Appel aux dons : distribution de livres aux étudiants nécessiteux

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Beaucoup d’étudiants, surtout les jeûnes, n’ont pas les moyens d’acheter des livres ou de s’inscrire dans des instituts pour apprendre les sciences islamiques. Afin de les aider au mieux, nous avons mis en place un programme de solidarité afin de le distribuer gratuitement des livres. Les frais d’inscriptions à l’institut de l’imam al-shafiᶜi sont facultatifs, si vous n’avez pas les moyens, vous pouvez ne rien payer. De même, si vous avez besoin de livres sans avoir les moyens, vous pouvez les commander gratuitement. Le financement pour les livres est assuré par l’institut et par les dons.

Jusqu’à présent, nous avons distribué gratuitement les livres suivants :

L’imam Shâfiᶜî : 39 copies

L’imam Mâlik : 23 copies

L’imam al-Nawawî : 24 copies

Safînat al-najât : 46 copies

Al-Maqâsid : 75 copies

Al-Waraqât : 30 copies.

Ainsi, nous vous invitons à faire des dons à l’institut shafii afin de permettre la pérennité de cette pratique et de couvrir une partie des frais.

Voici la cagnotte de l’institut :

https://www.paypal.com/pools/c/8dljipyOuO

Lien de la boutique de l’institut shafii pour commander des livres :

https://institut-shafii.com/boutique.php

Baraka Allah fikom

par Dr. Abû Zakariyya al-Hussaynî Posté dans Non classé

La prière de ᶜîd à la maison

Dans l’école shâfiᶜite, la prière de ᶜîd est une sunna mu’akkada (une recommandation confirmée).
La prière en groupe est recommandée pour l’accomplissement de la prière de ᶜîd sans que cela soit une condition de validité.
Pour la validité de cette prière, il n’est pas exigé d’avoir un nombre minimal de fidèles ou de l’accomplir dans une mosquée.

Il est donc possible à la personne seule de prier ᶜîd chez lui dans sa maison. Dans ce cas, il n’accomplit pas le prêche de la prière du ᶜîd. Mais si la personne accomplit la prière du ᶜîd en groupe chez lui (avec la famille par exemple), il est recommandé de prononcer le prêche par l’un des fidèles du groupe.
Les savants shâfiᶜîtes considèrent le prêche comme recommandé même dans le cas où plusieurs personnes prient le ᶜîd de façon individuelle et séparée dans un même endroit.

Ainsi, il est recommandé d’accomplir la prière du ᶜîd chez soi dans sa maison. Son temps est de Shurûq jusqu’au zawâl (un peu avant le dhohr) et il est recommandé d’attendre le lever du soleil à environ la hauteur d’une lance dans le ciel (le temps de prière de dhuhâ).

Wallah aᶜlam.

Les temps de Zakat al-Fitr

Parmi les dégâts du non suivisme des écoles juridiques figure la prolifération des avis marginaux (shâdh), basés sur une compréhension lacunaire ou littérale de certains contemporains. Le sujet de Zakât al-Fitr contient plusieurs avis de cette sorte. Ils disent aux gens qu’il faut la donner avant la prière de ᶜîd et que le fait de la retarder est haram et entraîne des péchés. Cependant, cet avis est marginal et contredit l’avis adopté dans les quatre écoles juridiques. Il est bien valide de donner Zakât al-Fitr après la prière de ᶜîd mais il est seulement déconseillé (makrûh) de la donne après la prière de ᶜîd sans cause légale.

Selon les écoles malikite, shâfiᶜîte et hanbalite, le temps de zakât al-fitr se termine le maghrib du jour de ᶜîd et non pas à la prière du ᶜîd. Selon l’école hanafite, ce sujet est plus large.

1- L’école hanafite :
Dans al-kitâb (1/160) : S’ils la retardent du jour du yawm al-fitr, elle leur demeure obligatoire et ils doivent la donner.

2- L’école malikite :
Dans al-Mudawwana al-kubrâ (2/350) : Mâlik a dit : Cela est large, il peut la donner avant ou après la prière s’il veut.
Dans al-Kâfî d’Ibn ᶜAbd al-Barr : Le mieux est de la donner le jour d’al-Fitr avant ou après la prière.

3- L’école shâfiᶜîte :
Dans Rawdat al-Tâlibîn (2/292), l’imam al-Nawawî dit : Il est illicite de la retarder après le jour du ᶜîd. S’il la retarde, il doit l’attraper.
Dans al-Majmûᶜ (6/121-122), l’imam al-Nawawî dit : Dans notre école, s’il l’a retarde après la prière de l’imam et la donne durant la journée, il n’est pas pêcheur et est considéré comme donné dans le temps. S’il la retarde après le jour du Fitr, il encourt un péché et elle sera comme du rattrapage (qadâ’). Al-ᶜAbdari a transmis cela d’après Mâlik, Abû Hanîfa, al-Layth et Ahmad.
Dans Iᶜânat al-Tâlibin (2/174), Shaykh al-Islâm dit : Zakat al-Fitr a cinq temps :
1- Un temps d’autorisation (waqtu jawaz) : dès l’entrée du Ramadan.
2- Un temps d’obligation : dès le coucher du soleil du dernier jour de Ramadan.
3- Un temps méritoire : avant la prière de ‘Aid al-Fitr.
4- Un temps déconseillé (waqtu karaha) : après la prière de ‘Aid al-Fitr.
5- Un temps d’interdiction (waqtu hourma) : après le maghrib du jour de ‘Aid al-Fitr.

