Nous sommes à Allah et vers Lui nous nous retournons.
Décès de l’éminent savant ascète, Mawlana Muhammad Talha fils du Sheikh al-Hadith Mawlana Muhammad Zakariyya al-Kandahlawi al-Mudhâhirî al-Hindî (de l’Inde) hier le 12 août 2019, vers le dhuhr, à l’âge de 90 ans à l’hôpital Meerut en Inde après une longue maladie.
La prière de Janaza a été présidé par Sheikh Mawlana Arshad al-Madani (Président de Dar Al-Ulûm de Déoband) le soir à 11h00 pm dans sa ville natal Saharanpour.
Qu’Allah lui fasse miséricorde.

par Dr. Abû Zakariyya al-Hussaynî Posté dans Non classé

Financer les projets des musulmans par une sadaqa jâriya

Le développement de la communauté musulmane au niveau économique est encore bloqué en France par l’absence des solutions du financement licite pour les entrepreneurs musulmans. Comme il incombe à tout musulman de travailler pour que tous les besoins de la société soient assurées, les métiers servant la société font partie des obligations communautaires (farḍ kifāya). Il devient obligatoire pour tous les musulmans de veiller à la mise en place d’un système financier islamique pour assurer leurs besoins.

Durant ces jours bénis, l’action est considérée comme étant plus méritoire que toute l’année, hormis le Ramadan. S’ajoute à ce noble mérite une autre bénédiction découlant d’un acte dont la récompense est illimité, à savoir la sadaqa jâriya. Ainsi, faire une sadaqa jâriya pendant ces jours bénis sera une des meilleures bonnes actions que le croyant peut faire. De plus, la récompense de cet acte sera multipliée si ladite sadaqa répond à un besoin touchant toute la communauté comme est notre cas ici.

Mais comment rendre une sadaqa jâriya comme un moyen pour financer les musulmans en France. L’association First Solidarité met en place le premier fonds de prêts solidaires transparent, réglementer et surveiller par un audit externe.

L’idée est simple. L’association récolte les dons donateurs qui recevront des reçus fiscaux à la fin de l’année leur permettant de réduire 60% des valeurs des dons de leurs impôts. Elle présente des prêts sans intérêts à des entrepreneurs musulmans pour développer ou lancer leurs projets. Ces débiteurs remboursent les prêts à l’association qui va les réutiliser pour prêter d’autres projets. Ainsi, le dons donné par une personne servira au financement islamique continuel des projets.

Pour assurer une transparence réelle, l’association permet à tout donateur de consulter son bilan et l’historique de son compte bancaire. Les rapports semi annuels de l’audit externe seront affichés publiquement.

L’analyse des projets et la gestion des remboursements sont assurés de façon professionnelle similaire au fonctionnement bancaire. En effet, l’association est gérée par des ex-banquiers musulmans qui sont soucieux du développement des musulmans en France.

Enfin, l’association ne tire aucun bénéfice des sommes récoltées qui seront utilisées exclusivement pour les frais de l’audit et les prêts.

Qu’Allah agrée cette activité et la rend bénéfique pour l’islam et les musulmans.

Lien de dons pour l’association (via HelloAsso) : http://first-solidarite.fr/dons.html

Site de l’association : http://first-solidarite.fr/

par Dr. Abû Zakariyya al-Hussaynî Posté dans Non classé

Donner le prix du mouton aux pauvres / Mandater une tierce personne de sacrifier

Question :
Que pensez vous de l’idée qui prône de donner de l’argent aux pauvres à la place d’acheter un mouton ?

Réponse :
Ceci ne sera pas un sacrifice (udhiya) mais un don d’une somme d’argent. Cependant, vous pouvez mandater une association d’égorger à votre nom et de distribuer la viande aux pauvres. De même, vous pouvez mandater un pauvre ou une famille pauvre d’acheter le mouton et de le sacrifier à votre nom.
Wallah a’lam

Regroupement de l’Udhiya (sacrifice) et de la ‘Aqiqa dans l’école shafiite

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J’ai reçu une question dont la réponse pourra être bénéfique pour le public. Quel est le statut d’égorger un seul mouton en tant que ‘udhiya de ‘id et en tant que ‘aqiqa pour la naissance d’un enfant dans l’école shafiite ?

Réponse:

Ce sujet est un objet de divergence entre les muḥaqqiqîn de l’école.

L’imam Ibn Ḥajar al-Haytamî considérait cela comme étant interdit. Il dit dans sa Tuḥfa (vol.9, p.371) : « S’il met l’intention d’égorger un ovicapridé en tant que uḍḥiya et que ‘aqiqa, le sens apparent des avis des aṣḥâb est qu’elle n’est valide pour aucun des deux. Cela est claire car chacun des deux est une sunna visée en soi. »

Cependant, d’autres muḥaqqiqîn de l’école, comme shaykh al-Islam, al-Jamal (vol.10, p.420) et al-Ramlî, admettaient la validité de la combinaison entre les deux recommendantion dans un seul sacrifice. Dans sa Nihaya (vol.8, p.145), l’imam al-Ramlî dit : « S’il met l’intention par l’ovicapridé égorgé [d’accomplir] al-uḍḥiya et al-‘aqiqa, elles sont tous deux accomplis [de façon valide] contrairement à celui qui prétend l’inverse. »

Ainsi, les deux avis sont admis dans l’école et la fatwâ de l’école peut être émise en conformité à l’un ou l’autre.

Wallah a’lam,

Couper ses ongles et ses cheveux du début de Dhû al-Ḥijja jusqu’au sacrifice

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Certains frères diffusent un avis prônant l’interdiction de couper ses ongles et ses cheveux pendant les 9 premiers jours de Dhû al-Ḥijja. Cependant, cette formulation des avis unique et catégorique n’a rien de scientifique. Ce sujet revient à une pratique recommandée par le hadith rapporté par l’imam Muslim disposant :

« Quand c’est la nouvelle lune de Dhû al-Ḥijja et que l’on se propose d’offrir un sacrifice, qu’ on s’abstienne de toucher à ses cheveux et à ses ongles, jusqu’au sacrifice. »

Ce hadith fut interprété selon plusieurs formes et les mujtahidûn des salaf admettaient des avis divergeants qui sont :

l’autorisation de couper ses ongles et cheveux : l’école hanafite
la détestation : l’école shafiites et malikite et une narration d’après l’imam Ahmad.
l’interdiction : l’école hanbalite.

Cette pratique est une forme d’éducation spirituelle. Le résident qui sacrifie pour le ‘îd imite les pèlerins qui sont en état de sacralisation. Ainsi, il se sent concerné par un aspect de la sacralisation pendant cette période bénie.

Wallah a’lam