Le takbîr de ‘id al-fitr

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Le jour de ‘id est couronné par une adoration particulière qui consiste à prononcer le takbîr durant cette période. Soit, pour ‘id al-Fitr, le Takbîr est dit mursal (non-restreint) : il peut être accompli à tout moment indépendamment de l’accomplissement des prières obligatoires et ce, entre le coucher du soleil du dernier jour de Ramadan jusqu’à la prononciation de la lettre (ra’) du mot akbar dans takbirat al -‘ihram de l’imam dans la prière de ‘Aid al-Adha (i.e. le début de la prière de ‘Aid) pour celui qui accompli la prière en groupe.
Pour celui qui accompli la prière de ‘id tout seul, le temps du takbir se termine avec le début de la prière individuelle.
PS : Quant à celui qui n’a pas accompli la prière de ‘aid, le temps du takbir se termine au Zénith (l’entré du temps de la prière de dohr) du jour de ‘aid.
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L’étudiant bénéficie-t-il de la Zakât ?

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L’étudiant ne mérite pas la zakât pour la simple cause qu’il est étudiant mais à condition de rentrer dans l’une des huit catégories des personnes méritant la Zakât.
 
Si l’étudiant est pauvre, il a droit à prendre de la Zakât sous quatre conditions :
1- Ses études doivent l’occuper de tout travail. S’il peut travailler le Week-end ou à mi-temps, il ne mérite pas de la Zakât.
2- La science recherchée doit être inscrite parmi les « obligations communautaires » comme les sciences islamiques, les sciences naturelles et expérimentales…
3- L’étudiant doit être parmi ceux dont la réussite et l’excellence est espérée et non pas un étudiant qui n’arrive même pas à progresser.
4- Il ne doit pas avoir une pension suffisante de son tuteur.
 
Ces règles sont aussi applicables à Zakât al-fitr.

Bataille saisonnière de Zakât al-fitr

Parmi les batailles saisonnières figure celle de Zakât al-fitr. Pour résumer le sujet, la majorité des savants interdit de donner sa valeur aux pauvres et exige de la donner en nourriture. Quant à l’imam Abû Hanîfa et son école, ils permettent de donner sa valeur aux pauvres. Ce dernier avis existe dans toutes les écoles comme l’avis de l’imam « al-Rûyânî » (surnommé le petit Shafii) dans l’école Shafiite. Enfin, un avis relie la forme de donation de Zakât al-fitr à l’intérêt.
Ainsi, celui qui donne Zakât al-fitr en nourriture a accompli la forme recommandée car elle assure la validité de l’acte selon tous les avis. Celui qui la donne en liquidités a suivi un avis valide.
Cependant, le fait d’accuser les suiveurs de l’avis de l’imam Abû Hanîfa de délaisser la Sunna est un égarement manifeste. De même, le fait de qualifier l’avis du Jumhûr [la majorité des savants] comme était un avis rigide, est aussi un égarement manifeste. Enfin, le fait d’évoquer des arguments contre l’avis du Jumhûr par des arguments ridicules qui peuvent être évoqués par des enfants, est aussi un égarement manifeste. Parmi ces arguments ridicules, on retrouve celui assimilant le bénéficiaire de Zakât al-fitr à un commerçant d’alimentation. C’est comme si cela était méconnu et que ces enfants avaient découvert un secret, ou comme si cette situation était apparue de nos jours et n’existait pas auparavant.
Mais ouvrir la porte aux ignorants pour s’opposer aux avis argumentés des savants aboutit au rabaissement de la science et de ses gens, à inciter les ignorants à parler de religion sans science, à s’opposer aux avis argumentés au moyen de ses propres passions et à l’encouragement de toute personne à prononcer des fatâwâ par ignorance.
Sheikh Muhammad Sayyid al-Hanbalî (avec modifications)

Les sunan rawātib dans l’école shafiite

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Les sunan rawātib sont les prières surrérogatoires qui se répètent avec les prières obligatoires. Dans l’école shafiite, elles sont de deux catégories :
 
1- Sunan rawātib confirmées (mu’akkada) : elles sont au nombre de dix unités : deux unités avant la prière de fajr, deux unités avant et après le ẓuhr, deux unités après le maġrib, et deux unités après le ᶜishā’
 
2- Sunan rawātib non confirmées (ghayr mu’akkada) : elles sont au nombre de douze : deux unités avant et après la prière de żuhr, ainsi que quatre unités avant la prière du ᶜaṣr, deux unités avant la prière de maġrib et deux unités avant la prière de ᶜishā’.