Une réunion explosive

J’étais invité à un majlis chez un frère que je n’ai pas vu depuis 2010 ou 2011. Une fois sur place, on se trouve avec une trentaine de frère syriens, notamment de Damas et d’Alep. Pour moi, c’était une reprise de contact avec des frères des jours de talab (apprentissage), un frère que je n’ai plus vu depuis 2006. C’était extrêmement émotif et réjouissant alhamdulillah.
Cependant, je ne me suis pas parti tout seul, mais j’ai ramené avec moi une flamme vive et ardente.
Là bas, plusieurs frères ayant des voix exceptionnelles, du niveau des munshidin d’Alep, avec les meilleurs tafrîdât et les meilleurs qudûd. Je ne savais pas que ces compétences sont présentent dans notre ville !! Quelle surprise ! Je me suis dit : «Damas et Alep se sont réuni chez nous cette soirée là». La jalsa se transforme en assise de anâshîd. Les coup de téléphones commencent à être lancé : Abû Ahmad vient, on t’attend, Ab Mahmûd (accent syrien), Hajj Ali …
Le salon devient rempli.

Poème après poème, les larmes commencent à descendre. Soudain, une nûba s’explose et perdura plusieurs quelques minutes. C’était imprévu et étonnant. Puis, le majlis prendra une autre tournure, les anâshîd deviennent plus touchant et voilà un danseur de Samâh ! C’est la première fois que je le vois en vrai. C’était exceptionnel même si ce n’était pas maîtrisé. Puis, un derviche tourneur prend le relais !
C’est quoi cette rencontre !

Mon compagnon «qui danse sans duff» (proverbe arabe qui colle bien ici et signifiant prêt à tout moment) me dit tout les dix minutes, je vais leur dire de faire ça ou ça. Je lui dit «Non, laisse les gens faire ce qu’ils veulent». Les shuyûkh ont senti son excitation.

Les poèmes chantés au son des duff, mon compagnon dit à mon ami cheikh Khaled : « C’est quoi ça ? yalla faites quelques chose » (comme ça) et le cheikh lui dit «Oui, sur ma tête» en mettant sa main dessus. Puis, tout se bouleverse. La rencontre devient un majlis damascène. A la fin, un dars (cours de science) censé de prendre quelques minutes, selon le shaykh, perdura environ une demi heure avec des anecdotes des shuyukh d’Alep. Magnifique.

Mon compagnon (toujours lui 

=D ), renverse la table de nouveau, il dit aux shuyûkh : «Entendez cela, les savants disent cette poésie pour décrire les amoureux d’Allah» et leur balance un nouveau poème. Les shuyûkh se regardent entre eux. Ne le connaissant, ils commencent à me regarder ! Ils étaient surpris et émus. Ils demandent à leur munshid principal de répondre. Celui-ci répond par un poème bien attirant. Puis, mon compagnon leur parle d’un autre poème puis d’un poème qui lui est particulier. Il leur dit répétez après moi «Allâh Allâh» entre les vers de poésie, et il commence ce long poème exceptionnel ! Il augmente les degrés vocaux et diversifie les maqâmât. Machalla, une vrai flamme !

Les frères se séparent avec l’intention de renouveler cette assise. Peut être dans un endroit particulier auquel je pense.

Une soirée inoubliable.

par Dr. Abû Zakariyya al-Hussaynî Posté dans Non classé

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s