Sujūd al-Shukr chez les shāf’ites

==========================

La prosternation de remerciement (Sujūd al-Shukr) est recommandée dans l’école shāfi’ite, dans l’école hanafite (contrairement à Abu Hanifa qui l’interdit), dans l’école Zhāhirite. Cependant, les malikites la considèrent comme déconseillée comme le précise Ibn al-Ḥājib.

Dans l’école shāfi’ite, cette prosternation est considérée comme étant une partie de la prière comme le précise Ibn Hajar dans sa Tuḥfa. Elle nécessite donc la pureté du corps et de l’endroit, se diriger vers la qibla, avoir les ablutions et couvrir la ‘awra.

Ainsi, il faut pour l’accomplir : avoir les ablutions, se diriger vers la qibla, prononcer le takbīr de sacralisation, se prosterner, prononcer le takbīr pour s’asseoir et prononcer les deux salutations finales (taslīm).

wallah a’lam

Les programmes traditionnels s’étalent sur de longues périodes. Les étudiants sortent des instituts traditionnels à l’âge de 20 ans après y avoir passé 15 ans environ ! C’est pourquoi on comprend quand on lit qu’un tel savant a été autorisé à émettre des fatâwâ à l’age de 15, 18 ou 20 ans.

par Dr. Abû Zakariyya al-Hussaynî Posté dans Non classé

Polygamie : droit ou devoir ?

Le mariage est un acte du responsable qui est donc soumis aux cinq statuts juridiques de responsabilités : obligatoire, recommandé, autorisé, déconseillé et interdit. Cela est applicable pour toutes ses formes : 1er, 2e, 3e ou 4e mariage. Ainsi, nous pouvons résumer ces cinq statuts légaux comme suit :

Obligatoire : pour celui qui a le besoin de se marier, qui en a les moyens financiers et qui craint de tomber dans l’illicite ;

Recommandé : pour celui qui a le besoin de se marier, qui en a les moyens financiers et qui ne craint pas de tomber dans l’illicite ;

Autorisé : en absence de causes incitants au mariage et de causes le repoussant ;

Déconseillé : pour celui qui craint de ne pas assumer les devoir physiques ou financiers de l’épouse de façon légère sans arriver au degré de nuisance.

Illicite : pour celui qui a la certitude de nuire à son épouse financièrement ou physiquement, sauf si l’épouse accepte de délaisser ses droits.

Cependant, ceux qui disent que la polygamie est un droit n’ont rien lu de fiqh ni de ‘usul. En fait, la notion « droit » n’est pas un statut légal en islam. Ainsi, le mariage n’est ni un droit ni un devoir.

La critique juridique est un processus d’ijtihād

L’auteur d’une telle critique doit acquérir les outils d’ijtihād sans pour autant avoir un niveau d’ijtihād absolu mais il lui suffit d’avoir une maîtrise des sciences techniques ainsi que de la finesse juridique. Cependant, une telle critique doit être à l’abri des gens dépourvus de ces sciences. Ainsi, il n’est pas admissible que la critique juridique soit émise par les ignorants et les non-spécialistes ou ceux qui braquent les sièges de la législation divine sans études juridiques ni compréhension textuelle, même parfois avec une absence de religion ou de piété.

Pourquoi une telle critique est-elle absente en ce qui concerne le droit civil tout en étant présente en droit musulman ? À mon avis, la réponse est que les gens craignent le sultan plus que le Seigneur du Coran.

Wallah a’lam

par Dr. Abû Zakariyya al-Hussaynî Posté dans Non classé

Quand j’ai rencontré en 2012 la délégation du gouvernement en exile du Turkistan de l’Est, ils étaient surpris de ma connaissance concernant leur crise. Ils étaient habitués à la présenter aux responsables et acteurs musulmans. Ainsi, ils m’ont offert une broche de leur drapeau en guise de cadeau.

par Dr. Abû Zakariyya al-Hussaynî Posté dans Non classé