Illustration d’un canon dans un ancien manuscrit

Photo d’un manuscrit important, illustrant un canon, le manuscrit porte sur les modes de fabrications, d’usage et d’entretien des canons, rédigé par le fameux ar-Rayyâsh bin Ghânim al-Andalusî (décédé 1048H).

Le livre est intitulé :
al-’izz war-rif‘a wal-manâfi‘ lil-mujâhidin fî sabili Allahi bil-madâfi‘
(La gloire et les intérêts pour les mujahidîn dans la Voie d’Allah par les canons).

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par Dr. Abû Zakariyya al-Hussaynî Posté dans Non classé

Imam et orgueil

L’imam al-Kawtharî a dit :

Qu’aucun parmi vous n’éprouve d’orgueil après avoir été qualifié d’IMAM par certains négligents. En effet, nous sommes dans une époque où l’on voit celui qui ne mérite pas d’être imam de la mosquée de son quartier être qualifié d’IMAM et de HUJJA.

Recommandation de lecture dans la sunna de fajr

Il est recommandé de lire sourate al-Kâfirûn et sourate al-‘ikhlâs dans les 2 unités de sunna avant la prière obligatoire de Fajr.
Cette recommandation est aussi valide pour à toute prière de deux unités qui n’a pas de sourate précisée dans les textes à lire.
 
Réf. :
Ifadat assâda al-‘umad, p219.

Les mamelouk et la 7e croisade :

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L’an 647H connut une nouvelle croisade, particulièrement dangereuse car elle arriva en Orient en même temps que la maladie du grand roi ayyubide aṣ-Ṣāliḥ ’Ayyūb, devenu vieux. Les croisés avaient réussi à assiéger Dumyāṭ et à la prendre. Les croisés implantés en Égypte, aṣ-Ṣāliḥ ’Ayyūb décéda. La relève fut alors prise par son épouse Shajarat ad-Durr et l’armée fut dirigée par le général mamelouk Fārisu-d-Dīn Aqṭāy. Après un échec, le plan audacieux de la bataille décisive d’al-Manṣūra fut rapidement établi par le génie de guerre, le commandant mamelouk Baybars al-Bandaqdārī. Ce fut une victoire pour les musulmans : les croisés furent brisés dans cette grande bataille.
Poursuivis par les musulmans, les croisés furent quasiment anéantis à Varscore où le roi de France Louis IX, et sa suite tombèrent sous les mains des musulmans le 6 avril 1250. Le roi fut emprisonné dans la maison du juge Ibrāhīm bin Luqmān sous la garde d’un homme nommé Ṣabīḥ al-Muʿazhzhamī. Ses deux frères, Charles d’Anjou et Alphonse de Poitiers, ainsi qu’une partie de sa suite furent emprisonnés dans la maison d’Ibn Luqmān. Les soldats furent emprisonnés dans un camp établi à l’extérieur du Caire.
Tūrān Shāh, fils du roi aṣ-Ṣāliḥ ’Ayyūb, ne put contrôler le pays car il entra en conflit avec ses esclaves-guerriers (mamelouks) et fut assassiné quelques mois après le début de son règne. Le pouvoir fut alors bien contrôlé par ces derniers qui établirent un nouvel État fort qui sera un rempart face aux menaces des croisés et des Mongols.

De notre ouvrage sur l’imam an-Nawawî (Contexte politique).

Le juge Hanafite Al-‘Âmirî dans la mosquée des shafiites

Durant l’adhân pour la prière de Maghrib, le juge Hanafite Al-‘Âmirî est passé près de la mosquée de l’imam Al-Qaffâl (un mujtahid de l’école Shafiite).
Il a donc décidé de passer y prier.
Quand ce dernier l’a vu entrer dans la mosquée, il ordonna de dédoubler les formules de la ‘iqama – ce qui est l’avis des hanafite – et demanda au juge al-‘Âmirî de diriger la prière.
Pendant la prière, le juge al-‘Âmirî prononça la basmala à voix élevée – ce qui est l’avis de l’école Shafiite – .
Cette sagesse issue de ces deux grandes sommités attire l’attention sur l’impact léger des divergences dans les cas juridiques détaillés.
Photo : Mausolée du Khawâja Abu Nasr Parsa, la Mosquée Verte de Balkh.