Muhammad bin ‘Abdelwahhâb et le Takfîr d’ibn ‘Arabî :

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Dans sa lettre aux gens de Qasîm, Muhammad bin ‘Abdelwahhâb nie avoir fait le takfîr (annoncer la mécréance) d’Ibn ‘Arabî.
Il dit :
“[On prétend] que je dis que la divergence des savants est une malédiction, que je fais le takfîr de ceux qui font le tawassul par les pieux, que je fais le takfîr d’al-Bousîrî […] que j’interdis la visite de la tombe du Prophète salla Allah ‘alayhi wasallam […] que je fais le takfîr d’Ibn al-Fârid et d’Ibn ‘Arabî, […] Ma réponse à ces accusation est de dire : Ô Dieu Exempt d’imperfections, c’est une grave accusation mensongère.”
 
Puis il déclare dans un autre ouvrage (le recueil des oeuvres, vol.1, p.189) :
“Parmi les gens les plus égarés [figurent]: des soufis à Mi’kâl et autres régions, comme les fils de Mûsâ bin Jû’ân, Salâma bin Mâni’ et d’autres. Ils suivent l’école d’Ibn ‘Arabî et d’Ibn al-Fârid. Les savants ont cité qu’Ibn ‘Arabî est parmi les imams de l’Unification (union de Dieu avec les créatures). Ils sont pire mécréants que les chrétiens et les juifs. Toute personne qui n’est pas entrée dans la religion de Muhammad salla Allah ‘alayhi wasallam et ne s’est pas débarrassé de la religion de l’Unification est un mécréant.”
 
À cela, je réponds : “Il faut qu’il se stabilise sur un avis, takfîr ou pas takfîr. Il est possible de recourir au tirage au sort.”
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L’éloge du Levant comme indice d’invention des ahâdîth

Certains prétendus chercheurs critiques musulmans (lol) ont jugé beaucoup les ahâdîth faisant l’éloge de Bilâd ash-Shâm (du Levant). C’est pourquoi ils ont rejeté la majorité de ces ahâdîth dont une partie figure dans les deux recueils authentiques d’al-Bukhârî et de Muslim. De plus, ils ont inventé de nouvelles significations pour certains parmi eux lorsqu’ils ne sont pas parvenus à les affaiblir. Enfin, ils ont eu recours à leur fameuse théorie complotiste dans laquelle ils balancent des accusations et distribuent le titre de réussite comme s’ils tenaient les clés du Paradis, en disant : « Certains acteurs politiques ont contribué à la diffusion de ces ahâdîth inventés ».
La rage de ces gens a aveuglé leur vision et vicié leur méthodologie déjà aléatoire et sélective. Comment se fait-il que l’éloge de Bilâd ash-Shâm (du Levant) soit un indice d’invention des ahâdîth tandis que cet éloge est déjà mentionné dans le Coran ? Allah, Exempt d’imperfections, dit :
(سبحان الذي أسرى بعبده ليلا من المسجد الحرام إلى المسجد الأقصى « الذي باركنا حوله » لنريه من آياتنا انه هو السميع البصير)
Gloire et Pureté à Celui qui de nuit, fit voyager Son serviteur [Muhammad], de la Mosquée Al-Haram à la Mosquée Al-Aqsa dont « Nous avons béni les alentours », afin de lui faire voir certaines de Nos merveilles. C’est Lui, vraiment, qui est l’Audient, le Clairvoyant.
Subhana

Dérives dans les majalis soufis

Dans son fameux Ihyâ’ ‘ulûm ad-Dîn, l’imam al-Ghazâlî dit :
 
Il est conseillé de délaisser les assises de dhikr s’il figure parmi ceux qui y assistent :
– un arrogant parmi les gens de ce bas-monde, que les gens ont besoin de le regarder et de prendre soin de lui ;
ou
– un prétendant d’une transe artificielle, qui fait semblant par son wajd (présence du coeur), sa danse et la déchirure de ses vêtements.
 
Je dis : La deuxième catégorie a abîmé les majalis de nos jours et est devenue une caractéristique négative du tasawwuf auprès du public, voire même une insulte. Les proches du tasawwuf ont honte de voire ces dérives mais se taisent. Pourquoi ? Jusqu’à quand ?
Si la personne a eu le wajd, elle s’absentera de ce bas-monde. Un petit coup de bâton sur les fesses de ces danseurs prouvera très bien qu’ils ne sont que des bouffons. Cela leur apprendra à danser correctement et réellement.
 
J’ai honoré mon devoir et signalé les dérives. Je l’ai déjà dit aux shuyûkh que j’ai rencontrés (même avec le test du bâton sur les fesses).
 
WAllah a’lam

Sincérité d’un savant

L’éminent shaykh Abdullah Nâsih ‘Alwân, le plus grand savant d’Alep a reçu une offre du tyran syrien Hafiz al-Assad de prendre la direction générale des Awqâf ou de fonder une université islamique à Alep et de la diriger en contrepartie de ne pas contredire le pouvoir. Il a refusé cette offre et il fut donc licencié de son travail.

Il a dit au responsable militaire sa fameuse réponse :

« Par Allah, que je vende de persil et de légumes sur les trottoirs d’Alep est plus préférable pour moi que de devenir complice du pouvoir dans mon prêche de l’islam. »

عبد الله ناصح علوان