La réforme des sciences de la narration et des chaînes de transmission

Les sciences islamiques ne doivent pas être laissées sans rénovation ni réforme. Chaque époque doit connaître ses réformateurs. Mais faites attention, la réforme visée ici ne signifie pas délaisser l’ancienne science pour en créer une nouvelle, car ceci s’appelle destruction et sabotage.

Les rénovateurs que nous recherchons sont des spécialistes dans les sciences religieuses, qui ont eu leur maîtrise puis qui se sont concentrés sur le traitement de ce qui rend service à l’Islam, aux musulmans et au monde, en recherchant des solutions pour les nouvelles problématiques, et en appliquant les règles juridiques sur les nouvelles circonstances contemporaines.

Ainsi, je parle de cet ouvrage, que j’ai reçu il y a quelques heures. Il me semble être un exemple brillant de la réforme dans les sciences de la narration et des chaînes de transmission. Il est intitulé : « Sciences de la narration du Hadîth », rédigé par le Docteur Umar Nashûqâtî, que Dieu le préserve.

L’origine de cet ouvrage est la thèse de doctorat de l’auteur, ayant reçu la mention Excellent.

L’auteur a commencé son ouvrage par l’explication des terminologies de la science de la narration avec des expressions simplifiées. Il a établi leurs catégories légales, puis a exposé leur évolution historique. Puis, il a analysé et justifié les fondements du nouveau cas apparu à notre époque : « Entendre le hadîth via les nouveaux moyens de communication ».

J’ai préféré transmettre ici son résumé au regard de son importance :
1- La transmission du hadîth via les nouveaux moyens de communication (tels que le téléphone, le microphone, la radio, la télévision, les moyens de communication via internet) est valide lorsque la transmission est en direct (LIVE) en respectant deux conditions :

  • S’assurer de l’identité du shaykh qui enseigne.
  • Mentionner explicitement la situation de cette transmission lors de la transmission à un autre narrateur. Le narrateur doit donc dire : « Tel savant m’a rapporté cela par téléphone. »

2- La transmission du hadîth est invalide par les moyens d’enregistrement qui captent le son et le préserve, en permettant d’entendre le hadîth après le majlis.

Ce qui est entendu dans un enregistrement vocal pourra être considéré comme étant une wijâda. Il est donc possible de transmettre cela en tant qu’information, pas plus. Cela concerne la science de la narration et des chaînes de transmission. Cependant, l’apprentissage scientifique et l’acquisition de la science à travers un enregistrement sont parfaitement autorisés et ne posent aucun souci.

Enfin, je conseille chaque frère intéressé par ces sciences de consulter cet ouvrage qui m’a réellement semblé être un livre débordant de sciences. Si c’était à moi de le nommer, je l’aurais appelé : « La réforme des sciences de la narration et des chaînes de transmission ».

Je prie les frères qui sont en contact avec l’auteur de lui transmettre ma parole et mes remerciements et de lui dire ceci : « L’amour chez les siens demeure inchangé. »

Texte légèrement modifié du cheikh muhaddith damascène Wael Hanbalî.

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