Courants dogmatiques des hanbalites

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Dans leurs attitudes envers les Attributs divins, les hanbalites ont trois courants :
 
Le premier : Ceux qui confirment (yuthbitûn) les Attributs, nient les organes pour Allah, interdisent le ta’wîl et ne font pas sortir les ashᶜarites du cadre de Ahlu as-sunna wal-jamâᶜa. C’est le courant représentatif de la majorité des hanbalites.
 
Le second : Ils sont similaires au premier courant mais autorisent le ta’wîl et c’est l’avis adopté par Ibn al-Jawzî et par Ibn ᶜAqîl.
 
Le troisième : Ce sont les anthropomorphistes qui s’affilient eux-mêmes aux hanbalites et ils sont minoritaires. Ce sont ceux qui pensent que les Attributs informatifs (sifât khabariyya) sont des parties de Dieu. Ils confirment la jiha (direction), le julûs (assise), l’istiqrâr (stabilité) sur le Trône. Certains parmi eux ont prétendu que le Trône est rempli par Allah, d’autres ont dit qu’il reste la surface de quatre doigts sur laquelle le Prophète ﷺ s’assoie. Ils confirment (yuthbitûn) le nuzûl (descente) dans le sens de déplacement corporel et matériel du Trône du ciel au bas monde, tout en ayant une divergence entre eux si le Trône deviendra vide de Lui ou non. Certains parmi eux, à savoir un courant des hanbalites de Khurasân, ont exagéré dans leur anthropomorphisme jusqu’à dire que les lettres que nous écrivons sont qadîma (incréées) comme l’a transmis Ibn az-Zâghûnî al-Hanbalî dans son ouvrage « al-‘îdhâh ». Certains parmi eux admettent la présence des choses créées dans l’Essence divine considérée Qadîma (Incréée). D’autres avis très bas furent adoptés chez certains d’entre eux que nous nous préservons de les citer.
 
Wallah a’lam,
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Décès de l’imam an-Nawawî

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Chaque fois que je lis le récit de l’imam Ibn al-ᶜAttâr (le grand disciple de l’imam an-Nawawî) sur le décès de l’imam an-Nawawî, je sens que j’étais avec eux, que j’ai accompagné l’imam Ibn al-ᶜAttâr dans sa visite auprès de l’imam voire même que j’ai fait son rêve avec lui et que j’ai témoigné des prodiges de l’imam an-Nawawî.
 
C’est pourquoi je résume ci-dessous cette anecdote :
 
Lorsqu’il eut appris la maladie de l’imam, Ibn al-ᶜAttâr lui rendit visite à Nawâ, puis revint à Damas le samedi 20 rajab 676, suite à la demande de l’imam.
Le mercredi, nuit de jeudi, l’imam an-Nawawî mourut à Nawâ dans la maison de son père. Cette nuit-là, l’imam Ibn al-ᶜAttâr vit en rêve un homme appeler, durant une prière de vendredi, de la sudda (la terrasse à l’étage) de la grande mosquée omeyyade : « [Venez à] la prière sur le shaykh Rukn ad-Dîn (le pilier de la religion), le signataire* », les gens se mirent à gémir en entendant cet appel, puis il se réveilla.
Le jeudi soir, la nouvelle parvint à Damas. Les gens furent appelés à prier sur lui la prière mortuaire de l’absent après la prière de vendredi. Cela fut une période de tristesse inoubliable. Le regret et la tristesse pour sa perte ont perduré à Damas pendant plus d’une année.
*c’est à dire le signataire au nom d’Allah par ses fatâwâ.
par Dr. Abû Zakariyya al-Hussaynî Posté dans Non classé

