Zakât al-fitr des enfants dans les couples séparés

Zakât al-fitr incombe au musulman de donner pour chaque personne à sa charge. Chaque année, une question est posée de façon récurrente à propos de zakât al-fitr au sein des familles décomposées. Après le divorce, l’homme et la femme deviennent étrangers l’un envers l’autre. Ainsi, l’ex-époux n’est pas concerné par zakat al-fitr de son ex-épouse. Cependant, les enfants sont à la charge du père et ce, même lorsqu’ils vivent avec la mère.
Le problème est que beaucoup de pères divorcent les enfants en divorçant leur mère. Ils ne leur envoient pas de nafaqa (pension) ou se limitent à ce qui est très basique et insuffisant. D’autres sont peu scrupuleux et ne regardent jamais leurs obligations religieuses envers leurs enfants. Enfin, certains n’ont pas les moyens de donner de l’argent aux enfants au regard de leur situations personnelles.

Ainsi, dans les cas où le père ne donnent pas zakât al-fitr pour ses enfants vivant avec leur mère, qui doit la donner ? La réponse est simple, c’est le père qui doit la donner et son abstention est un péché en soi, le concernant lui-même.

Si la mère est en capacité de donner zakât al-fitr pour elle et ses enfants, elle peut le faire si le père est en incapacité de donner.
Selon l’avis hanbalite, elle devient – dans ce dernier cas – responsable de la nafaqa des enfants et par conséquent de zakât al-fitr des enfants. Ibn Qudâma dit à propos de la nafaqa (pension) des enfants :
« فإن أعسر الأب – أي : كان فقيراً – وجبت النفقة على الأم » انتهى .
Si le père est insolvable, à savoir s’il est pauvre, la pension (nafaqa) incombe obligatoirement à la mère.

Les autres écoles considèrent que la mère n’est pas concernée par la nafaqa des enfants, ce qui s’applique aussi pour zakat al-fitr.

Qu’Allah pardonne nos manquements,

De certains aspects sociaux de Ramadân

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Le jeûne est une abstention de nourriture, te poussant à sentir la souffrance des pauvres.
A la fin de ramadan, il t’incombe de nourrir des pauvres par le biais de zakât al-fitr. Cette zakât est de la même nature de l’adoration effectuée, tu t’es privé de manger pour se solidariser avec les pauvres, tu nourris les pauvres. C’est une mise en pratique de la leçon tirée du jeûne.

Qu’Allah agrée nos adorations !

Pour donner zakât al-fitr, vos kaffâra ou toute distribution en nourriture: https://www.cotizup.com/zakat-al-fitr2
Pour zakât al-mâl et toute distribution en argent : https://www.cotizup.com/zakat-sadaqa-kaffara

Donner zakât al-fitr dans le rêve


Par la grâce d’Allâh, nous avons collecté, l’année dernière, la zakât al-fitr en équivalent européen (soit 7€ par personne) pour la distribuer aux plus démunies au Liban, sous forme de colis alimentaires. Nous avons essayé de recenser, au mieux, les nécessiteux en coopération avec l’un de nos shuyûkh, connu pour sa piété et son ascétisme et surtout pour sa connaissance pointue des gens de notre ville. Le shaykh chargeait un ami à lui dans chaque quartier de lui recenser les gens en difficulté, permettant ainsi une meilleure connaissance du terrain. Avec les différentes distributions, les recensements ont été peaufinés, surtout qu’on remarquait l’omission de certaines personnes dans des quartiers lointains et de familles étrangères pour nous et pour les frères qui distribuaient .

Quelques jours après le Ramadan, le shaykh m’informa d’un rêve qu’il a eu. Il a vu qu’il marchait dans un endroit peu habité, à l’ouest du quartier de la mosquée*, il s’est alors senti perdu et ne trouvait plus son chemin. Puis, un homme apparut devant lui et lui dit : « Suis moi que je te montre le chemin ». L’homme a conduit le shaykh et le ramena à la porte d’une maison. Le shaykh se rappela qu’il avait auparavant déjà visité cette maison plusieurs fois et pleins de souvenirs refirent surface sur la maison, son propriétaire et sur l’emplacement exact. Il se réveilla ainsi directement en se rappelant du hajj ᶜÂtif, un homme vieux n’ayant ni retraite ni salaire ni revenu et qui souffre d’un grand besoin avec deux ses fils qui ont perdu aussi leurs emplois suite à la crise libanaise.

Le matin, le shaykh appella le hajj et lui demanda de venir chez lui. Il l’informa que l’on avait ramené des colis alimentaires (zakât al-fitr) et qu’on l’avait maladroitement oublié. Durant les précédentes collectes que nous avons distribué tout au long de l’an dernier, le shaykh disait toujours : « Commençons par le hajj ᶜÂtif».

Le shaykh commenta cette anecdote en disant : « S’il n’était pas sincère, nous n’aurions pas été conduit chez lui. C’est un des gens qui aiment le dhikr ».

Pour donner zakât al-fitr, vos kaffâra ou toute distribution en nourriture: https://www.cotizup.com/zakat-al-fitr2

Pour zakât al-mâl et toute distribution en argent : https://www.cotizup.com/zakat-sadaqa-kaffara

* Dans notre ville, chaque quartier comprend une mosquée, mais un quartier est nommé ainsi !

