Les criminels de traduction des œuvres islamiques

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Les commerçants de livres se réunissent avec les commerçants des paroles et des phrases pour nous vomir des traductions honteuses et des livres mutilés. Ces criminels cumulent à leur crimes un autre : ils profitent du grand besoin des musulmans francophones d’accéder aux sciences islamiques. Ainsi, ils fraudent tous les critères scientifiques et dépassent toutes les limites morales et professionnelles dans leurs activités.
 
De plus, le problème actuel découle d’une crise de « goût » à cause de la ‘ujma (manque de maîtrise de l’arabe) frappant les sociétés arabes, en se cumulant avec la situation particulière des musulmans en France. Cet absence de « goût » et la situation de non-arabophonie dans les pays arabes pousse les chômeurs à traduire sans connaissance des sciences islamiques ni de la langue arabe soutenue, les œuvres islamiques. C’est pourquoi nous remarquons l’apparition de ces chômeurs venant de toute spécialité et pensant que les sciences islamiques et la langue arabe sont des biens mubâh pour tout le monde. Visant à toucher des sous au détriment de l’islam, des sciences islamiques et des musulmans francophones, ces intelligents aggravent la situation des musulmans et rendent leur vie plus difficile.
 
Voilà un nouvel échantillon de crimes commis par l’alliance des éditeurs et des traducteurs, voire les traîtres de ces nobles métiers. L’oeuvre objet de trahison est le fameux recueil de hadith juridiques intitulé : «Bulûgh al-Marâm», de l’imam Ibn Hajar al-Asqalânî. Cette traduction est réalisée par un certain Barae Faye, révisée par Muhammad al-Ameen bin Ibrahim, publiée par Maktabt Dârussalam (Arabie Saoudite, Royaume Uni, Pakistan).
 
Ce travail est rempli de catastrophes au niveau sémantique comme des contresens et des traductions farfelues. Il nous semble que les traducteurs n’ont aucune culture religieuse et aucune connaissance de la langue arabe soutenue. Ils traduisent les mots et les phrases de l’ouvrage selon ce qui leur conviens, d’après leur niveau linguistique médiocre, voire absent. Ils se basent sur les premières significations qui sonnent dans leurs têtes et recourent aux mots proches présents dans les dialectes contemporains même s’ils sont différents des mots du textes. Il est possible aussi qu’ils traduisent en se basant sur google traduction, qui peut donner des meilleurs résultats !!
 
Je présente le hadith suivant comme échantillon de ces problèmes :
«لا تغلوا فان الغلول عار و نار على أصحابه»
Le traducteur et son ami réviseur ont présenté le hadith suivant : « n’exagérez pas car l’exagération mène à l’enfer ». Ils ont pensé que le hadith parle de ((ghuluww)) !
 
Par contre, le hadith traite le ghulûl qui est le fait de prendre des biens injustement, notamment par les gouverneurs, les fonctionnaires et les combattants pour ce qui est entre leurs mains. Ainsi, la traduction du hadith doit être :
« Ne prenez pas injustement les biens qui vous sont confiés car c’est une honte et un feu [le jour de résurrection] sur ceux qui le font ».
 
Une infinité d’exemples existe dans ce travail.
 
J’implore Allah de les juger par Sa Justice pour ce qu’ils ont commis.
 
Espérant que cette publication arrive à ces traîtres/traducteurs ainsi qu’à l’éditeur.
 
Allah est Le seul Témoin.
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