Al-Maqâṣid de l’imam al-Nawawî

Après deux ans d’attente, nous vous annonçons la sortie de la traduction de notre commentaire de l’épître al-Maqâṣid de l’imam al-Nawawî. C’est un des rares ouvrages regroupant ᶜaqîda (dogme), uṣul fiqh (fondements de droit), fiqh shafiᶜî et l’éducation de l’âme. Ainsi, il regroupe tout ce que le musulman a besoin d’apprendre.
Nous avons mis un an environ pour corriger 8 pages de ce travail afin de préserver la qualité et la précision de la terminologie. Le travail présente un premier commentaire français de uṣūl al-ṭarīq.
L’ouvrage sera édité par l’Institut Shâfiᶜî mais dans une politique scientifique et non pas commerciale. C’est pourquoi nous n’optons pas pour les choix relevant de la radinerie des commerçants. Voici donc nos critères d’édition :

– Nous n’accepterons que le papier de meilleur qualité ;
– Nous admettons la grande taille (17×24 cm) au lieu de la taille moyenne (14,5×21 cm) afin de permettre aux étudiants d’écrire sur le livre et de noter les remarques ;
– La couverture sera imprimée avec les lettres gonflées ;
– Chaque copie sera enveloppée individuellement pour mieux préserver les copies pendant l’envoi par voie postale ;
– Le profit en cas de sa réalisation, sera donné pour certains de nos amis shuyûkh syriens en difficultés.

L’ouvrage a été enseigné plusieurs fois à l’Institut Shâfiᶜî. Plus qu’une centaine d’étudiant l’ont étudié mais une grande partie parmi eux s’est inscrite en mode d’exonération des frais. Ainsi, ils ne peuvent pas payer le prix de l’ouvrage. C’est pourquoi nous mettons en place une option d’offrir des copies de cet ouvrage. Toute personne souhaitant avoir une copie sans payer son prix, peut le commander sur le site en précisant qu’elle passe en tant que récepteur d’une copie en tant que cadeau. De même, toute personne peut entrer et commander un livre en tant que cadeau pour quelqu’un souhaitant avoir le livre et n’ayant pas les moyens.

Pour consulter le résumé de l’ouvrage ou le commander :
http://institut-shafii.com/boutique

Une réunion explosive

J’étais invité à un majlis chez un frère que je n’ai pas vu depuis 2010 ou 2011. Une fois sur place, on se trouve avec une trentaine de frère syriens, notamment de Damas et d’Alep. Pour moi, c’était une reprise de contact avec des frères des jours de talab (apprentissage), un frère que je n’ai plus vu depuis 2006. C’était extrêmement émotif et réjouissant alhamdulillah.
Cependant, je ne me suis pas parti tout seul, mais j’ai ramené avec moi une flamme vive et ardente.
Là bas, plusieurs frères ayant des voix exceptionnelles, du niveau des munshidin d’Alep, avec les meilleurs tafrîdât et les meilleurs qudûd. Je ne savais pas que ces compétences sont présentent dans notre ville !! Quelle surprise ! Je me suis dit : «Damas et Alep se sont réuni chez nous cette soirée là». La jalsa se transforme en assise de anâshîd. Les coup de téléphones commencent à être lancé : Abû Ahmad vient, on t’attend, Ab Mahmûd (accent syrien), Hajj Ali …
Le salon devient rempli.

Poème après poème, les larmes commencent à descendre. Soudain, une nûba s’explose et perdura plusieurs quelques minutes. C’était imprévu et étonnant. Puis, le majlis prendra une autre tournure, les anâshîd deviennent plus touchant et voilà un danseur de Samâh ! C’est la première fois que je le vois en vrai. C’était exceptionnel même si ce n’était pas maîtrisé. Puis, un derviche tourneur prend le relais !
C’est quoi cette rencontre !

Mon compagnon «qui danse sans duff» (proverbe arabe qui colle bien ici et signifiant prêt à tout moment) me dit tout les dix minutes, je vais leur dire de faire ça ou ça. Je lui dit «Non, laisse les gens faire ce qu’ils veulent». Les shuyûkh ont senti son excitation.

Les poèmes chantés au son des duff, mon compagnon dit à mon ami cheikh Khaled : « C’est quoi ça ? yalla faites quelques chose » (comme ça) et le cheikh lui dit «Oui, sur ma tête» en mettant sa main dessus. Puis, tout se bouleverse. La rencontre devient un majlis damascène. A la fin, un dars (cours de science) censé de prendre quelques minutes, selon le shaykh, perdura environ une demi heure avec des anecdotes des shuyukh d’Alep. Magnifique.

Mon compagnon (toujours lui 

=D ), renverse la table de nouveau, il dit aux shuyûkh : «Entendez cela, les savants disent cette poésie pour décrire les amoureux d’Allah» et leur balance un nouveau poème. Les shuyûkh se regardent entre eux. Ne le connaissant, ils commencent à me regarder ! Ils étaient surpris et émus. Ils demandent à leur munshid principal de répondre. Celui-ci répond par un poème bien attirant. Puis, mon compagnon leur parle d’un autre poème puis d’un poème qui lui est particulier. Il leur dit répétez après moi «Allâh Allâh» entre les vers de poésie, et il commence ce long poème exceptionnel ! Il augmente les degrés vocaux et diversifie les maqâmât. Machalla, une vrai flamme !

Les frères se séparent avec l’intention de renouveler cette assise. Peut être dans un endroit particulier auquel je pense.

Une soirée inoubliable.

par Dr. Abû Zakariyya al-Hussaynî Posté dans Non classé

Critiques rationnelles et logiques

Vers le sixième siècle de l’hégire, les théologiens musulmans ont réfuté toutes les critiques rationnelles et logiques.
Par ennui (LOL), ils ont commencé à inventer des critiques et à les réfuter.
Ce qui est marrant, c’est que les critiques inventées par les savants Musulmans étaient plus solides et plus pertinentes que la majorité des critiques des non-musulmans !