Regroupement des prières pour couvre-feu

Certaines mosquées regroupent le maghrib et le ᶜishâ’ ensemble sous prétexte de couvre-feu.

Cela n’est pas valide pour deux raisons :
Les textes légiférant le regroupement lient cela à des ᶜilla (causes) spécifiques. Ainsi, en absence de ces causes juridiques, la règle qui en découle (le regroupement dans notre cas) ne peut être appliqué. En plus, le cas en question est un cas exceptionnel, une dérogation, à laquelle on ne peut appliquer le qiyâs chez la majorité des savants.
Les savants adoptant la possibilité de regroupement exigent que cela ne soit pas une habitude (voir l’imam al-Nawawî dans son commentaire du sahih muslim).

En gros, ceux qui veulent regrouper maghrib et ᶜishâ’ chaque jour, instaurent une pratique qu’aucun savant musulman n’a autorisé dans l’histoire, depuis les savants des compagnons jusqu’au dernier siècle.

De plus, on ne peut pas prétendre à une nécessité ou un besoin pour prier le ᶜishâ’ à la mosquée. En fait, la prière individuelle est un substitut de la prière en groupe. Si la prière en groupe devient une cause de difficulté, on n’invente pas une nouvelle adoration, on applique simplement son substitut. Voir dans ce sens la parole de l’imam des maqâsid al-ᶜIzz bin ᶜAbd al-Salâm sur ce sujet (al-Qawâᶜid al-kubrâ, vol.2, p.9).

Pire encore, certains prétendent que le regroupement est une sunna en soi. Cela est une mal compréhension de la notion sunna. Le regroupement est une rukhsa, une dérogation permise par le prophète ﷺ. A ces gens, on dit : sur les deux dernières années, combien de fois vous avez regroupé la prière de maghrib et ᶜishâ’ à la mosquée pendant l’hivers où il pleut dans beaucoup beaucoup de jours ? On sait déjà la réponse.

Qu’Allah nous accorde une bonne compréhension et le suivisme de la science sans la détourner pour nos passions.

De la différence du mariage dans une société traditionnelle et dans une société moderne

Dans les sociétés traditionnelles, l’individu ne se contente pas, lors de son mariage, d’accepter un autre individu comme c’est le cas dans les sociétés modernes. Le mariage constitue en effet une liaison entre les familles des deux conjoints.
Dans les sociétés traditionnelles, l’individu n’est isolé ni dans ses joies, ni dans ses peines.

par Dr. Abû Zakariyya al-Hussaynî Posté dans Non classé

Quand le dhikr d’Allah nous prend le cœur et l’esprit

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Un frère parmi mes proches étudiants, très assidu dans l’apprentissage des sciences et dans le dhikr m’a raconté une anecdote qui lui est arrivé.

Il m’a dit qu’il profite chaque occasion de déplacement pour perfectionner sa concentration sur son dhikr et se détacher de son entourage mondain tout en y vivant. Ainsi, il est sorti pour faire ses courses dans un magasin du coin, situé à 15 min à pieds de chez lui. En commençant ses préparations, il a entamé son devoir quotidien de dhikr de façon à ce que sa préparation soit automatique et que sa pensée soit concentrée sur son dhikr. Puis, il est sorti et est entré dans le magasin. En faisant ses courses, il s’est aperçu qu’il n’a pas porté son masque. Il s’est dit, c’est rien, c’est probablement du à l’absence d’habitude. Quand il s’est mis dans la file devant la caisse, la caissière lui a signalé l’obligation du port du masque et lui a offert un. Devant la caissière, il s’aperçoit qu’il n’a pas ramené ni ses papiers ni son portefeuille ni sa carte bancaire. Il a demandé à la caissière de mettre ses affaires à côté pour revenir ultérieurement les chercher. Une fois sorti du magasin, il a dit que c’est du à sa concentration dans le dhikr et son inattention dans la préparation pour sortir de chez lui. Donc, il s’est vu obligé de rentrer chez lui ramener son portefeuille et sa carte bancaire afin de solder la somme au magasin et ramener ses affaires.

Je lui ai demandé ce qu’il a pensé à propos de cela. Il m’a répondu que c’était une occasion supplémentaire pour qu’il se focalise sur son dhikr et qu’il profite du trajet supplémentaire pour en faire plus.

Je lui ai dit que la leçon principale est différente de cela. Nous devons déduire de cette anecdote des leçons très profondes. La concentration que nous menons dans nos actes mondains est indispensable pour notre réussite dans ce bas-monde. Cependant, nous sommes très négligents et insouciants envers nos actes religieux et que le résultat de cette négligence ne sera que l’échec et la perte. Ainsi, nous devons mener la même vigilance envers nos adorations que celle que nous menons dans nos affaires mondaines. De plus, le degré et le niveau de l’attention pour chaque catégorie d’acte témoignent de la valeur que nous avons dans nos cœurs pour cette catégorie.

J’invites chacun de nous à s’interroger dans son for intérieur sur la valeur réelle de chaque catégorie d’actes dans son coeur.

Qu’Allah nous pardonne pour nos manquements et nous sauve de notre insouciance,
Amin

La perle des savants de Homs, le sheikh ᶜAdnân al-Saqqâ est décédé ce matin à Istanbul, après avoir contacté le Covid-19.
Enseignant, prédicateur mondialement connu, il a enseigné dans plusieurs pays notamment l’Arabie Saoudite où il a enseigné pendant vingt ans environ ainsi que dans plusieurs régions syriennes.

Dans ses cours privés, il a enseigné un grand nombre d’œuvres liées à la prédication et surtout à la spiritualité. Sa méthode d’enseignement se caractérise par le commentaire d’œuvres ainsi que l’enseignement de leur mise en pratique, afin d’assurer la liaison entre l’éducation spirituelle et la pratique.

Qu’Allah lui accorde Sa Miséricorde,

par Dr. Abû Zakariyya al-Hussaynî Posté dans Non classé