Statut des glaires durant le jeûne dans l’école shafiite

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1-Les glaires qui n’arrive pas à la limite de ce qui est apparent, n’ont aucun impact sur le jeûne. Ladite limite est le point d’articulation de la lettre (ح) d’après l’avis mu’tamad.
2- Si les glaires arrivent au dessus du point d’articulation de la lettre (ح) et la personne n’a pas réussi à les enlever et les cracher, cela n’affecte pas son jeûne.
3- Si les glaires arrivent au dessus du point d’articulation de la lettre (ح) et la personne a réussi à les enlever et les cracher, son jeûne reste valide.
4- Si, dans le dernier cas, la personne ne les a pas cracher mais les a avaler, son jeûne est rompu d’après l’avis Asahh. L’avis opposé dit Sahîh considère son jeûne comme valide. Notons que si la personne les a avaler suite à l’oublie, l’ignorance ou l’incapacité de les cracher (ils ont entré soudainement par exemple), son jeûne demeure valide.
Wallah a’lam

Jeûne et émission de liquide séminal

Plusieurs questions ont été posées à propos de l’effet d’embrasser l’épouse ou de faire un bisou sur la validité du jeûne.  La réponse réside dans la citation suivante de l’imam an-Nawawî qui dit :

عن الاستمناء فيفطر به وكذا خروج المنى بلمس وقبلة ومضاجعة لا فكر ونظر بشهوة وتكره القبلة لمن حركت شهوته والأولى لغيره تركها.
 
« La masturbation annule le jeûne ainsi que la sortie du sperme suite à un touché, à un bisou ou à un accouplement mais non pas suite à la pensée [érotique] et au regard avec désire. Il est déconseillé de faire le bisou pour celui qui s’excite par le bisou et il est préférable de le délaisser pour les autres ».

L’usages des pilules hormonales durant Ramadan

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Des soeurs demandent le statut légal de l’usage des pilules hormonales qui retardent le cycle des menstrues durant le mois de ramadan.
Certains savants ont autorisés de prendre ces pilules à condition d’avoir une approbation d’un médecin musulman de confiance qui confirme que la pilule ne cause aucune nuisance. Cependant, il est mieux de ne pas la prendre et de suivre le déroulement normal des choses. En effet, la femme est récompensé pour son jeûne à cause de sa soumission à l’ordre d’Allah de même qu’elle est récompensée pour le délaissement du jeûne à cause de sa soumission à l’ordre d’Allah de le laisser.

Le jeûne de la personne malade 

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as salamu alaykum Chaykh
je voulais vous poser une question assez importante en vu du jeûne, est ce qu’un médicament peu annuler mon jeune si je le prends la journée? je précise que c’est une obligation de le prendre chaques jours pour moi

Réponse :
Waalaykom assalam warahmatu Allah,
Si vous prenez le médicament par voie orale, vous êtes donc dans le statut de malade qui ne peut pas jeûner.

Il faut donc voir si la maladie est temporaire ou continue.

1- Si la maladie est temporaire, vous pouvez donc jeûner ultérieurement. Ainsi, vous rattrapez le jeûne ultérieurement après la guérison.
2- Si la maladie est continue et vous devez toujours prendre le médicament, vous êtes donc dans le statut du malade qui ne peut jamais jeûner. Dans ce cas, vous payez une fidya pour chaque jour de ramadan. En France, la fidya a été évaluée à 7€.

Wallah a’lam

La piété du calife Sulaymān le Magnifique

La piété du calife Sulaymān le Magnifique

 

Le règne de Sulaymān le Législateur fût indéniablement marqué par une aspiration à la justice. Habité par une piété et une religiosité manifestes, il s’exprimait explicitement dans les procédures étatiques, dans ses correspondances et dans ses législations sous la bannière des enseignements illustres de l’Islam.

Il avait pour coutume de couronner ses lettres avec le verset 30 de la sourate Al-Naml [Les Fourmis] qui s’articule comme suit :

          (C’est de Sulaymān ; et c’est : « Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux  » ).

Il imitait ainsi notre Prophète Sulaymān dans ses correspondances à la la recherche des bénédictions.

Il ne s’est pas simplement limité à adopter une attitude religieuse d’apparence, mais tout dans son quotidien reflétait une piété évidente. Il profitait ainsi de son temps vacant, dont il manquait déjà beaucoup, pour s’adonner à la copie du noble Coran. Il a été rapporté qu’il en a fait huit copies.

Lors du passage de son cortège se dirigeant à la mosquée pour accomplir la prière de vendredi, les gens lui répétaient fréquemment l’expression suivante :

–     « Ne soit pas orgueilleux mon sultan car Dieu est Plus Grand. »

Cela témoigne de l’humilité et de la sincérité de sa foi et sa piété. Il s’intéressait à l’éducation de son âme, il se soumettait à la volonté et aux intérêts de son peuple.

De même, il ne tranchait sur aucune décision sans prendre l’avis juridique la concernant. Pour les décisions sensibles, il interrogeait les savants, notamment Shaykh al-Islam de l’empire, par écrit. Ce comportement très pieux prendra soudainement une toute autre tournure au moment de son décès, pour prendre la forme d’une histoire illustre. En effet, le calife Sulaymān le Législateur inscrivit dans son testament une demande imprévisible. Il demanda à ce que soit enterrée avec lui une petite boîte, dans son propre tombeau. À son décès, sa volonté fut honorée et la petite boîte fut placée dans son cercueil. Cependant, Shaykh al-Islam de l’empire ottoman, Abū Assu‘ūd Effendi, s’opposa à la volonté du défunt de peur que la boîte ne contienne des bijoux ou d’autres choses mondaines constituant ainsi une infraction juridique aux règles relatives à l’enterrement du défunt. Ainsi, la décision fut prise d’ouvrir la boîte afin d’en vérifier le contenu et de décider du sort de la requête du sultan. Si la boîte contenait des biens mondains, il n’y aurait aucun intérêt à ce qu’elle soit enterrée avec lui et cela serait donc une forme de gaspillage.

En ouvrant la boîte, le silence gagna l’assise. En effet, celle-ci ne contenait que des papiers. Il s’agissait des correspondances entre le sultan et les savants de son époque contenant les réponses juridiques aux problématiques relevant de la gestion de l’État. Il voulait enterrer ces fatāwā avec lui afin de se justifier auprès de Dieu par sa conformité aux prescriptions religieuses. Ainsi, Shaykh al-Islam de l’empire ottoman, Abū Assu‘ūd Effendi dit, en pleurant :

« Ô Sulaymān ! Tu t’es sauvé. Quel ciel peut nous ombrager et quelle terre peut nous porter si nous nous sommes trompés dans nos fatāwā ? »

Loin de toute mascarade orientaliste et loin de la désinformation médiatique, c’est le véritable Sulaymān, le calife des musulmans, le roi des rois, celui qui nomme les empereurs et les gouverneurs.