Lecture de la fatiha pour le défunt

Les divergences juridiques entraînent parfois des dérives quand elles impliquent l’absence de adab al-‘ikhtilâf.
L’histoire suivante en est un exemple.

Un jour, un détracteur de l’avis sur l’arrivée du mérite de la lecture du Coran au défunt se rendit auprès d’un cheikh. Il lui dit : « La lecture du Coran pour les âmes des défunts est une bid’a (innovation). »
Le shaykh préféra ignorer le quêteur et sa question par sagesse. Cependant, un jeune assis à côté du shaykh répondit à cet homme : « Qu’Allah maudisse ton père ! »

L’homme hurla et s’énerva pour cette invocation contre son père. Le jeune lui répondit : « Si le maudissement arrive au défunt, que dire donc de la Fatiha ? »

L’homme partit sans répondre.

Ces deux personnes représentent l’exemple même de personnes ignorantes dépourvues de adab et qui cherchent à débattre de sujets juridiques bien établis.

Une photo de National Geographic et une peinture d’un manuscrit intitulé : ‘Ajâ’ib al-makhlûqât wa-gharâ’ib al-mawjûdât, de Abu Abdallah bin Zakaraiyya al-Qazwînî (605-682).

 

Le texte dans le manuscrit peut être traduit en français comme suit :

[…] Ne dépassant pas la porte de son terrier, et ne s’occupant pas d’autres choses ramenées à lui par Son Pourvoyeur et le Pourvoyeur des créatures autres que lui. Qu’est ce qui est plus étonnant qu’un oiseau qui n’a comme subsistance que le fait de nettoyer entre les dents du crocodile. Cela est donc sa nourriture et un soulagement pour le crocodile.

 

 

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par Dr. Abû Zakariyya al-Hussaynî Posté dans Non classé

Perles de l’imam ash-Shâfi`î

L’Imâm ash-Shâfi`î (qu’Allah lui accorde Sa Miséricorde) a quitté le marché et nous l’avons suivi. Sur notre chemin, nous avons rencontré un homme insultant une personne de connaissance.
L’Imâm ash-Shâfi`î s’est tourné vers nous et a dit:
«Garde tes oreilles contre le fait d’entendre l’obscénité, tout comme tu garde ta langue de ne pas en parler, car l’auditeur est le partenaire de l’orateur».

Coexistance du bien et du mal

Accompagné par un homme, l’imam al-Hasan al-Basrî était à des funérailles où certaines femmes se lamentaient à voix élevée, s’opposant au destin. L’homme voulu y retourner mais l’imam al-Hasan al-Basrî lui dit :
« Si chaque fois que tu vois un mal, tu délaisses un bien à cause de lui, cela risque de toucher ta foi.  »
 
Calligraphie : « Vous n’avez reçu de la science que peu » par notre maître Dr. Ahmad al-Ladunn qu’Allah lui accorde sa miséricorde.

Hizbiyouns , ikwan et Tabligh

Question :
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Salam aleykoum
J’aimerais savoir qui sont les hizbiyouns , les ikwans et les Tablighs ?
Réponse :
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Waalaykom assalam,
hizbiyoun = dérivé du mot « hizb » signifiant « parti ». Ce mot signifie les partisans d’un parti
ikwan = les membres des frères musulmans, le fameux courant fondé par Hasan al-Banna.
Tabligh = courant de rappel et de conseil du public des musulmans fondé par des savants indiens.
Ces notions sont employées péjorativement par les wahhabi pour dénigrer les adeptes de ces courants. Ces trois courants, ainsi que les autres courants islamiques, ont présenté un grand bénéfice pour l’islam et les musulmans de notre époque. Il y a certes des remarques et des reproches à leurs activités, discours ou méthodologies. Mais cela ne signifie pas que l’adhésion à ces courants est une critique en soi. Cependant, tout fanatisme est reprochable et à éviter.
Notons que ceux qui critiquent ces courants sous ce prisme-là, sont les plus grands fanatiques de notre époque.
Wallah a’lam