Impact de la divergence dans le calendrier lunaire sur la qualité de la transmission de hadith

============================
Dans la science de hadith, nous trouvons un type particulier de hadith nommés les hadith musalsal. Ces hadith reprennent un attribut particulier dépendant du narrateur ou de la narration qui se répète avec chaque transmission.
.
Concernant la particularité dépendant de la narration, nous trouvons l’exemple du hadith musalsal par le jour du ᶜÎd ou du hadith musalsal par le jour de ᶜÂchûrâ. Dans ces hadith, chaque narrateur mentionne qu’il a reçu le hadith le jour du ᶜÎd ou le jour de ᶜÂchûrâ.
Quant à la particularité dépendant des narrateurs, on peut trouver des chaines de transmission dont tous les narrateurs sont de ‘Âl al-Bayt ou sont d’une ville particulière (ex : Damas) ou d’un pays particulier (ex : Yémen ou Egypte).
.
Dans certains cas de tasalsul dépendant de la narration, on trouve que l’attribut particulier de la narration dépend du temps de la narration. Comme nous le savons, le calendrier lunaire peut entraîner des divergences entre les régions quant à la détermination des jours. Ainsi, la question se pose sur le critère qui doit être adopté en cas de possibilité d’une certaine rencontre entre quelqu’un qui vit dans une région ayant un horaire différent du cheikh qui lui transmet le hadith et vivant dans un autre pays. Cette question se pose de nos jours vu l’usage des moyens de communication.
En fait, le critère adopté par les savants de hadith considère qu’il faut prendre en considération le lieu de la présence de celui qui transmet et non pas de celui qui reçoit.
 
Par exemple, le jour de ᶜÂchûrâ au Maroc sera le dimanche tandis qu’il est au Liban le samedi. En application du principe précité, un cheikh au Liban peut transmettre, le samedi, le hadith musalsal par ᶜÂchûrâ pour un étudiant au Maroc. Donc, l’étudiant au Maroc reçoit le hadith comme étant le jour de ᶜÂchûrâ malgré qu’il n’y a pas de ᶜÂchûrâ ce jour là dans son pays. De même, un étudiant au Liban peut recevoir le hadith de ᶜÂchûrâ le dimanche d’un cheikh au Maroc. De plus, un étudiant peut avoir le même hadith transmis le ᶜÂchûrâ mais dans deux jours différents, en appelant les chouyoukh dans les deux pays durant le jour de ᶜÂchûrâ respectivement chez eux. Dans tous ces cas, la transmission est considérée comme admettant le critère de tasalsul par ᶜÂchûrâ.
 
Wallahu aᶜlam
1526373_558367490922017_119282504_n
Publicités

La qualification d’Allah

Le sens du Nom : C’est ce qui indique ou signifie la chose nommée en elle-même, al-Dhât (L’Essence)

Le sens de l’attribut : C’est ce qui indique ou signifie un sens complémentaire à la chose qualifiée, sachant que les attributs d’Allah sont présents en lui-même, dans son Dhât (Essence). Ainsi, il est unanimement autorisé de nommer Allah par tout Nom ou Attribut mentionné dans les sources de la charia. De même, il est unanimement interdit de Le nommer ou qualifier par ce qui est interdit dans les textes. Cependant, ce qui n’est pas mentionné explicitement dans les textes ni interdit formellement, mais dont le sens glorifie Allah tout en ne lui donnant pas une caractéristique impossible pour Allah, nécessite une réflexion d’après les opinions des savants :

– L’imam al-‘Ashᶜarî l’a autorisé ainsi que le juge al-Bâqillânî.

– Cependant, l’imam al-Juwaynî ne s’est pas prononcé sur cela.

– Quant aux deux imams al-Ghazâlî et al-Râzî ils ont distingué entre plusieurs cas : ils ont autorisé tous deux l’usage de l’Attribut sans le Nom car l’Attribut est en fait un type d’action tandis que le Nom implique la confirmation d’un sens présent en Lui-même (dans Son Essence).
Comme exemples, nous trouvons qu’il est autorisé de qualifier Allah par : al-Mawjûd [le présent] ; al-Qadîm [l’ancien qui n’a pas de début à son existence] ; al-Sâniᶜ [le Créateur/ Le Façonneur], et autres types de Noms qui ne sont pas présent explicitement dans les textes. En effet, ces qualifications sont tirées de leurs usages courant des savants du Salaf sans qu’elle ne fasse objet de divergence. De plus, cette autorisation est justifiée par l’inspiration que donnent ces Noms d’après le texte, comme par exemple le verset qui dit : « Sunᶜa Allâhi al-ladhî atqana kulla shay’in » [Telle est l’œuvre d’Allah qui a tout façonné à la perfection].

