Le Takbîr de ‘id al-Adha

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Le jour de ‘id est couronné par une adoration particulière : il est recommandé de prononcer le takbîr durant la période de ‘id. Nous avons déjà présenté cette sunna pour ‘id al-Fitr et nous la présenterons ci-dessous pour ‘id al-Adha.
 
Le takbir pour ‘Aid al-Adha est de deux types : Takbîr moursal (non-restreint) et Takbîr muqayyad (restreint).
 
1- Le Takbîr mursal (non-restreint) peut être accompli à tout moment indépendamment de l’accomplissement des prières obligatoires et ce, dans un intervalle de temps déterminé. Son temps débutent du coucher du soleil du jour de ‘Arafat et se termine avec la prononciation de la lettre (ra’) du mot akbar dans takbirat al -‘ihram de l’imam dans la prière de ‘Aid al-Adha (i.e. le début de la prière de ‘Aid) pour celui qui accompli la prière en groupe. Pour celui qui accompli la prière de ‘aid al-Adha tout seul, le temps du takbir se termine avec le début de la prière individuelle. Quant à celui qui n’a pas accompli la prière de ‘aid, le temps du takbir se termine au Zénith (l’entré du temps de la prière de dohr) du jour de ‘aid.
 
2- Le Takbîr muqayyad (restreint) est accompli après les prières obligatoires – accomplies à temps ou rattrapper – ou surérogatoires. Son temps débute dès le fajr du jour de ‘Arafat jusqu’à la prière de Asr du dernier des jours de Tachrîq (le 4ème jour de ‘id). Ce takbîr est plus méritoire que le premier.
 
Ces règles sont émises selon l’école chafiite.
wallah a’lam
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La fête de ‘id coïncidant un vendredi

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Lorsque le jour de ‘id coïncide avec un jour de jumu’a, deux prières avec leurs sermons se trouveront dans le même jour. Ainsi, la majorité des savants considère que la prière de jumu’a reste obligatoire pour les habitants de la ville contrairement à l’imam Ahmad considérant la prière de jumu’a comme non-obligatoire dans ce cas et imposant la prière obligatoire (fard) de Zuhr.
 
L’ensemble des savants se base sur le hadith de ‘Uthmân, que Dieu l’agrée, rapporté par Al-Bukhârî dans son recueil authentique (sahih), qui a dit durant le prêche : « Ô gens ! Deux fêtes se sont regroupées durant ce jour. Celui qui souhaite, parmi les gens des villages proches, prier la prière de jumu’a avec nous, qu’il prie, et celui qui souhaite partir qu’il parte ».
Cette parole dite à Médine devant l’ensemble des Compagnons n’a suscité aucune opposition.
En fait, les habitants des villages près de Médine sont soumis à l’obligation de prier le vendredi car ils entendent l’appel. Il est déduit de la parole de sayyidunâ ‘Uthmân, que Dieu l’agrée, que s’ils restent à Médine pour attendre la prière de vendredi, ils ratent le jour de ‘aid et ne le fêtent plus avec leurs familles. S’ils partent chez eux et reviennent pour la prière de vendredi, ça sera très fatigant pour eux et mettront beaucoup de temps pour le faire. Ainsi, la prière de vendredi ne leur est plus obligatoire à cause de la présence de grande difficulté.
 
Cependant, nous trouvons un hadith d’après Zayd ibn al-Arqam, que Dieu l’agrée, qui dit : « J’ai participé avec le Prophète – que la paix et le salut de Dieu soient sur lui – aux deux fêtes ensembles. Il a prié le ‘aid et a rendu facultative la prière de vendredi en disant : « Celui qui souhaite prier, qu’il prie » ». Ce hadith est rapporté par Abû Dâwûd, Ibn Mâjah et An-Nasâ’î. De même, Abou Hurayra, que Dieu l’agrée, rapporte un hadith proche d’après le Prophète – que la paix et le salut de Dieu soient sur lui – qui dit : « Il s’est regroupé deux fêtes dans votre jour, celui qui souhaite peut reporter la prière de vendredi, mais nous la prierons ». Rapporté par Abû Dâwûd et Ibn Mâjah.
Ces deux hadith sont considéré comme étant une facilité (rukhsa) pour les gens des villages près de Médine. Cette interprétation assure l’application de tous les textes rapportés sur le sujet.
L’imam Ibn Abd-l-barr a dit : « Cette interprétation est soutenue par les fondements pour lesquels les preuves témoignent. Celui qui le contredit n’a ni preuve ni argument ». Il a ajouté : « Si les textes sont interprétés comme cela, il n’est pas autorisé pour un musulman de considérer l’obligation de vendredi comme ne l’étant plus concernant ceux qui sont concernés par l’obligation car Dieu a dit : [Ô vous qui avez cru! Quand on appelle à la prière du jour du Vendredi, accourez à l’invocation d’Allah et laissez tout négoce . Cela est bien meilleur pour vous, si vous saviez ! ] Dieu et son messager n’ont pas rendu le jour de ‘aid comme particulier par un avis ayant une preuve tranchante ».
 
