al-Aqsâ est à la tête de leurs réclamations, ainsi que tout symbole religieux sous l’occupation. Ces mesures dites de sécurités, sont un premier pas vers la fermeture totale et l’occupation entière de la mosquée d’Al-Aqsâ.
Pourquoi nous présumons un tel but de ces mesures de sécurité ?
En fait, l’histoire a prouvé que ces mesures mèneront à l’occupation de la mosquée ce qui a exactement été appliqué dans Al-Haram al-Ibrâhîmî [la sainte mosquée d’Ibrahîm] à la ville bénie d’al-Khalîl. L’occupation a débutée par des petites mesures de sécurité sur les portes afin d’organiser l’afflux des fidèles venant pour la prière, puis s’est développée avec le temps pour devenir une occupation entière de l’enceinte de la mosquée sacrée de notre maître Ibrahîm ‘alayhi assalam.
C’est pourquoi les palestiniens savent très bien que ces portes-là sont la première mesure pour la fermeture de la mosquée d’Al-Aqsâ, comme c’était le cas d’Al-Haram al-Ibrâhîmî .
 
Qu’Allah secours opprimés, qu’Il nous accorde un pèlerinage à Jérusalem et à Al-Khalîl.
 
Photo du Al-Haram al-Ibrâhîmî, dans la ville sacrée d’Al-Khalîl.
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Pourquoi apprendre à prier s’étale sur des heures ?

Le bédouin venait chez le Prophète – que la paix et le salut de Dieu soient sur lui – et apprenait avec lui les ablutions et la prière pendant une demi heure puis il partait.
Pourquoi l’apprentissage du fiqh s’étale sur des heures et des heures ?
Cette question semble logique et convaincante. Cependant, elle relève d’une ignorance indéniable, (1) ignorance de ce que le Prophète – que la paix et le salut de Dieu soient sur lui – enseignait et de ce que les savants enseignaient et aussi (2) ignorance de la nature de l’époque de chacun.
1- Regards sur le contenu :
Lorsqu’une personne venait chez le Prophète – que la paix et le salut de Dieu soient sur lui – pour demander les éléments essentiels de la religion, ou comment faire correctement la prière, il répondait par la présentation des piliers (arkân) de la prière. Cette nomenclature technique de pilier (arkân) découle de l’infaillibilité du Prophète – que la paix et le salut de Dieu soient sur lui. Il est présumé enseigné tout ce qui est indispensable lorsqu’il est en situation d’enseignement. Cependant, lorsque les compagnons décrivaient la prière parfaite, celle du Prophète – que la paix et le salut de Dieu soient sur lui -, ils mentionnaient outre les piliers indispensables à la validité de la prière, les actes méritoires recommandés ainsi que les formalités accessoires. Ainsi, ce que la personne venant du désert a appris en quelques instants sont les piliers de la prière, et elle apprend le reste par la pratique avec l’ensemble des compagnons.
De plus, la personne venant apprendre en quelques instants ne devient pas savante dans les sujets appris. Elle apprend le minium indispensable pour sa religion d’une manière minimale. Par exemple, celui qui a appris comment faire la prière correctement après l’accomplissement trois fois d’une prière invalide (hadith al-musî’i salâtahu), n’a pas appris ce qu’il fait dans le cas de l’oubli et n’a pas appris aussi ce qu’il dit dans la prosternation (sujûd) ni dans l’inclinaison (rukû’).
Enfin, nous trouvons aussi qu’une grande quantité de gens viennent apprendre avec le Prophète – que la paix et le salut de Dieu soient sur lui – pour des périodes plus ou moins longues. Certains passent deux semaines, d’autres trois, d’autres des années. Qui dit qu’il faut des heures et des heures pour apprendre le minimum obligatoire pour un musulman lambda ? Une formation légère sur les sujets indispensables de la prière peut être assurée en quelques heures. Par exemple, l’explication entière de matn al Maqâsid pour les débutants dure environ dix heures sachant qu’elle couvre la croyance, le fiqh et la purification de l’ame ainsi que des conseils pour pratiquer la religion au quotidien et améliorer sa foi.
2- Regards sur l’historiographie du droit musulman :
Une grande différence se situe entre les deux apprentissages. Le bédouin qui vient apprendre, apprend de la source, du transmetteur de la législation lui-même – que la paix et le salut de Dieu soient sur lui -. Il n’est pas inquiet de s’approfondir et devenir un mufti car s’il en a besoin, il revient de nouveau chez le transmetteur de la législation – que la paix et le salut de Dieu soient sur lui -.
Tandis que la personne aujourd’hui apprend longtemps pour devenir indépendant dans ses adorations d’une manière minimale afin de ne pas revenir chez les savants à chaque problématique.
Ainsi, l’apprentissage se rejoint sur sa forme méthodologique. Le bédouin apprend avec le mujtahid ultime de l’humanité, notre bien aimé – que la paix et le salut de Dieu soient sur lui – de même que le musulman lambda apprend avec le savant le plus fiable qu’il puisse trouver.
Je conclue enfin en confirmant que chacun revient à la source législative à laquelle il peut accéder. De nos jours, certains préfèrent creuser un puits qui a été déjà creusé mais sans avoir les outils pour le faire.
Qu’Allah nous préserve de l’ignorance et de la fierté d’être ignorant.