Wallah a’lam

 

Attribut

Le choix de la compagnie

=======================
L’imam Abû al-Hassan ashShâdulî a dit :
« N’accompagne jamais celui qui préfère sa propre personne à toi car c’est un dépravé. Ni celui qui te préfère à lui car il ne sera pas toujours disponible pour toi.
Accompagne plutôt celui, lorsqu’il parle, cite Dieu promptement. Celui-là, Dieu rend sa présence bénéfique et suffisante. Et lorsqu’il est absent, Dieu le remplacera. [En effet], le dhikr de Dieu est la subsistance des cœurs ; La contemplation permanente par le cœur de la majesté de Dieu est la clé de l’invisible. »
لا تصحب من يؤثر نفسه عليك فإنّه لئيم، ولا من يؤثرك على نفسه فإنّه قلّما يدوم، ولكن اصحب من إذا ذكر ذكر الله، فالله يغني به إذا شهد وينوب عنه إذا غاب. ذكره قوت القلوب، ومشاهدته مفاتيح الغيوب
Ainsi, le véritable ami et compagnon, voire celui qui mérite d’être accompagné, est celui qui cite Dieu dans toutes ses situations. Cette personne décrite est celle ayant le niveau de la présence divine dans son cœur. C’est par ce grade que sa présence physique sera largement suffisance et bénéfique. Quant au cas de son absence, Allah, grâce à Sa présence dans le cœur de cet ami, le remplacera, qu’il le remplace par son aide directe – prodigieuse ou pas – ou en facilitant cela par ses créatures, comme d’autres personnes par exemple.
La suite de la citation nous explique le moyen d’atteindre ce degré, à savoir le dhikr, ainsi que ses effets, à savoir ouvrir l’invisible. Cela constitue une justification du conseil d’adopter comme ami le pieux dont le cœur est attaché à Allah. C’est par l’effet de cet attachement que Dieu le remplacera.
wallah a’lam
Choix de la compagnie

Les criminels de lecture coranique

Avant qu’il ne soit un tambour du régime et une chaussure du roi, le problème d’as-Sudays est que les gens du commun l’aiment pour sa lecturr qui les affecte. J’éprouve une difficulté à parler de cela avec de nobles amis qui pensent du bien de lui car ils ne maîtrisent pas les moyens leur permettant de déceler le bien du mal et le bon du mauvais. Je me sens donc pris entre deux feux. D’un côté, laisser ces gens emprisonnés par leurs illusions sans les introduire dans la technicité de la lecture coranique tant qu’ils profitent et bénéficient individuellement dans ce qui les redresse. Ou d’un autre côté, les choquer par la réalité scientifique, ce qui peut les rebuter assez fortement.
 
De plus, le problème actuel découle d’une crise de « goût » à cause de la ‘ujma (manque de maîtrise de l’arabe) frappant nos sociétés arabes, en particulier les musulmans en France. Cet absence de « goût » et la situation de non-arabophonie dans les pays arabes poussent les gens à préférer les chansons et les cris de as-Sudays, de Qattâmî, de Falkâwî et de leurs semblables criminels des lectures coraniques, plutôt que ‘Imrân, Minshâwî ou autres lecteurs.

De l’illusion de la connaissance par la lecture arbitraire

La lecture assidue des ouvrages intellectuels et l’assistance aux séminaires et conférences des auteurs et intellectuels sans un bagage scientifique solide (à la fois en droit musulman, en croyance et en spiritualité) est une perte de temps et de l’âme. Pire des intellecto-manes sont les littératuro-manes, surtout ceux dont la lecture se limite aux contes et récits. Ces rédactions, comme la drogue, donnent l’illusion d’être rempli [de connaissances] tandis que tu en es vide, et d’être riche [en savoir] tandis que tu en es pauvre. Les contes et récits ne construisent pas une culture ou un étudiant en sciences.
Le pire effet de la lecture intellectuelle dépourvue de sciences est le désir ardent de donner son avis sur toute chose. Cela tue le sens de la quête de science et d’apprentissage ainsi que le besoin d’un maître spirituel pour s’éduquer auprès de lui. Pire encore, cela risque d’imprégner la personnalité d’un ego surdimensionné risquant de critiquer la science d’une perspective idéologique, intellectuelle et sociale qui ne sont pas les siennes mais que l’on a emprunté de l’imagination d’un conte, du génie d’une fiction dans un récit ou d’une prétendue méthodologie scientifique qui est en réalité non-scientifique.
 
La survie des nations ne se fait que par la science qui est « parole prouvée par un argument » et non pas de simples idées liées entre elles d’une manière attirante. Le développement se base sur la spécialité scientifique et non pas par l’impression scientifique dominant les rédactions intellectuelles. Enfin, la culture personnelle ne se construit pas par les contes et récits mais par la lecture sérieuse dans les ouvrages d’introduction à chaque science qui sont dédiés pour les non-spécialistes.
 
J’ai le regret de dire que la culture de lecture arbitraire et non-encadrée dominant la société occidentale a imprégné les musulmans en France par ses effets nocifs. Cependant, son côté positif est aussi présent, à savoir l’amour de la lecture et la discussion scientifique.
1493181_566216090126191_1848651038_n