La femme intelligente est celle qui préfère épouser un homme dépourvu de compte bancaire qu’épouser un compte bancaire sans homme, voire même celle qui chercher un homme ayant un compte dans l’au-delà.

En dégustant du maté, je méditais un peu sur les maux de la vie conjugale dans la pensée des musulmans de nos jours. Le mariage et l’établissement d’un foyer se sont transformés, d’un moyen de développer le monde à un objectif dans la vie. De nos jours, le musulman concentre toute sa pensée sur les moyens d’acquérir la richesse afin de pouvoir acheter un appartement et le meubler. Puis, le musulman se plonge dans la recherche des besoins de la famille. Ainsi, il perd l’objectif principal pour lequel Allah l’a créé et oublie que le mariage n’est qu’un moyen pour accomplir cet objectif et non un objectif en soi.

La religion : L’hypocrisie des musulmans dans le mariage

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En France, la religion dissimule toutes les misères dans le mariage.
Si une personne cherche un critère physique (couleur des yeux ou de peau ou de cheveux, beauté …) chez l’autre, elle sera accusée de manquer de piété et d’avoir des pensées superficielles. Cependant, ces critères sont le fond et à l’essence du mariage contrairement à ce qu’on souhaite faire croire au musulman. De même, si une personne cherche un critère social (études, rang social…) ou personnel (polygamie, divorce …), alors elle est accusée de ne pas chercher la religion, de ne pas être sincère ou de manquer de piété.

On ne doit pas se mentir à nous même. Nous sommes des humains et non pas des anges. Il faut arrêter l’hypocrisie qui règne dans ce sujet. Toute personne a le droit d’exiger des critères personnels, physiques et sociaux. J’ai connu des couples qui en sont arrivés au divorce malgré l’harmonie entre les deux conjoints et leurs intérêts communs, car l’attraction physique est absente. Tout ceci est dû à l’hypocrisie dans le choix du conjoint car on dissimule et écarte les critères formels malgré qu’ils soient essentiels pour une des finalités essentielles du mariage.

Pire encore, la religion est le passeport des arnaques dans le mariage, surtout envers les sœurs. Ainsi les apparences, facilement mise en place, inspirent confiance aux jeunes sœurs naïves cherchant toujours cette religion fantasmée dans une nouvelle vie. La naïveté et la jeunesse facilitent ces escroqueries et les sœurs se voient très vite déçues pour finalement divorcer dans quelques mois ou quelques années.

La majorité des musulmans disent rechercher la religion comme seul critère dans leur sélection du conjoint. Cependant, beaucoup parmi eux ne pratiquent de l’islam que les adorations corporelles apparentes. Quant aux muᶜâmalât (dispositions comportementales) contractuelles et familiales, alors la religion n’est présente que pour réclamer un droit.
Nous devons nous interroger, sur ce qu’est la religion ou sa recherche ?
Ce n’est certainement pas avoir une barbe ou porter un qamis ou un jilbab ou prier à la mosquée. Ces critères en font parti mais ne sont pas la totalité, surtout que certains ne sont que des recommandations formelles.

Mais alors, que devons nous chercher réellemment ?
Le Prophète salla Allah ᶜalayhi wasallam a évoqué deux critères à rechercher dans le mariage : la pratique religieuse et le caractère. C’est le comportement de la personne avec ses proches, qui détermine la viabilité d’une relation.

Conclusion :
Il ne faut pas cacher le comportement réel derrière les adorations apparentes si vous cherchez à réussir votre vie et arrêtons de rendre la religion comme le voile pour cacher toutes les misères.

Wallah aᶜlam,

Choisir un conjoint pieux ?

L’imam Shâfiᶜî a dit :

J’ai entendu un de nos compagnons de confiance dire :
« Je me suis marié afin de préserver ma religion. Mais ma religion, celle de ma mère et celle de mes voisins se sont envolées »(*).

D’où l’importance de choisir le conjoint qui correspond à notre état spirituel et à notre engagement religieux. Il faut chercher quelqu’un ayant un état proche du nôtre et qui a l’aptitude de travailler pour évoluer davantage afin que les deux évoluent ensemble.

L’homme qui est négligeant dans ses obligations religieuses mais qui cherche une femme pieuse qui préserve ses évocations quotidiennes, ses prières surérogatoires et excelle dans les adorations, commet une grande nuisance pour lui-même comme pour son épouse.

C’est aussi valable dans le sens inverse, mais la première figure est la plus répandue et la plus évoquée par les frères dans leurs demandes de mariage.

Qu’Allah réforme nos jeunes.
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(*) Rapporté par al-Bayhaqî dans al-Manâqib et par al-Juwaynî dans Nihâyat al-Matlab.

Polygamie : droit ou devoir ?

Le mariage est un acte du responsable qui est donc soumis aux cinq statuts juridiques de responsabilités : obligatoire, recommandé, autorisé, déconseillé et interdit. Cela est applicable pour toutes ses formes : 1er, 2e, 3e ou 4e mariage. Ainsi, nous pouvons résumer ces cinq statuts légaux comme suit :

Obligatoire : pour celui qui a le besoin de se marier, qui en a les moyens financiers et qui craint de tomber dans l’illicite ;

Recommandé : pour celui qui a le besoin de se marier, qui en a les moyens financiers et qui ne craint pas de tomber dans l’illicite ;

Autorisé : en absence de causes incitants au mariage et de causes le repoussant ;

Déconseillé : pour celui qui craint de ne pas assumer les devoir physiques ou financiers de l’épouse de façon légère sans arriver au degré de nuisance.

Illicite : pour celui qui a la certitude de nuire à son épouse financièrement ou physiquement, sauf si l’épouse accepte de délaisser ses droits.

Cependant, ceux qui disent que la polygamie est un droit n’ont rien lu de fiqh ni de ‘usul. En fait, la notion « droit » n’est pas un statut légal en islam. Ainsi, le mariage n’est ni un droit ni un devoir.