Ô fils de chien !!

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Certains se sont interrogés sur l’interdiction d’interpeller quelqu’un via sa qualité dans une certaine condition : à savoir le mépris, l’insulte ou le rabaissement. Cela s’applique sur la description de la croyance de la personne, de sa couleur, de son physique ou toute autre caractéristique le concernant.
Ce respect s’applique aussi envers les animaux, non pas par rapport à un droit de l’animal mais surtout de manière éducative.
L’éminent imam mujtahid, fondamentologue et théologien Taqiyy ad-Dîn as-Subkî nous donne une leçon très profonde, adressée en premier lieu à son fils l’imam Tâj ad-Dîn. Dans son ouvrage intitulé « at-Tarshîh », ce dernier a dit :
« Un jour j’étais dans l’avant-cour de notre maison avec un groupe lorsqu’un chien mouillé est passé. Il risquait de toucher nos habits(1) alors je l’ai grondé en disant : « Ô chien, Ô fils de chien ! »
Ainsi, le Shaykh, l’Imam(2), nous a entendus de l’intérieur. Lorsqu’il est sorti, il a dit :
« Pourquoi l’as-tu insulté ? »
J’ai répondu :
« Je n’ai dit que la vérité, n’est-ce pas un chien, fils d’un chien ? »
Puis il répondit :
« Il est ainsi, mais tu l’as dit en tant qu’insulte et mépris, on ne doit pas agir ainsi. »
J’ai dit alors :
« C’est un bienfait scientifique [fâ’ida] : une créature n’est pas appelée par ses caractéristiques si la possibilité de le mépriser n’est pas exclue. » »
Fin de citation.
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(1) Le chien est une impureté majeur. Le fait qu’il soit mouillé signifie qu’il rend les vêtements impures s’il les touche. C’est pourquoi l’imam Tâj ad-Dîn l’a grondé afin d’éviter qu’il touche ses vêtements.
(2) C’est-à-dire son père, l’imam mujtahid Taqiyy ad-Dîn as-Subkî.

 

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Entre vérité et réalité

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La vérité est la véracité en soi, qu’elle soit présente dans la réalité ou non.
La réalité est ce qui est concrétisé en soi, qu’il soit véridique ou pas.
 
Par exemple, les conditions à remplir pour le statut de mujtahid sont quasiment inexistantes dans la réalité actuelle. Le vrai juriste est actuellement irréel mais sa vérité persiste malgré son absence dans la réalité. Les juristes réels, quant à eux, sont des juristes faussaires.

Du Munkar d’Arabie et des savants du Palais: les chanteurs dans le haram médinois

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La cérémonie d’al-Ulâ a eu lieu à al-‘Ulâ, dans le département de Médine en Arabie Saoudite.
Entre le 20 décembre 2018 et 2 février 2019, vidéos à l’appui, les pervers sont entrés dans nos régions bénies grâce à cet événement.
 
Tous les Musulmans sont concernés par la ville du bien-aimé ﷺ.
 
Est-ce que c’est ça, être au service des deux mosquées saintes ? N’est-ce pas plutôt traîtrise à l’encontre de ces deux lieux?
Les mosquées saintes n’attendent pas que vous les embellissiez ou que vous les couvriez de marbre, mais que vous respectiez leurs particularités juridiques et éthiques.
Mais nous l’avons déjà dit : Ceux qui ont trahi la première qibla en validant l’affaire du siècle, vendant al-Quds aux sionistes, ne tarderont pas à faire de même avec la seconde.
 
Vous avez défié l’Islam, profané la région où est descendu la Révélation divine, insulté le prophète de l’Islam et piétiné les sentiments d’un milliard et demi de musulmans …
 
Ce défi ne pourra pas survivre et continuer !
 
Si des hommes s’étaient dressé contre vous, vous n’auriez pas pu continuer votre corruption et vos égarements.
 
Après Hay’at al amr bil ma’rûf (organisme ordonnant le bien et réprimandant le mal) vous avez instauré Hay’at attarfih (organisme de divertissement).
 
