La fête de ‘id coïncidant un vendredi

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Lorsque le jour de ‘id coïncide avec un jour de jumu’a, deux prières avec leurs sermons se trouveront dans le même jour. Ainsi, la majorité des savants considère que la prière de jumu’a reste obligatoire pour les habitants de la ville contrairement à l’imam Ahmad considérant la prière de jumu’a comme non-obligatoire dans ce cas et imposant la prière obligatoire (fard) de Zuhr à la place de la prière de jumu’a.
La majorité des savants se base sur le hadith de ‘Uthmân, que Dieu l’agrée, rapporté par Al-Bukhârî dans son recueil authentique (sahih), qui a dit durant le prêche : « Ô gens ! Deux fêtes se sont regroupées durant ce jour. Celui qui souhaite, parmi les gens des villages proches, prier la prière de jumu’a avec nous, qu’il prie, et celui qui souhaite partir qu’il parte ».
Cette parole dite à Médine devant l’ensemble des Compagnons n’a suscité aucune opposition de la part des compagnons.
En fait, les habitants des villages près de Médine sont soumis à l’obligation de prier le vendredi car ils entendent l’appel. Il est déduit de la parole de sayyidunâ ‘Uthmân, que Dieu l’agrée, que s’ils restent à Médine pour attendre la prière de vendredi, ils ratent le jour de ‘aid et ne le fêtent plus avec leurs familles. S’ils partent chez eux et reviennent pour la prière de vendredi, ça sera très fatigant pour eux et mettront beaucoup de temps pour le faire. Ainsi, la prière de vendredi ne leur est plus obligatoire à cause de la présence de cette grande difficulté.
Cependant, nous trouvons un hadith d’après Zayd ibn al-Arqam, que Dieu l’agrée, qui dit : « J’ai participé avec le Prophète – que la paix et le salut de Dieu soient sur lui – aux deux fêtes ensembles. Il a prié le ‘aid et a rendu facultative la prière de vendredi en disant : « Celui qui souhaite prier, qu’il prie » ». Ce hadith est rapporté par Abû Dâwûd, Ibn Mâjah et An-Nasâ’î. De même, Abou Hurayra, que Dieu l’agrée, rapporte un hadith proche d’après le Prophète – que la paix et le salut de Dieu soient sur lui – qui dit : « Il s’est regroupé deux fêtes dans votre jour, celui qui souhaite peut reporter la prière de vendredi, mais nous la prierons ». Rapporté par Abû Dâwûd et Ibn Mâjah.
Ces deux hadith sont considéré comme étant une facilité (rukhsa) pour les gens des villages près de Médine. Cette interprétation assure l’application de tous les textes rapportés sur le sujet.
L’imam Ibn Abd-l-barr a dit : « Cette interprétation est soutenue par les fondements pour lesquels les preuves témoignent. Celui qui le contredit n’a ni preuve ni argument ». Il a ajouté : « Si les textes sont interprétés comme cela, il n’est pas autorisé pour un musulman de considérer l’obligation de vendredi comme ne l’étant plus concernant ceux qui sont concernés par l’obligation car Dieu a dit : [Ô vous qui avez cru! Quand on appelle à la prière du jour du Vendredi, accourez à l’invocation d’Allah et laissez tout négoce . Cela est bien meilleur pour vous, si vous saviez ! ] Dieu et son messager n’ont pas rendu le jour de ‘aid comme particulier par un avis ayant une preuve tranchante ».
Malheureusement, des gens, ignorant en science, viennent diffuser des avis faibles au niveau de droit comparé, entre les musulmans relevant des traditions juridiques non-hanbalite, pour les convaincre de ne pas prier la prière de vendredi.
Pire encore, on voit d’autres qui diffusent un avis extrêmement faible qui considère que celui qui prie la prière de ‘aid n’est pas tenu de prier ni la prière de jumu’a ni la prière de dhohr.
wa-lâ hawla wa-lâ quwwata ‘illâ billâh

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