La crainte d’Allah par les étudiants

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Les étudiants sont un don d’Allah pour le professeur.
 
Ce dernier doit aider ses étudiants à progresser en leur transmettant ce qu’il a acquis par son expérience. Ils ne viennent pas chez lui pour qu’il exerce son narcissisme et profite de leur respect.
 
Les pires sont ceux qui ne donnent pas à l’étudiant tout ce dont il a besoin pour conserver la différence de niveau scientifique avec eux. Qu’ils sachent qu’Allah va leur accorder ailleurs les moyens de progression et ilscomprendront que ces professeurs étaient égoïstes et manquaient de sincérité.
 
C’est un triste phénomène remarquable partout dans le monde musulman !
 
Allah al musta’an

Lecture critique des ouvrages francophones de finance islamique (1) : Financement des projets

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Présentation de l’ouvrage :
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Hugues Martin-Sisteron : Finance Islamique et Financement de projets en France, publié par l’institut des recherches juridiques de la Sorbonne (IRJS), Paris 2012.
L’ouvrage est la publication de la thèse de doctorat en droit de l’auteur de l’Université Paris I, sous la direction de M. Alain Couret.
 
L’ouvrage vise à présenter un modèle juridique permettant la combinaison d’un financement conventionnel et islamique pour financer les grands projets en France. La problématique posée dans le but de rechercher ledit modèle est : Comment assurer la cohabitation entre les exigences de l’éthique islamique et le droit français ?
 
Les avantages de l’ouvrage :
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Le choix du thème de du titre : C’est un sujet attirant et important qui excite plusieurs problématiques juridiques de droit comparé.
La présentation succincte des termes techniques : L’auteur ne s’est pas noyé dans l’explication des termes techniques ou des modes de financement techniques propres au droit musulman. Cette erreur se répète fréquemment dans les recherches de ce type jusqu’à ce qu’on pense que nous sommes dans une oeuvre d’initiation à la finance islamique. Cet ouvrage a esquivé cette lacune.
Il est un recourt aux traductions françaises des ouvrages de sciences islamiques.
Il s’agit de lier la finance islamique à l’économie islamique dans toute sa grandeur.
 
Inconvénients et critiques :
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Nous remercions l’auteur pour son travail qu’il a qualifié lui-même comme d’essai. Cependant, nous somme dans l’obligation de présenter les erreurs que nous avons détectés. Nous essayons ci-joint de les résumer et de se limiter à des échantillons et des exemples. Nous les rangeons dans les catégories suivantes :
 
1- Erreurs terminologiques et conceptuelles de fond :
Certaines qualifications et termes juridiques adoptés par l’auteur constituent des erreurs juridiques très sensibles.
– Il a considéré la Charia comme étant une Loi, la finance islamique comme étant une forme de finance éthique.
– Il a considéré cette Loi islamique comme une contrainte juridique ! C’est un point à revoir en profondeur.
– La finance islamique n’est pas une simple finance éthique. Elle est une discipline financière ayant sa propre philosophie et principes juridiques.
– Absence d’une traduction fixe du terme (gharar) qui est présenté sous plusieurs notions distinctes. Nous trouvons les termes suivants : spéculations, risques, incertitude, hasards (pages 16, 38, 95, 425). La bonne traduction est ce qui est adopté en droit civil français pour désigner le même régime juridique.
– Plusieurs erreurs de transcription sont détectées tout au long de ce travail (innombrables).
 
