Statut des comptes de trading « islamique »

Quel est le statut du trading via des comptes de trade dits « islamiques » ?
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Réponse :

Ces comptes ne sont pas islamiques pour les causes suivantes :
1- permission des investissements illicites comme l’investissement dans les indices boursiers, dans les actions des sociétés illicites et les sociétés endettés à plus de 33%
2- permission de l’effet de levier dans lequel l’investisseur peut gagner le résultat correspondant à de l’argent qui ne lui provient pas ou inversement perdre son argent tandis que l’autre côté censé être partenaire ne perd rien de son argent. L’effet de levier est interdit par l’Académie de Droit Musulman de la Ligue Islamique Mondiale (1).

Ainsi, il est illicite d’investir dans ces comptes. Les gérants de ce genre de comptes prétendent avoir des certifications de certains comités de conformité à la Sharia spécialisés en finance islamique. Pour prendre cette prétention en considération, il faut demander les rapports de la conformité juridique et les rapports d’audits financiers qui prouve que le fonctionnement pratique est conforme aux normes juridiques adoptées.

Enfin, celui qui cherche à investir qu’il place son argent dans les sociétés de crowdfunding islamique.

Bonne chance

(1) Durant sa 18e session, voir la décision dans la Revue de l’Académie, N°22, p.229.

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Au jour de la résurrection, il ne te sera pas demandé : « Pourquoi n’as-tu pas maudit celui-ci ? » ou « Pourquoi as-tu été silencieux avec celui-la ? » Et si même toute ta vie tu ne maudis pas Iblîs ou tu ne le mentionne pas, on ne te questionnera pas dessus. Par contre, si tu as maudit quelqu’un, tu seras recherché et interrogé sur ça.


L’imam al-Ghazâlî : Bidâyat al-Hidâyat.

Hier 18 Dhû al-Hijja correspond au jour de l’assassinat de notre maître et bien aimé, le calife bien guidé, dhû alnûrayn (le titulaire des deux lumières) ᶜUthmân bin ᶜAffân, de l’an 35 de l’hégire.Il fut enterré secrètement derrière al-Baqîᶜ.
Qu’Allah l’agrée auprès de Lui.

Photo de sa tombe.

par Dr. Abû Zakariyya al-Hussaynî Posté dans Non classé

Décès d’une sommité

Hier soir nous avons perdu l’éminent savant le shaykh Muhammad Mukhtâr al-Salâmî, à 94 ans, l’ancien Muftî de la Tunisie, le membre de l’Académie Internationale de Droit Musulman de Djedda. Auteur d’un grand nombre d’ouvrages, il était une référence et une sommité parmi ses collègues en fiqh (droit), usûl fiqh (fondements du droit) et économie et finance islamiques. Il était le président du Comité de surveillance de la conformité à la Sharia dans la banque islamique tunisenne al-Zaytûna.

Il a clôturé sa vie en servant le Coran et ses sciences par une exégèse attirante de 6 volumes intitulée: Nahj al-Bayân fî tafsî al-Qur’ân.

Il a offert sa grande bibliothèque privée à la bibliothèque publique de Sfax afin de la mettre à la disposition du public.

Il était un des premiers savants à critiquer les dispositions illégales instaurées par le régime tunisien, notamment l’adoption plénière. Ses critiques publiques des contradictions légales ont poussé le despote Benali à le révoquer de ses fonctions de Muftî ainsi qu’à lancer une large campagne publicitaire visant à nuire à son image. Plusieurs rumeurs et diffamations mensongères furent inventées et diffusées sur lui parmi les gens (comme le fait qu’il fut attrapé en train de prendre de l’alcool).

Qu’Allah l’agrée et l’élève auprès de Lui. Qu’Il le ressuscite parmi les prophètes, les martyrs et les pieux et lui accorde le haut degré du Paradis.

Que les lâches ne trouvent jamais de repos !

L’école shafiite était répandue parmi les musulmans de Chine. Puis l’école hanafite s’y est répandue grâce à l’influence des grands centres scientifiques d’Asie Centrale notamment Kashghar (capitale de Turkistan de l’Est, pays des Ouighours, occupée actuellement par les chinois).


par Dr. Abû Zakariyya al-Hussaynî Posté dans Non classé