4- L’école hanbalite :
Dans al-Mughnî (2/358), Ibn Qudâma dit : S’il la retarde du jour du ᶜîd, il encourt un péché et doit rattraper.
Dans al-Mubdiᶜ (2/394) : Le mieux est de la donner le jour du ᶜîd avant la prière. Il est permis de la donner tout au long de la journée [du ᶜîd]. S’il l’a retardé du jour du ᶜîd, il encourt un péché et doit la rattraper.

Un hadith est rapporté du prophète ﷺ limitant le temps de donation de Zakât al-Fitr avant la prière du ᶜîd, ce hadith est maᶜlûl (est touché par une lacune dans son texte ou sa transmission). On trouve les réponses détaillées à ce sujet dans l’analyse des différents hadith encadrant Zakât al-Fitr dans les commentaires des principaux recueils de hadîth.

Wallah aᶜlam,

Comment veiller laylat al-qadr ?

Notre mère ᶜÂ’icha – qu’Allah l’agrée – a interrogé le prophète ﷺ en disant : « que dois-je dire si je reconnais la nuit correspondant à Laylat al-Qadr [la nuit du destin] ?». Il lui répond : « répète fréquemment : Ô Allah ! Tu es certes pardonneur et tu aimes le pardon alors pardonne moi » (Allâhumma innaka ᶜafuwwun tuhibbu al-ᶜafwa fa-ᶜfu ᶜannâ).

Il est recommandé de s’évertuer aux adoration durant ces nuits bénis ainsi que durant ces jours. L’imam al-Shâfiᶜî insiste sur l’importance de s’évertuer aux adorations durant la nuit du destin ainsi que sa journée. Dans al-Majmûᶜ (6/451), l’imam al-Nawawî dit : « Je recommande que l’on s’évertue autant dans la journée que dans la nuit d’al-Qadr ». (أستحبّ أن يكون اجتهادُه في يومها كاجتهاده في ليلتها).

Et de façon générale, il est recommandé d’implorer Allah, de prier, ainsi que d’effectuer d’autres adorations en abondance. De plus, il est recommandé d’invoquer Allah par l’invocation citée dans le hadîth de ᶜÂ’icha qu’Allah l’agrée.

Dans al-Adhkâr (p.191), l’imam al-Nawawî dit : « Durant laylat al-qadr, il est recommandé d’implorer Allah pour tout ce qui préoccupe ses frères en islam. Cela fait partie des pieuses pratiques des saints et des Savants en Allah (ᶜârifîn). » (وقال أيضا ويستحبّ أن يُكثرَ فيها من الدعوات بمهمات المسلمين، فهذا شعارُ الصالحين، ودأب عباد الله العارفين).

Enfin, accomplissez les adorations que vous voulez et récitez les invocations que vous souhaitez. Ce qui compte le plus est de veiller à la présence (hudûr) de son cœur. Même si on se limite à répéter l’invocation prophétique, elle sera largement suffisante.

Wallah aᶜlam,

Décès de l’éminent spécialiste des sciences rationnelles Shaykh Mullâ Yûsuf Sulaymân al-Bâsiqlî

Décès de l’éminent savant des rationnelles et techniques, l’éminent savant, le shaykh, le Mullâ Yûsuf Sulaymân Yaᶜqûb al-Shâfiᶜî al-Naqshabandî al-Bâsiqlî, décédé le 23 ramadân béni de l’an 1441H.

Il était l’un des plus grands représentants de l’école shafiite kurde, la plus importante école shafiite régionale existante de nos jours et une des références mondiales en maᶜqûlât (sciences rationnelles) que les kurdes et turcs maîtrisent, au point d’en être les références incontestables de notre temps.

Par la bénédiction de ces jours et de ce mois, j’implore Allah de lui accorder Sa Miséricorde et de l’élever auprès de Lui.

Biographie résumée :

C’est le Mullâ Yûsuf bin Sulaymân bin Salû bin Yaᶜqûb bin Rasûl, né en 1946 à Dayrûnâ Âghî (en arabe c’est : Dayr Ghusn), de la région Ghul Âghâ (en arabe : Gawâdiyya).