2- Erreurs méthodologiques :
Nous avons détecté un très grand nombre d’erreur relevant du droit musulman et de la méthodologie de recherche. Nous nous limitons à un petit échantillon. Notons que ces erreurs sont mentionnées d’après les numéros de page dans la thèse de doctorat et non pas d’après la version livresque publiée. Les autres parties (1, 3 et 4) sont basées sur la version livresque.
– p. 65 : L’Ijma’ est considéré comme une source primaire et non pas secondaire. Les différences entre les écoles juridiques islamique comme présenté n’est pas exacte. L’Ijma’ chez tous les sunnites lors de la présence de ses conditions est une source primaire. La différence est dans la présence des conditions certains dit que seulement Ijma’ Sahaba car après c’est impossible d’avoir un consensus avec la dispersion des savant dans le monde. Chez les chiites l’Ijma’ en lui-même (donc le consensus des savants) n’est pas une source mais imposé comme source car il contient obligatoirement le point de vue de l’Imam infaillible qui est compris parmi les savants, donc sa valeur juridique est puisée de la présence du point de vue de l’Imam infaillible.
Pour le Qiyas il y en a un grand débat sur sa validité, soit entre chiites et sunnites soit entre les sunnites eux-mêmes, mais ce n’est pas cité par l’auteur. En fait, nous citons cette remarque car l’auteur a cité déjà le débat sur l’Ijma’. Donc, soit on cite tout soit on ne cite rien.
– p. 188 : « la validité de ce contrat est une exception à la règle générale qui interdit les ventes à terme, ».
Cette expression n’est pas précise. Elle fait allusion de l’interdiction de la vente à terme. Il fallait dire qu’il est une exception à l’interdiction des ventes des objets non-présent lors de la conclusion du contrat.
– Le schéma p.196 mérite deux remarques ; l’opération est istisna’ muwâzî et non pas istisna’, il n’y a aucune relation juridique entre l’entrepreneur et le constructeur, les conditions et caractéristiques de la marchandise demandé sera négocié et précisé entre l’entrepreneur et la banque islamique qui demande dans sa relation avec le constructeur les mêmes conditions demandés par l’entrepreneur.
– p.324, le nombre des normes de l’AAOIFI est très ancien ceux de 2004 et 2007 !!! en le comparant avec la date de la soutenance de cette thèse.
– p. 325, vu le point analysé par l’auteur, il faut souligner que certains aspects de l’ordre morale islamique est présent dans la jurisprudence française sur les litiges de statut personnel dans certain cas pour octroyé au parties du litiges des droits fondamentaux.
 
3- Méthodologie de la recherche :
– La présence de plusieurs pages nues sans références dans lesquelles les informations sont tirées indirectement des ouvrages arabes !! En lisant, j’ai eu l’impression de lire un livre que je connais très bien, celui de Abdelmun’im Abu Zayd ou un résumé de Ibrahim al-Dibbû.
 
4- Anomalie de l’approche comparative :
– L’auteur présente la réponse à sa problématique sous la forme de la conceptualisation des contrats de financement islamique sous la forme des contrats de droit français ce qui permet d’écarter les exigences éthiques islamiques (p.411) !!
L’auteur n’a pas assuré une véritable comparaison entre les régimes juridiques de chaque contrat objet d’analyse. Il a esquivé la comparaison de fond par le recours à une ressemblance apparente entre les contrats islamiques et civils.
Cette critique est fondamentale. On peut comprendre une comparaison juridique superficielle entre deux régimes distincts menée par un économiste, un financier mais non pas par un juriste !
 
Ce niveau de travail est très loin de la qualité espérée pour faire évoluer la finance islamique en France.

La capacité en droit musulman

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Le droit musulman distingue dans la vie humaine trois étapes :
1°- La première commence de la naissance jusqu’à l’âge de 7 ans : C’est la période de l’irresponsabilité totale.
2°- La deuxième commence de 7 ans jusqu’à la puberté naturelle, ou, à défaut de signes apparents, jusqu’à l’âge de 15 ans (d’après l’opinion dominante, d’après d’autres opinions jusqu’à l’âge de 17 ou 18 ans). Pendant cette période, on est également irresponsable religieusement. Cependant, si on commet une infraction, des mesures peuvent être appliquées à titre de correction, mais nullement de peine. De même, des demandes religieuses peuvent être conseillées afin d’assurer l’attachement aux prescriptions religieuses.
3°- La troisième étape, celle de la pleine responsabilité, commence depuis la puberté ou à l’âge de 18 ans. À cet âge, toutes les peines légales peuvent être appliquées au coupable. Religieusement, les ordres divins sont entièrement imposables sur le responsable.