Parmi les poésies didactiques résumant la Sira prophétique : « Al-Tuḥfat al-laṭîfa fî ḥâdithât al-biᶜtha al-sharîfa » du muhaddith Ibn al-Daybaᶜ al-Shaybânî de Zabîd.

La religion : L’hypocrisie des musulmans dans le mariage

====================================
En France, la religion dissimule toutes les misères dans le mariage.
Si une personne cherche un critère physique (couleur des yeux ou de peau ou de cheveux, beauté …) chez l’autre, elle sera accusée de manquer de piété et d’avoir des pensées superficielles. Cependant, ces critères sont le fond et à l’essence du mariage contrairement à ce qu’on souhaite faire croire au musulman. De même, si une personne cherche un critère social (études, rang social…) ou personnel (polygamie, divorce …), alors elle est accusée de ne pas chercher la religion, de ne pas être sincère ou de manquer de piété.

On ne doit pas se mentir à nous même. Nous sommes des humains et non pas des anges. Il faut arrêter l’hypocrisie qui règne dans ce sujet. Toute personne a le droit d’exiger des critères personnels, physiques et sociaux. J’ai connu des couples qui en sont arrivés au divorce malgré l’harmonie entre les deux conjoints et leurs intérêts communs, car l’attraction physique est absente. Tout ceci est dû à l’hypocrisie dans le choix du conjoint car on dissimule et écarte les critères formels malgré qu’ils soient essentiels pour une des finalités essentielles du mariage.

Pire encore, la religion est le passeport des arnaques dans le mariage, surtout envers les sœurs. Ainsi les apparences, facilement mise en place, inspirent confiance aux jeunes sœurs naïves cherchant toujours cette religion fantasmée dans une nouvelle vie. La naïveté et la jeunesse facilitent ces escroqueries et les sœurs se voient très vite déçues pour finalement divorcer dans quelques mois ou quelques années.

La majorité des musulmans disent rechercher la religion comme seul critère dans leur sélection du conjoint. Cependant, beaucoup parmi eux ne pratiquent de l’islam que les adorations corporelles apparentes. Quant aux muᶜâmalât (dispositions comportementales) contractuelles et familiales, alors la religion n’est présente que pour réclamer un droit.
Nous devons nous interroger, sur ce qu’est la religion ou sa recherche ?
Ce n’est certainement pas avoir une barbe ou porter un qamis ou un jilbab ou prier à la mosquée. Ces critères en font parti mais ne sont pas la totalité, surtout que certains ne sont que des recommandations formelles.

Mais alors, que devons nous chercher réellemment ?
Le Prophète salla Allah ᶜalayhi wasallam a évoqué deux critères à rechercher dans le mariage : la pratique religieuse et le caractère. C’est le comportement de la personne avec ses proches, qui détermine la viabilité d’une relation.

Conclusion :
Il ne faut pas cacher le comportement réel derrière les adorations apparentes si vous cherchez à réussir votre vie et arrêtons de rendre la religion comme le voile pour cacher toutes les misères.

Wallah aᶜlam,

Décès du shaykh Dr. Muḥammad Najîb Sirâj al-Dîn

Innâ lillâh wa-innâ ilayhi râjiᶜûn

Décès de l’éminent savant, le shaykh Dr. Muḥammad Najîb Sirâj al-Dîn, fils du shaykh l’imam ᶜAbd Allâh Sirâj al-Dîn (le rénovateur de la vie de la Madrasa Shaᶜbâniyya à Alep), fils du shaykh l’imam savantissime Muhammad Najîb Sirâj al-Dîn al-Hasanî.
Il est décédé hier et fut prié sur lui dans la mosquée al-Shaᶜbâniyya à Alep.

Dans la biographie qu’il a rédigé pour son père l’éminent et célèbre savant ᶜAbd Allâh Sirâj al-Dîn, le shaykh ingénieur Muhyî al-Dîn Sirâj al-Dîn a dit à propos de son frère Muḥammad Najîb (p.33) :

« Notre maître Muḥammad Najîb Sirâj al-Dîn : notre père l’a surnommé « Abû al-Khayr » afin qu’il porte le même nom et surnom de notre grand père l’imam Muḥammad Najîb. Ce dernier – que Dieu l’agrée – est décédé quand notre maître Muḥammad Najîb avait l’âge de cinq ans. Ainsi, il a bénéficié de ses invocations et ses frôlements. Il a étudié dans la célèbre Thânawiyya Sharᶜiyya (à Alep) puis dans l’Université d’al-Azhar où il a reçu le dipôme ᶜÂlamiyya (mondial) qui fut nommé ultérieurement le doctorat, en se spécialisant dans le fiqh comparé. Il a édité l’ouvrage « al-Ishrâf ᶜalâ madhâhib ahl al-ᶜilm » de l’imam Muḥammad bin Ibrâhîm al-Naysâbûrî (d. 318H). Il obtint l’honneur d’enseigner dans l’école Shaᶜbâniyya durant la vie de notre père l’imam que Dieu l’agrée. Puis, quand notre maître et père fut obligé de rester chez lui depuis 1407H, il lui a confié la gestion de l’Ecole al-Shaᶜbâniyya qu’il gérait conformément aux directives et consignes de notre père que Dieu l’agrée ».

Que Dieu les agrée et les élève auprès de Lui pour leur service de l’islam et de la science, amin amin.

par Dr. Abû Zakariyya al-Hussaynî Posté dans Non classé