Ô Mashâyikh, quand allez-vous parler ?
N’est-ce pas vous qui avaient donné la fatwâ de l’illicéité de la musique, des chants et d’assister aux prestations des chanteuses et danseuses ?
N’est-ce pas vous qui avaient dit que celui qui y assiste à de telles choses sera puni par Allah par l’écroulement de la terre, le malédiction les changeant en singes et porc et toutes ces punitions rapportées par des ahadith que vous avez soutenues et relatées comme authentiques ? C’est ce que nous avons entendu de vous, en tout cas.
Dites que c’est un sujet à divergences, ce sera un tout autre discours. Mais vous aimez la dureté et la complication pour le Musulman. Vous exportez vos fatâwâ biaisées et dures dans le monde mais chez vous vous êtes laxistes.
Mais même si cela est objet de divergence, il faut exalter les mosquées saintes et leurs terres saintes d’y organiser de telles cérémonies et activités.
 
Où est la jalousie pour l’islam ô musulmans ? Ou est votre jalousie pour Médine ?
N’avez-vous pas accès à internet ? N’avez-vous pas vu ces vidéos ?
 
Le Prophète ﷺ a dit : « Al-Madîna est une terre sainte (HARAM) entre ‘Ayn et Thawr, celui qui en fait un hadath (péché public) ou en cache un muhdith (celui qui a fait un péché rendu public), est maudit d’Allah, des anges et de tous les gens » (Rapporté par Muslim).
 
Quel hadath (péché à effet public) est pire que ce hadath ?!
 
Lorsqu’une cérémonie aura lieu dans le Haram, nous nous demandons si ces chanteurs sont Musulmans pour entrer dans le HARAM ?
 
N’avez-vous pas un large désert pour y organiser vos cérémonies et y commettre vos actes méprisables ? Vous n’aviez donc aucun lieu autre que cette terre pure, sacrée et bénie ? Étiez-vous coincé, et n’aviez-vous trouvé aucuns endroits dans la péninsule arabique que cette terre irriguée par le sang des compagnons ?
 
Non, vous vouliez provoquer les Musulmans. 
Les premiers Musulmans provoqués et insultés par vos actes odieux sont ceux qui habitent ces régions bénies. Cependant, ils n’ont rien dit car ils sont drogués, manipulés et éprouvés par les shuyukh de l’égarement. Ceux qui disent : « Nous approuvons le munkar afin d’éviter ce qui est plus munkar ». Ils cherchent toujours à justifier le pire, c’est l’habitude du fiqh des bédouins idiots.
Mais le munkar augmente avec le temps. Ils disent : « Nous patientons ». Ô bédouins, vous ne faites pas la différence entre le caillou et le charbon.
La patience ordonnée par le Prophète ﷺ est préconisée afin de ne pas lever les armes en face des gouverneurs, ce que nous approuvons. Mais il ﷺ a aussi dit qu’il fallait ordonner le bien de réprouver le mal, ordonné de réprouver leurs erreurs et de critiquer de manière pacifique : par les prêches, les conférences, les discours, la langue, la plume et via tous les moyens existants comme, de nos jours, la télévision, les réseaux sociaux etc… En gros, selon notre capacité. Critiquer et faire le inkâr est obligatoire même si ce n’est que par la déclaration, c’est la méthode des pieux prédécesseurs.
Si al-Hasan al-Basrî, al-Shi’bî, Ibn Sîrîn, Sâlim bin Abdillah, ‘Atâ’ bin Yasâr ou ‘Atâ’ bin Abi Rabâh, venaient, nous diraient-ils « patientions et invoquons Allah pour le guider » ?
Vous-vous moquez de qui ?
Ce munkar est public, il faut le critiquer en public !
 
Bishr bin Marwân a levé ses mains durant le prêche du Vendredi, ‘Umâra bin Ruwayba a dit : Qu’Allah maudisse ses mains ! Le Prophète n’a pas fait plus que ceci. (Rapporté par Muslim n°874)
Est-ce qu’il s’est tu ? A-t-il léché les chaussures du prince comme vous le faites ? Non ! Il a critiqué PUBLIQUEMENT, durant le prêche de vendredi, dans la sainte mosquée du Prophète ﷺ.
Et qui a fait cette critique publique ? Un khâriji ou un noble compagnon ?
 
