Les poètes d’Allah

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Shaykh Abderrahmân ash-Shâghûrî fut questionné : « Comment rédigez-vous la poésie ? »
 
Il a dit : « Ce sont des pensées qui viennent et qu’on note ».
 
C’est-à-dire des pensées divines qui passent sur son coeur et se matérialisent en poésie qu’il note dans son recueil.
Que les poètes soient comme cela dans une situation de surveillance continue avec Allah, Exempt d’imperfection.
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Conseils pour mariage (14) : les fiançailles

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Un cheikh jordanien qui travaille dans le tribunal de statut personnel a donné un prêche de vendredi sur les maux de la société. Il a présenté l’avis de l’islam sur les coutumes concernant les fiançailles, le mariage et le divorce.
 
A propos des fiançailles, il a dit :
 
« C’est quoi cette histoire de fiançailles qui perdurent 4 et 5 années ? Les gens nous disent : « on veut saisir la fille ».
Mais, la fille est-elle une chèvre pour être saisie ? Es-tu en train d’acheter une voiture pour payer un acompte du prix (arrhes) ?
Dites à ceux qui demandent vos filles : « Ô mon fils ! Si tu es prêt ahlan wasahlan (tu es le bienvenu), si tu n’es pas prêt, ma’assalama (dégage d’ici poliment) ».
 
Ainsi, il faut comprendre que l’objectif des fiançailles est de faire connaissance mutuelle entre l’homme et la femme, dans le cadre familial et légal. La sunna c’est que les fiançailles soient non déclarées et pour de courtes périodes afin d’éviter de nuire à la femme.
 
Wallah a’lam

Les sciences religieuses chiites

Le cheikh chiite Abdulhalim al-Ghazzî a dit dans son programme « al-kitâb an-nâtiq », épisode n°42, ce qui suit :
[…]
« Nahnu ‘iyâlun ‘alâ al-qawm [Nous sommes dépendants de ces gens [des sunnites]*]** dans l’analyse grammaticale du Coran. En effet, nous, les chiites, n’avons pas rediger d’ouvrages d’i’râb (analyse grammaticale) du Coran.
D’une manière générale, nous sommes dépendants des gens [des sunnites]* dans l’étude de la grammaire arabe. Nous le sommes aussi dans la science de ‘usul al-fiqh (fondements du droit), dans la science des hommes (des narrateurs de hadith), dans la science de diraya (science d’étude technique de hadith), dans la science du Kalam (la croyance islamique basée sur la logique), dans les moyens de déduction de la règle de droit à partir du texte, dans les sciences du Coran, dans la science de l’exégèse, dans la science des lectures coraniques, dans la science de Tajwîd (lecture authentique du Coran) ainsi que dans d’autres sciences.
Il s’ajoute à cela la science de l’orthographe, la morphologie, la science de Bayân, la science de Ma’ânî, la science de Badî’. Dans tout cela, nous sommes dépendants de ces gens [des sunnites]*.
La preuve réside dans nos ouvrages enseignés dans la Hawza***. Qu’apprenons-nous dans la Hawza ‘ilmiyya ? Nous apprenons leurs livres. Prouvez-moi que je suis menteur si ces paroles ne sont pas authentiques. Les livres chiites prennent source d’eux. Nous reparlerons de ce sujet ultérieurement.
Les livres sunnites de grammaire, de morphologie, de rhétorique sont jusqu’à présent enseignées dans nos Hawzâte… »
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* Cette expression est reprise plusieurs fois par l’intervenant.
**Nahnu ‘iyâlun ‘alâ al-qawm signifie : nous sommes dépendants des sunnites comme les enfants dépendent de leurs parents]
* Hawza (pl : Hawzât) est l’école des sciences religieuse chiite.

Le premier inventeur de la méthode de lecture des non voyants

Pendant que le monde perpétue le nom de Louis Braille (1809-1852) comme inventeur de la méthode de lecture adaptée aux non voyants, je vais vous parler de Zaynu-d-dīn al-Amidī.
 
C’est Ahmad bin ᶜAlī bin Yūsuf bin al-Khadir, originaire de Âmid et habitant à Bagdad où il décéda en 713H (=1314). Il fut surnommé Zaynu-d-dīn al-Amidī et était un des grands jurisconsultes hanbalites de son époque, en terme de sciences juridiques, de piété, de sincérité et de majesté. Il perdit la vue durant son enfance.
 
Il s’est spécialisé dans le commerce de livres et a recueilli un grand nombre d’ouvrages. Chaque fois qu’il achetait un livre, il travaillait des papiers pour former les lettres constituant l’expression désignant le prix de l’ouvrage.
 
Il a rédigé un livre intitulé : « Jawāhir at-tabṣīr fī ᶜilmi at-taᶜbīr », qui est un livre d’interprétation des rêves.
((PS : je n’ai pas lu le livre, je ne sais pas s’il est publié et merci de ne pas m’exposer vos rêves)).
 
Az-Zirriklī : « al-Aᶜlām », vol.4, p.257.

L’immense effort d’un regard sincère

Je lui envoie un message à minuit, il me répond. Une discussion aura lieu suivie par un appel téléphonique. Sa voix fatiguée et enrouée témoigne d’un épuisement physique extrême.
 
Dans mon message, je lui ai parlé d’un chapitre dans un livre de fiqh entraînant une divergence entre les derniers muhaqqiqîn de l’école. Il m’a appelé car il souhaite entendre ma voix mais il s’excuse de ne pas pouvoir échanger ensemble sur le sujet car il est dans un voyage (promenade) de da’wa.
 
Ce qu’il a décrit comme promenade était en réalité un voyage dans les régions éloignées du Sud de la Turquie, du Nord de la Syrie et d’Irak. Un voyage dangereux et risqué fut ainsi qualifié par le cheikh comme une promenade et ce, par humilité et négligence de son effort !
 
Etant un grand cheikh Kurde reconnu, il s’est déplacé dans les régions dangereuses avec un groupe parmi ses étudiants. Leur objectif est d’enseigner aux gens les piliers de la prière et la lecture de la Fatiha, vu que personne ne vient dans ces régions et que les gens baignent dans une grave ignorance.
 
De telles personnes sont les bénédictions de notre époque.
Je loue Allah pour la présence de ces dernières dans notre époque et de me l’avoir présenté.
 
Wallah a’lam