Al-Shâfiᶜî et la hikma


L’Imâm al-Shâfiᶜî n’est pas le premier a avoir interprété la hikma dans le texte coranique comme étant la Sunnah du Prophète ﷺ – contrairement aux assertions de certains pseudo-réformistes. Dans al-Risâla (éd. Ahmadh shâkir, al-Halabî, p.78), l’imâm al-Shâfiᶜî dit :
Allâh dit : «  Et gardez dans vos mémoires ce qui, dans vos foyers, est récité des versets d’Allah et de la sagesse. » (al-Ahzâb, verset 34). Allâh cite le kitâb qui est le Qur’ân et cite la hikma. J’ai entendu ceux que j’agrée parmi les gens de science en Qur’ân [les interprètes du Qur’ân] dire : al-hikma est la sunna du messager d’Allâh ».
وقال:  » وَاذْكُرْنَ مَا يُتْلَى فِي بُيُوتِكُنَّ مِنْ آيَاتِ اللَّهِ وَالْحِكْمَةِ. إِنَّ اللَّهَ كَانَ لَطِيفًا خَبِيرًا (34)  » [الأحزاب] .
فذكر الله الكتاب، وهو القُرَآن، وذكر الحِكْمَة، فسمعتُ مَنْ أرْضى من أهل العلم بالقُرَآن يقول: الحكمة سنة رسول الله.

Nous voyons ainsi qu’al-Shâfiᶜî lui-même relate cette interprétation d’après des exégèses bien connus de son époque. Le problème de notre époque est qu’on prend des influenceurs et bloggeurs ignorants comme sources tandis qu’ils ne sont ni savants ni de confiance !

Qu’Allah pardonne nos manquements !

Interdiction de la distribution de zakât al-mâl en nourriture

Louanges à Allâh pour Ses bienfaits et la miséricorde qu’Il nous accorde.

Notre bien aimé Muhammad ﷺ a dit : « L’exemple des croyants dans leur cordialité, leur miséricorde et leur compassion est comme un seul corps ». La solidarité et le soutien mutuel entre les musulmans est une des Grâces d’Allâh envers notre communauté. Il est devenu courant que, durant chaque Ramadân, les bienfaiteurs préparent des colis alimentaires afin de les distribuer aux nécessiteux. Parfois des gens donnent leur Zakât sous cette forme là.

Cela procède sans doute de bonnes intentions et représentent des oeuvres de bienfaisances, cependant, donner la Aakât en nourriture risque d’être invalide comme le précise plusieurs écoles juridiques :

1- La Zakât est obligatoire pour certains catégories de biens, elle doit être donnée en étant prise dans ces catégories en questions. S’il s’agit d’argent, il faut la donner en argent, s’il s’agit de récolte, il faut la donner sous forme de récolte, etc.

2- Parmi les conditions de validité de la Zakât figurent la possession et la propriété de la Zakât par les ayants droit. C’est à dire, le bénéficiaire de la Zakât (le pauvre, le nécessiteux, etc) doit recevoir la Zakât et avoir la liberté totale d’en disposer. Lui donner un colis alimentaire limite le bénéfice tiré de son droit.

3- Beaucoup d’associations et d’autres entités distribuent des colis alimentaires. Parfois une famille reçoit plusieurs colis, les poussant parfois à vendre ces colis à des prix dérisoires au regard de leur nécessité d’argent pour combler d’autres besoins (vêtements, médicaments, loyers, etc).

4- Donner la Zakât aux pauvres permet à celle-ci de jouer son véritable rôle économique dans la société. En effet, les associations distribuant la Zakât en nourriture recourent à des grossistes afin d’avoir de grandes quantité de nourriture à bas prix. Ainsi, la Zakât ne bénéficie pas aux petits commerçants et n’entre pas dans le cercle économique comme il le faudrait. La Zakât – dans le format précité – demeure alors entre les mains des riches, ce qui contredit le verset coranique : « afin que cela ne circule pas exclusivement entre les riches d’entre vous » (Sourate al-Hashr, v.7), applicable aussi dans le cas de la Zakât. Ainsi, permettre la pleine propriété de la Zakât aux pauvres leur permet d’acheter leurs besoins via les petits commerçants du coins dans les quartiers populaires, généralement aussi pauvres qu’eux. Cette distribution en numéraire de la Zakât soutient ainsi la bonne circulation économique et bénéficie au plus grand nombre de personnes dans la société.

Cette pratique blâmable de distribution de la Zakât en colis alimentaire permet aux riches de s’enrichir et prive les petits commerçants de bénéficier de l’effet économique de la Zakât.

5- La Zakât al-mâl – qui doit être donnée en espèce – est bien différente de la Zakât al-fitr qui, elle, doit être donnée en nourriture. Parmi les calamités de notre époque, des gens/associations s’autorisent à donner la première en nourriture et la seconde en espèce !

Pour donner la zakât :

https://www.cotizup.com/zakat-sadaqa-kaffara

Qu’Allah agrée nos œuvres, nous permette d’être parmi les bienfaiteurs et accorde aux nécessiteux la patience et la bonne issue,

amin amin.