Sharia et sanctions corporelles

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Le mot « Sharīᶜa » est banalisé dans le discours médiatique. Il devenu l’épouvantail servant à éloigner les gens de l’Islam et diffuser la peur auprès des auditeurs. Dans la pensée commune, voire médiatique, la notion « Sharīᶜa » est devenue l’équivalent de barbarie et d’injustice.
La « Sharīᶜa » est linguistiquement « la voie émanant vers la source de l’eau », puis elle fut employée pour désigner « la voie ». Scientifiquement, elle est définie comme étant : « l’ensemble des dispositions pratiques, dogmatiques et spirituelles, légiférées par Le Seigneur pour Ses serviteurs à travers Son messager ». Ces dispositions sont nommées « Sharīᶜa » en raison de leur droiture.
Ainsi, la « Sharīᶜa » comprend trois types de préceptes :
  1. Des règles pratiques régissant le comportement des hommes. Elles relèvent de la science de FIQH (droit).
  2. Des règles spirituelles régissant le cheminement spirituel de l’homme vers Dieu. Elles relèvent de la science de TASAWWUF (purification de l’âme).
  3. Des règles dogmatique régissant les fondements de la croyance islamique. Elles relèvent de la science de ‘AQIDA (croyance).
Ainsi, les règles pratiques de l’Islam réglementent tous les domaines de la vie humaine, des adorations cultuelles jusqu’à la gouvernance de l’Etat en passant par les contrats commerciaux et le droit de la famille et de l’héritage. Ces règles pratiques concerne :

1- les adorations,

2- les transactions commerciales,
3- le droit de la famille
4- le droit pénal;
5- le droit judiciaire,
6- le droit international public (traitant les conventions entre les états et le droit de guerre)
7- le droit administratif et constitutionnel.
Suite à cette présentation terminologique, on constate que la notion « Sharīᶜa » dépasse largement l’aspect juridique pour englober la totalité de la religion, à savoir ce qui est prescrit par Dieu. Le droit pénal constitue une partie infime du droit musulman qui, de son côté, constitue une partie de la « Sharīᶜa ». Aucune similitude entre les deux notions ne doit être établie.
Notons enfin que l’application des sanctions pénales est strictement réservée à la magistrature. Le juge prononce la décision judiciaire après le suivi d’une procédure minutieuse et détaillée durant laquelle la présence de toute présomption (shubha) d’innocence écarte l’application des sanctions corporelles. Le Prophète (salla Allah ‘alayji wasallam) a dit : « Repoussez les sanctions par tout élément de doute ».
Wallah’ a’lam.
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2 commentaires sur “Sharia et sanctions corporelles

  1. Salam 3alaykoum wa rahmatullah wa barakatu, je souhaiterais savoir si vous pouviez me communiquer la référence concernant la définition de la Shari’a? Je vous le demande car j’ai un mémoire à écrire où je dois indiquer mes sources et je trouve cette définition très précise et très utile, barak’Allah oufik !

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