La réalité de la divergence scientifique

L’éminent savant shafiite, le juge ‘Abd Allâh bin ‘Absîn, le juge de al-Shahr s’est disputé avec le fameux jurisconsulte l’imam Muhammad bin ‘Umar Bahraq à propos d’une problématique juridique. Leur divergence s’est prolongée dans le temps et s’est répandu entre les gens. Un jour, le juge ‘Abd Allâh bin ‘Absîn vint chez l’imam Muhammad bin ‘Umar Bahraq en apportant avec lui la « Rawdat » de l’imam al-Nawawî. Il lui montra la problématique objet de leur divergence dans ledit ouvrage. Ainsi, l’imam Muhammad bin ‘Umar Bahraq reconnut sa faute, puis il monta sur le Minbar, prononça un sermon et dit :
« Concernant le sujet de divergence entre moi et le juge bin ‘Absîn, j’ai trouvé qu’il a raison dans cette problématique juridique ».
Lorsque la divergence scientifique est pour Allah et non pas pour sa Nafs !
Qu’Allah nous accorde de leur sincérité.

La critique juridique

La critique juridique est un processus d’ijtihad ;

L’auteur d’une telle critique doit acquérir les outils d’ijtihad sans pour autant avoir un niveau d’ijtihad absolu mais il lui suffit d’avoir une maîtrise des sciences techniques ainsi que de la finesse juridique. Cependant, une telle critique doit être à l’abri des gens dépourvus de ces sciences. Ainsi, il n’est pas admissible que la critique juridique soit émise par les ignorants et les non-spécialistes ou ceux qui braquent les sièges de la législation divine sans études juridiques ni compréhension textuelle, même parfois avec une absence de religion ou de piété.

Pourquoi une telle critique est-elle absente en ce qui concerne le droit civil tout en étant présente en droit musulman ? À mon avis, la réponse est que les gens craignent le sultan plus que le Seigneur du Coran.

Wallah a’lam

La grande expiation de jeûne

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La grande expiation consiste à jeûner soixante (60) jours consécutifs, si un jour est raté, il faut reprendre les 60 jours de nouveau.
Elle est obligatoire pour un seul cas :
 
Celui dont le jeûne est annulé suite à un rapport conjugal durant le jour de Ramadan, intentionnellement, librement et connaissant l’interdiction.
 
Il faut avoir toutes ces conditions réunies pour être concerné par la grande expiation.
Donc, elle ne concerne pas celui qui a rompu son jeûne obligatoirement en mangeant ou en buvant ou en gros celui qui n’a pas jeûner par paresse. De même, elle ne concerne pas celui qui a commis le péché de masturbation et qui a eu une éjaculation durant le jeûne.
Dans tous ces cas là, il faut s’abstenir de manger et de boire jusqu’au maghrib et rattraper ultérieurement le jour rater. Il faut bien comprendre que le jeûne de toute l’éternité ne rembourse pas le mérite perdu en ratant un jour de ramadan.
 
wallahu a’lam.

Conseil amical pour les sincères chercheurs de la science

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Les quatre écoles sont des écoles juridiques majestueuses et enracinées représentant une continuité de cumulation de la science avec le temps, d’où le successeur affine le travail du prédécesseur et rajoute sa pierre à l’édifice. Leurs disciples sont les transmetteurs des sciences qui se sont bâties sur eux, qu’Allah les agrée. Ainsi, les grands savants de hadith y participaient par leurs ajouts à cet édifice et se comptaient parmi ses pierres ; chacun accomplissait son propre rôle.
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De nos jours, il manque aux gens la politesse et la sincérité. Ceux qui n’arrivent pas à comprendre les paroles des savants en les attachant ensemble dans la totalité de chaque paradigme juridique accusent, par sincérité ou malhonnêteté, les savants. Il est mieux pour eux de se mettre à étudier ce qu’ils ignorent en se basant en premier lieu sur l’intention correcte envers les savants (husnu al Zann).
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Soyez sage, vous aurez la science.
Sachez que les jeux d’artifice sur Facebook ne perdurent point. Les gens ont besoin de savants sincères qui travaillent pour la communauté et non pas de clowns qui diffusent des avis marginaux ou de simples hypothèses.
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Comme le stipule la règle générale :
« Ce qui est pour Allah demeure et se poursuit, ce qui est pour autre que Lui, se coupe et se détache ! »
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Wallah a’lam

Lecture critique des ouvrages francophones de finance islamique : Introduction

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Avant de commencer à traiter le sujet, il faut noter une déception lorsque l’on prend connaissance du nombre très restreint de ces livres là. Cela constitue la première critique à l’encontre des actifs de ce secteur. Afin de pousser le travail à un niveau plus avancé et plus spécialisé, il faut bénéficier d’une critique scientifique pointue et constructive.
Je présenterai donc une série de publications contenant une critique scientifique sur le fond de chaque ouvrage.
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Dans le cas des ouvrages d’initiation, je me limite à une évaluation et critique générale. Cependant, pour les ouvrages spécialisés dans un point ou un côté technique particulier, je présenterai une analyse détaillée de l’ouvrage. Je définis ci-dessous ma méthodologie de travail dans cette série scientifique et technique.
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Je présenterai donc, chaque ouvrage suivi de la présentation de son thème général. Puis j’indiquerai ses apports scientifiques, techniques et méthodologiques. Enfin, je ferais part des critiques envers l’ouvrage et des raisons de ces critiques, en indiquant le numéro de la page dans laquelle se situe la remarque et la rectification de l’information erronée ou critiquée. Nous essayerons au mieux d’éviter toute critique hâtive, générale et imprécise, ceci dans le but de restreindre l’analyse à son aspect scientifique et constructive, et de surcroît, éviter qu’elle soit un moyen de rabaissement ou dénigrement inutile.
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Enfin, je souhaite insister sur un point très important : être un shaykh ne suffit pas pour parler de la finance islamique si l’on a pas la finance, l’économie ou le droit dans sa poche.
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Wallah a’lam.