Malheureusement, des gens, ignorant en science, viennent diffuser des avis faibles au niveau de droit comparé, entre les musulmans relevant des traditions juridiques non-hanbalite, pour les convaincre de ne pas prier la prière de vendredi.
 
wa-lâ hawla wa-lâ quwwata ‘illâ billâh

Regards sur la méthodologie de la lecture de l’histoire islamique

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Le fameux savant, littéraire, juge, penseur, le cheikh Alî al-Tantâwî a dit dans ses mémoires (vol.4, p.248) :
 
Je ne suis pas impressionné qu’il y ait parmi les gens des nobles et des haineux, des justes et des injustes. C’est la sunna d’Allah dans les humains.
 
Cependant, je suis impressionné qu’il y ait des gens parmi nous [les musulmans] qui oublient intentionnellement la blancheur de notre Histoire et s’illusionnent une lumière dans la noirceur de l’Histoire des autres; qui négligent nos mérites et glorifient leurs actes dont leur majorité sont au moins considérées comme des vices.

La finalité sexuelle du mariage

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Certains aiment se présenter comme des saints et des pieux sous forme de machines dénudées de sentiments. Ils présentent le mariage comme ayant pour seul but d’avoir des enfants et de les élever dans la religion. C’est certainement une des deux finalités du mariage, car l’autre finalité est la satisfaction du désir sexuel. Cette satisfaction est en soi une adoration cultuelle à part entière.
La relation sexuelle dans le mariage est un acte d’adoration d’Allah (une ‘ibada). Le hadith est explicite sur ce point.
Selon Abū Ḋarr, que Dieu l’agrée, des compagnons du Messager de Dieu – que la paix et le salut de Dieu soient sur lui – lui dirent : « Ô Messager de Dieu ! Les gens fortunés ont remporté les récompenses. Ils prient comme nous, jeûnent comme nous et donnent le surplus de leurs richesses en aumône ».
Le Prophète leur répondit : « Dieu ne vous a-t-il pas accordé de quoi faire l’aumône ? Chaque glorification (Tasbīḥa) est une aumône, chaque célébration de la grandeur de Dieu (takbīra) est une aumône, chaque louange (Taḥmīda) est une aumône et chaque célébration de l’unicité (Tahlīla) est une aumône, ordonner le bien est une aumône, proscrire le mal est une aumône, accomplir l’acte de chair, est une aumône ».
Alors, ils demandèrent : « Ô Messager de Dieu ! Si l’un de nous satisfait son désir charnel, recevra-t-il une rétribution ? ».
« Que dites-vous, répondit-il, s’il le satisfait de façon illicite, sera-t-il écrit contre lui ? De même, s’il le satisfait de façon licite, il reçoit une récompense ».
Rapporté par Muslim [N°1006].
De même, nous trouvons ce sens dans le Coran. Allah a dit dans sourate al-Mu’minûn (les croyants) :
1.Bienheureux sont certes les croyants ,
2.ceux qui sont humbles dans leur Salat,
3.qui se détournent des futilités,
4.qui s’acquittent de la Zakat,
5.et qui préservent leurs sexes [de tout rapport],
6.si ce n’est qu’avec leurs épouses ou les esclaves qu’ils possèdent , car là vraiment, on ne peut les blâmer;
7.alors que ceux qui cherchent au-delà de ces limites sont des transgresseurs;
 
Le début de la sourate définit les croyants (mu’minûn) qui réussisseront le jour de résurrection. Parmi les critères de réussite (comme la prière, la zakat) on trouve la préservation du sexe (hors mariage).
Enfin, le régime juridique du mariage comporte une diversité de droits et d’obligations solidement et étroitement liés sous l’empreinte de la miséricorde et la tendresse. Parmi ces droits et obligations nous trouvons le droits d’avoir des rapports sexuels et l’obligation de les assurer à son conjoint dans une limite précise. 
Ainsi, le mari et l’épouse ont le droit de résilier le mariage en cas d’absence de satisfaction sexuelle. D’ailleurs les chouyoukh, dans les tribunaux de statut personnel, disent que c’est la cause de la majorité écrasante des cas de divorce mais les époux essayent de la dissimuler par d’autres formes et causes.
Dieu est plus savant.

Taxes et amendes financières

Parmi les formes d’injustices contemporaines : les amendes financières

Il est interdit d’imposer des amendes financières à celui qui commet une faute, comme imposer une amende à l’étudiant qui s’absente ou qui arrive en retard sans excuse, ou même, imposer des amendes financières au transgresseur des règles de sécurité routière, il faut imposer des sanctions non financières. C’est l’avis des quatre imams.
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Certains savants rapportent l’unanimité sur ce point.
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Réf. :
Al-Kâsânî : Badâ’i’ al-sanâ’i’, vol.7, p.63 et s.
Al-Khatîb al-Shirbînî : Mughnî al-Muhtâj, vol.4, p.192 et s.
Ibn Qudâma : Al-Mughnî, vol.12, p.523 et s.