Ordre de mérite des prières

Le mérite des prières est classé dans l’ordre suivant selon les textes le prouvant :
1- Les prières obligatoires ;
2- Les deux unités de la prière du ‘îd (prière des deux fêtes) al-Fitr et al-Adha ;
3- La prière de l’éclipse solaire ;
4- La prière de l’éclipse lunaire ;
5- La prière d’istisqâ’ (demande de pluie)
6- La prière de witr : le minimum est 1 unité et le maximum est 11 unités et il est recommandé de ne pas l’accomplir en moins de 3 unités ;
7- Les deux unités de sunna avant la prière de fajr ;
8- Les autres sunan rawātib (qui sont au nombre de dix unités avec ceux de fajr) : deux unités avant et après le ẓuhr, deux unités après le maġrib, et deux unités après le ᶜishā’ ;
9- La prière de tarāwīḥ : son temps s’étend de l’accomplissement de la prière ᶜishā’ jusqu’au fajr. Elle est de vingt unités accomplies deux par deux et séparées par un taslīm (salutation finale) toutes les deux unités ;
10- La prière de ḍuḥā : son temps s’étend de l’élévation du soleil dans le ciel à la hauteur d’une lance jusqu’à son zénith. Son minimum est de deux unités et son maximum est de huit unités ;
11- Les deux unités de ṭawāf ;
12-Les deux unités de salutation de la mosquée (tahiyyatu al-masjid) ;
13- Les deux unités d’ ‘iḥrām ;
14- Les deux unités de wudu’.
Référence : Al-Muqaddima al-Hadramiyya et son commentaire de l’imam Ibn Hajar, p.136-138.

 

Le jihâd des savants

Dans son épître de croyance intitulé « al-Mulha», l’imam al-ʿIzz bin ʿAbd as-Salâm dit  :

ولكن قد أمرنا الله بالجهاد في نصرة دينه إلا أن سلاح العالم علمه ولسانه كما أن سلاح الملك سيفه وسنانه فكما لا يجوز للملوك إغماد أسلحتهم عن الملحدين والمشركين لا يجوز للعلماء إغماد ألسنتهم عن الزائغين والمبتدعين …

« Allah nous a ordonné de nous engager dans le jihâd pour donner la victoire à Sa religion. Cependant, l’arme du savant est son savoir et sa langue tout comme l’arme du souverain est son épée et ses lances. Ainsi, tout comme les dirigeants n’ont pas le droit de déposer leurs armes devant les athées et les polythéistes, les érudits n‘ont pas le droit de se taire devant les égarés et les innovateurs. »

Notons enfin, qu’al-Mulha fut entièrement cité par l’imam Tâj ad-Dîn as-Subkî dans son recueil biographique des savants shafiite « Tabaqat al-Shafi`iyyat al-Kubra », t.8, p.228.

 

Traduction de notre frère ‘Abdallah Zarrûk.

Le sacrifice par la personne et sa famille

Le sacrifice pour la fête de ‘aid al-adha est une sunna mu’akkada (acte fortement recommandé). Elle est sunnatu ‘ayn (recommandation individuelle) à la personne indépendante et sunnatu kifâya (recommandation commune) pour les membres d’une famille. Cela signifie qu’il suffit qu’une seule personne parmi les membres de la maison sacrifie pour que la sunna soit appliquée pour leur totalité.
 
La famille ici signifie les membres de la famille qui sont sous la dépense d’une seule personne. Ce critère est adopté par ar-Ramli dans ses annotations sur le Commentaire d’ar-Rawd et mentionné par Ibn Hajar dans la Tuhfa (vol.9, p.345).
 
Ainsi, si le père habite avec ses enfants dans une même maison et que chaque enfant travail et dépense de ses propres comptes, ils sont considérés chacun comme indépendants.
 
Alors, quand un membre de la famille (dans le sens précité) sacrifie un ovicapridé, celui-ci reçoit la récompense de la sunna du sacrifice. Mais les autres membres de la famille n’auront pas ce mérite, ils ne seront plus concernés par la recommandation tout simplement. Cependant, lorsqu’il met l’intention de partager le mérite avec eux, ils seront alors partenaires avec lui dans la récompense. Il suffit de mettre l’intention de sacrifier pour lui et sa famille.
 
Wallah a’lam,