A l’âge de 7 ans, il est entré à l’école primaire de son village où son professeur a remarqué son intelligence et sa bonté. Il informa son père qui fit vœu de le diriger vers la science et ne lui imposer aucune tâche de travail malgré la pauvreté. Puis, il quitta l’école quand il était en 3e année primaire pour suivre les cours des sciences islamiques dans les cercles scientifiques exercées dans les mosquées. Par la suite, sa famille déménage au village Rumaylân Shaykh où il pourra aller au village Murja pour suivre les cours de son professeur Muhammad Nûrî de 1955 à 1958. Durant cette période, il apprit les sciences techniques et les sciences religieuses. Il mémorisa les épîtres scientifiques de référence dans les différentes sciences comme : al-Binâ’ ; al-ᶜIzz ; al-âjurrûmiyya ; Jawharat al-Tawhîd ; Rahabiyya ; Hall al-maᶜâqid d’Ibn Hishâm ; Alfiyya d’Ibn Mâlik avec son commentaire d’Ibn ᶜAqîl ; al-Kâfiya d’Ibn al-Hâjib et son commentaire de Mullâ Jâmî l; al-Mughnî …

Puis il commença à suivre des cours dans différents cercles scientifiques tenus par les savants de la région afin de compléter la formation des étudiants comme conçue à l’époque. Ainsi, il étudia auprès de Mullâ Muhammad Amîn, bin shaykh ᶜAbd al-Hâdî al-ᶜUmarî dans le village ᶜÂbira pour environ une année. Puis auprès de l’éminent savant Mullâ ᶜAbdallâh bin Mullâ Rashîd dans le village Maᶜshûq et étudia auprès de lui les commentaires d’al-Shamsiyya et les commentaires du Talkhîs, le commentaire des ᶜAqâ’id et les sciences de Wadᶜ et de Munâdhara (débats discursifs).

En 1965, il termina ses voyages et s’installa dans le village ᶜAlwânakî où il se maria et travaillait comme imam et khatîb du village. Il se rendait au village Hulwa pour visiter le shaykh Muhammad Zakî bin Shaykh Ibrâhîm Haqqî. Ce dernier s’attacha à lui et insista qu’il vienne enseigner dans l’école de la Takiyya dans leur village. Il a fréquemment essayé de s’excuser en prétextant qu’il est encore jeune et qu’il n’est pas suffisamment compétent au regard de la responsabilité qui découle de cette mission. Cependant, l’insistance du shaykh Muhammad Zakî l’a poussé à venir en 1967 et exerça en tant qu’enseignant, khatîb et Muftî.
Entretemps, il a étudié auprès de son shaykh ᶜAlwân bin Ibrâhîm Haqqî le droit des successions ainsi que plusieurs ouvrages notamment Jamᶜ al-jawâmiᶜ avec ses gloses. Après cela, ledit professeur lui accorda une ijâza scientifique générale et absolue par sa chaîne de transmission d’après son père Ibrâhîm Haqqî et son oncle Muhammad Shafîq.

Après le décès du shaykh Muhammad Zakî, son frère le shaykh ᶜUlwân l’a succédé dans la guidance spirituelle de la tariqa Naqshabandiyya là-bas. Mullâ Yûsuf continua son enseignement dans la Takiyya comme dans les écoles primaires, collèges et lycées de la région ainsi que dans son activité de Fatwâ et de médiation et résolution des conflits. Le shaykh ᶜUlwân l’aimait énormément et lui accordait sa confiance totale. Il était son bras droit et son compagnon dans les voyages comme dans la résidence pour plus de 20 ans. Le shaykh ᶜUlwân a rédigé une lettre pour un des savants du Kurdistan du nord (en Turquie) en lui disant : « Mullâ Yûsuf m’a fait oublié ma science ».

Après le décès du shaykh ᶜUlwân, il a continué son activité pour une courte durée à Hulwa et dans la totalité de la région al-Jazîra en Syrie. Puis, il s’installa en 2004 dans le Hayy al-Akrâd (le quartier des kurdes) à Damas où il dirigeait la prière, et enseignait dans la mosquée al-Rukniyya (mosquée Rukn al-Din Mankûras). Il enseignait également dans la mosquée Abû al-Nûr dans des cercles scientifiques dédiés aux étudiants aguerris ainsi que dans l’institut du shaykh Abû al-Hasan al-Shâdilî. Au début de la révolution syrienne, il se déplaça à Arbîl, capital de Kurdistan.

A Damas, les savants damascènes ont fait sa connaissance et ont annoncé son éminence scientifique. Le shaykh ᶜAbd al-Razzâq al-Halabî a dit à propos de lui : « c’est un des plus grands savants kurdes ». Le célèbre prédicateur Râtib al-Nâbulsî a dit : « Mullâ Yûsuf est le savant des shâfiᶜîtes en Syrie ».

Parmi ses oeuvres :
al-Durar al-Saniyya fî istilâhât al-shâfiᶜiyya.
al-Masâ’il al-lu’lu’iyya min tabaqât al-shâfiᶜiyya.
Il a eu un grand nombre d’étudiants de Syrie, de tout le Kurdistan, de sud est de l’Asie, de l’Asie Centrale … Parmi eux, on trouve en outre ses fils : ᶜAbd al-Rahîm Na’ Him, directeur d’un institut islamique en Indonésie ; Yûsuf Uztuk, célèbre prédicateur turc et directeur de plusieurs instituts et fondations islamiques en Turquie ; le martyr Mullâ Husayn al-Bîjirmânî qui était l’imam et le khatib de la mosquée du quartier kurde de Zûrâfa à Damas …

Qu’Allah lui accorde Sa Miséricorde.