S’associer dans la récompense du sacrifice

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Le sacrifice d’une vache ou d’un chameau peut être réalisée pour plusieurs personnes, jusqu’à sept au maximum. Ainsi, le septième d’une vache ou d’un chameau constitue une part indivisible dans le sacrifice.

Le sacrifice d’un ovicapridé ne peut être que pour une seule personne.

Cependant, il est possible d’inclure d’autres personnes dans la récompense.

Dans la Tuhfa, l’imam Ibn Hajar al-Haytami dit :
« Le hadîth « Ô Allâh, ce sacrifice est de Muhammad et de la communauté de Muhammad » indique l’association dans le mérite. Cela est permis. Puis, ils ont dit : il peut inclure d’autres personnes dans son propre sacrifice et le sens apparent (dhâhir) du hadîth est l’arrivée de la récompense à ceux qui ont été associé dedans. Cela est bien clair. Cela est possible même si la personne associée est décédée par analogie au don (sadaqa) pour son compte ».

وخبر « اللهم هذا عن محمد وأمة محمد » محمول على التشريك في الثواب، وهو جائز، ومن ثم قالوا: له أن يشرك غيره في ثواب أضحيته، وظاهره حصول الثواب لمن أشركه، وهو ظاهر، وإن كان ميتاً قياساً على التصدق عنه.

Rappel :
Ceux qui veulent sacrifier peuvent nous mandater pour cela, voir cette annonce :

https://www.facebook.com/photo?fbid=4010916872339312&set=a.128501153914256

La sunna d’imsâk

Chaque ramadân, certaines questions reviennent en boucle. L’une d’entre elles est la suivante : « puis-je boire de l’eau ou avaler une bouché si le temps de la prière entre et que le mu’adhdhin est dans le début de l’adhân ? ».

Cette question se répète continuellement car certains ignorants se caractérisent par la diffusion des avis marginaux, de part leur lecture littéraliste et superficielle des textes. Ils affirment ainsi qu’il est permis au jeûneur de manger et de boire pendant l’adhân de la prière de l’fajr. Ils s’appuient sur le hadîth dans lequel le Prophète ﷺ dit : « Si quelqu’un parmi vous entend l’appel à la prière alors qu’un récipient est dans sa main, qu’il ne le pose avant d’en avoir consommé ce dont il a besoin » (Rapporté par al-Bayhaqî).

Ces gens n’ont pas pris soin de regarder les ahâdîth qui sont plus authentiques et qui permettent de comprendre ce hadîth. Durant la vie du Prophète ﷺ, il y avait deux adhâns : le premier accompli par Bilāl et le second accompli par Ibn Umm Maktûm. L’abstention obligatoire (début du jeûne) débute avec le commencement du second adhân. Quant au premier adhân, il assure l’avertissement mais il est encore permis de manger et de boire.

D’après Ibn Masᶜûd, le Prophète ﷺ a dit : « Que l’adhân de Bilâl n’interdise quiconque parmi vous de son suhûr. En effet, il appelle pendant la nuit afin que celui qui est debout [en train de prier] revienne et que celui qui dort soit averti ». (Rapporté par al-Bukhârî et Muslim).

D’après ᶜÂ’isha et ᶜAbd Allâh bin ᶜUmar, le Prophète ﷺ a dit : « Bilâl fait l’adhân durant la nuit. Continuez à manger et à boire jusqu’à ce que Ibn Umm Maktûm fasse l’appel » (Bukhârî, Muslim, Mâlik et Nasâ’î).

L’interdiction de manger commence ainsi au début du deuxième adhân. Si une personne a dans sa bouche de la nourriture ou de la boisson et que le temps de fajr entre, elle est dans l’obligation de le recracher. Si elle l’avale, son jeûne est invalide. Cet avis fait l’objet d’un consensus chez les quatre écoles. Seules quelques tâbiᶜî autorisaient de manger ou boir pendant le adhân de fajr mais c’est un avis marginal qui a toujours été délaissé par les compagnons, les tâbiᶜîn et les savants jusqu’à nos jours.

Quant au hadîth rapporté par al-Bayhaqî, il concerne l’adhân de Bilâl, que Dieu l’agrée. Ce hadîth ne peut concerner l’adhân de l’entrée du temps de fajr car la recommandation prophétique consiste à s’abstenir de manger un certain moment avant l’entrée du temps de fajr.

Ce temps d’attente entre le suhûr et le fajr est une sunna que certains combattent et essayent de faire disparaître. Les compagnons veillaient à respecter cette sunna d’Imsâk qui est estimée à un temps de récitation de cinquante versets.

