Dérives dans les majalis soufis

Dans son fameux Ihyâ’ ‘ulûm ad-Dîn, l’imam al-Ghazâlî dit :
 
Il est conseillé de délaisser les assises de dhikr s’il figure parmi ceux qui y assistent :
– un arrogant parmi les gens de ce bas-monde, que les gens ont besoin de le regarder et de prendre soin de lui ;
ou
– un prétendant d’une transe artificielle, qui fait semblant par son wajd (présence du coeur), sa danse et la déchirure de ses vêtements.
 
Je dis : La deuxième catégorie a abîmé les majalis de nos jours et est devenue une caractéristique négative du tasawwuf auprès du public, voire même une insulte. Les proches du tasawwuf ont honte de voire ces dérives mais se taisent. Pourquoi ? Jusqu’à quand ?
Si la personne a eu le wajd, elle s’absentera de ce bas-monde. Un petit coup de bâton sur les fesses de ces danseurs prouvera très bien qu’ils ne sont que des bouffons. Cela leur apprendra à danser correctement et réellement.
 
J’ai honoré mon devoir et signalé les dérives. Je l’ai déjà dit aux shuyûkh que j’ai rencontrés (même avec le test du bâton sur les fesses).
 
WAllah a’lam
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Sincérité d’un savant

L’éminent shaykh Abdullah Nâsih ‘Alwân, le plus grand savant d’Alep a reçu une offre du tyran syrien Hafiz al-Assad de prendre la direction générale des Awqâf ou de fonder une université islamique à Alep et de la diriger en contrepartie de ne pas contredire le pouvoir. Il a refusé cette offre et il fut donc licencié de son travail.

Il a dit au responsable militaire sa fameuse réponse :

« Par Allah, que je vende de persil et de légumes sur les trottoirs d’Alep est plus préférable pour moi que de devenir complice du pouvoir dans mon prêche de l’islam. »

عبد الله ناصح علوان