L’imam al-Bukhârî rapporte d’après Zayd bin Thâbit, que Dieu l’agrée, que ce dernier dit : « Nous avons mangé le repas de suhûr avec le Prophète ﷺ puis il s’est levé pour la prière. J’ai dit (le narrateur à Zayd) : de combien était le temps entre l’adhân et le suhûr ? Il (Zayd) dit : « Le temps de cinquante versets ».

L’imam al-Bukhârî intitule ce chapitre avec un titre révélateur de ce cas juridique : « Chapitre : Du temps entre le suhûr et la prière de fajr ».

Enfin, le jeûne débute par l’entrée de fajr. Ce temps doit être respecté minutieusement en respectant, très préférentiellement, la sunna de s’abstenir de boire et de manger, un moment avant l’adhân et l’entrée du temps de fajr. Ainsi, nous accueillons l’adoration du jeûne et la prière de fajr avec sérénité et tranquillité.

Soyons attentifs et veillons à préserver la validité de nos adorations, loin des gens qui aiment sortir du consensus des musulmans en pensant bien faire !

Et Dieu est plus Savant !

La recommandation de jeûne du mois de Rajab est générale, elle ne se limite pas à des jours particuliers ou des formats particuliers.
Les jours dont le jeûne est recommandé toute l’année – comme le lundi, le jeudi et les jours blancs – cumulent donc deux mérites : le mérite du jour en soi et le mérite du mois de Rajab.

La prière de ᶜîd à la maison

Dans l’école shâfiᶜite, la prière de ᶜîd est une sunna mu’akkada (une recommandation confirmée).
La prière en groupe est recommandée pour l’accomplissement de la prière de ᶜîd sans que cela soit une condition de validité.
Pour la validité de cette prière, il n’est pas exigé d’avoir un nombre minimal de fidèles ou de l’accomplir dans une mosquée.

Il est donc possible à la personne seule de prier ᶜîd chez lui dans sa maison. Dans ce cas, il n’accomplit pas le prêche de la prière du ᶜîd. Mais si la personne accomplit la prière du ᶜîd en groupe chez lui (avec la famille par exemple), il est recommandé de prononcer le prêche par l’un des fidèles du groupe.
Les savants shâfiᶜîtes considèrent le prêche comme recommandé même dans le cas où plusieurs personnes prient le ᶜîd de façon individuelle et séparée dans un même endroit.

Ainsi, il est recommandé d’accomplir la prière du ᶜîd chez soi dans sa maison. Son temps est de Shurûq jusqu’au zawâl (un peu avant le dhohr) et il est recommandé d’attendre le lever du soleil à environ la hauteur d’une lance dans le ciel (le temps de prière de dhuhâ).

Wallah aᶜlam.

Al-Maqâṣid de l’imam al-Nawawî

Après deux ans d’attente, nous vous annonçons la sortie de la traduction de notre commentaire de l’épître al-Maqâṣid de l’imam al-Nawawî. C’est un des rares ouvrages regroupant ᶜaqîda (dogme), uṣul fiqh (fondements de droit), fiqh shafiᶜî et l’éducation de l’âme. Ainsi, il regroupe tout ce que le musulman a besoin d’apprendre.
Nous avons mis un an environ pour corriger 8 pages de ce travail afin de préserver la qualité et la précision de la terminologie. Le travail présente un premier commentaire français de uṣūl al-ṭarīq.
L’ouvrage sera édité par l’Institut Shâfiᶜî mais dans une politique scientifique et non pas commerciale. C’est pourquoi nous n’optons pas pour les choix relevant de la radinerie des commerçants. Voici donc nos critères d’édition :

– Nous n’accepterons que le papier de meilleur qualité ;
– Nous admettons la grande taille (17×24 cm) au lieu de la taille moyenne (14,5×21 cm) afin de permettre aux étudiants d’écrire sur le livre et de noter les remarques ;
– La couverture sera imprimée avec les lettres gonflées ;
– Chaque copie sera enveloppée individuellement pour mieux préserver les copies pendant l’envoi par voie postale ;
– Le profit en cas de sa réalisation, sera donné pour certains de nos amis shuyûkh syriens en difficultés.

L’ouvrage a été enseigné plusieurs fois à l’Institut Shâfiᶜî. Plus qu’une centaine d’étudiant l’ont étudié mais une grande partie parmi eux s’est inscrite en mode d’exonération des frais. Ainsi, ils ne peuvent pas payer le prix de l’ouvrage. C’est pourquoi nous mettons en place une option d’offrir des copies de cet ouvrage. Toute personne souhaitant avoir une copie sans payer son prix, peut le commander sur le site en précisant qu’elle passe en tant que récepteur d’une copie en tant que cadeau. De même, toute personne peut entrer et commander un livre en tant que cadeau pour quelqu’un souhaitant avoir le livre et n’ayant pas les moyens.

Pour consulter le résumé de l’ouvrage ou le commander :
http://institut-shafii.com/boutique