Arrêtez de mentir et de dissimuler ! La peur a rongé vos cœurs. Vous devez réviser le sens de Tawhid, vous êtes les plus éloignés du Tawhid ! Les plus éloignés de la crainte et de la soumission à Allah ! Il faut vous expliquer à nouveau le Tawhid dans son sens réel.
Vous mémorisez les versets et les ahadith sur la crainte et sur l’obligation de dénoncer en public. Mais vous mentez et dissimulez !
Certains de vous sont muets, votre prince vous emprisonne les uns après les autres.
Mais malgré ça, vous continuez à le louer jour après jours. 
A tous les shuyukh du monde :
Celui qui ne dénonce pas ce munkar et cette trahison de la terre sainte a un problème dans le fiqh des priorités et a des comptes personnels à régler.
Pourquoi ceux qui sont à l’extérieur de l’Arabie ne parlent pas ? De quoi avez-vous peur ? Vous craignez de ne pouvoir aller au hajj ou à la umra par la suite? De ne pas avoir quelques centimes à la fin de la saison ?
Mais c’est une surérogation ! Tandis que dénoncer le munkar est une obligation !
Qu’Allah ne vous permette jamais d’y aller si c’est votre excuse !
 
Allah a mentionné l’obligation des croyants :
 » N’avait-on pas pris d’eux l’engagement du Livre, qu’ils ne diraient sur Allah que la vérité? Ils avaient pourtant étudié ce qui s’y trouve. Et l’ultime demeure est meilleure pour ceux qui pratiquent la piété, – Ne comprendrez-vous donc pas ? –  » (A’râf, verset 169).
 
Il a dit :
« Ceux qui communiquent les messages d’Allah, Le craignants et ne redoutaient nul autre qu’Allah. Et Allah suffit pour tenir le compte de tout. » (Ahzâb, verset 39).
 
Et malgré ça, vous sortez sur les manâbir parler aux musulmans du courage héroïque des compagnons, de la lutte de l’imam Ahmad contre le gouverneur…
Taisez-vous, c’est mieux pour vous !
 
Déchirez vos diplômes car ils ne valent même pas quelques centimes.
La science, si l’homme n’assume pas sa responsabilité en disant la vérité par elle et grâce à elle, ne lui apportera jamais rien.
Ô Allah, occupe-toi du traître des deux mosquées saintes !
Ô Allah occupe-toi de ce traître rapidement !
Ô Allah déchire son pouvoir !
Ô Allah venge pour ta mosquée sainte de lui !
Ô Allah remplace le par un pieux !

Un prêche de vendredi dans notre mosquée

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Le prêche du Vendredi a pour vocation de donner conseil spirituel, juridique et dogmatique aux musulmans. Il traite aussi de leur situation et de leur vie mondaine en l’analysant à l’aune des principes de l’Islam.
 
Aujourd’hui, dans notre mosquée, il traitait de la bonne gestion de l’état Musulman qu’assurait Umar bin Abd al-Aziz en comparaison avec la corruption actuelle dans le monde Musulman.
 
L’Imam a ensuite fait une petite parenthèse – parenthèse qui a dû durer une bonne vingtaine de minutes, soit la moitié du prêche – pour nous expliquer l’engouement d’Umar bin Abd al-Aziz à la préservation de l’honneur de l’Islam et de la religion. Ainsi, l’orateur a critiqué l’humiliation de 1.5 milliards de musulmans en organisant des cérémonies et fêtes musicales à Médine. Il a ainsi critiqué le Traître des deux lieux saints et son prince héritier. Il a conclu en affirmant que même s’il devait être tué, il dirait toujours la vérité. Il n’avait aucune peur quand il s’agissait de dire la vérité et de protéger l’honneur de l’Islam.
 
C’est comme ça que les shuyukh doivent être !
 
De vrais Hommes !

Un mot sur la critique des savants des ashrâf

Les descendants du Prophète ﷺ doivent s’abstenir de s’enorgueillir de leur noble filiation et doivent s’occuper de leur sort auprès d’Allah.
Ceci est leur devoir envers leur Seigneur et leur religion.
Le devoir des musulmans est de préserver leur sacralité (hurma) en honneur à leur grand-père ﷺ.
 
Dans la tradition, nous trouvons que durant la bataille de Badr, un des compagnons était déterminé à tuer al-ʿAbbâs, l’oncle du Prophète ﷺ. Cette parole fut transmise au Bien-aimé ﷺ qui a dit : « Ô Umar, le visage de l’oncle de ton Prophète sera-t-il frappé par l’épée ? » sachant qu’al-ʿAbbâs était mécréant.
 
Le fait de mélanger l’obligation des ashrâf et l’obligation des musulmans aboutit à des débats futiles.
 
Préserver la sacralité des ashrâf s’oppose-t-il à l’exposition de l’erreur ou même à l’égarement de certains parmi eux ? Non. Les savants doivent dévoiler ces types d’erreurs et d’égarement et ne doivent pas les taire, sous prétexte qu’untel est parmi les ashrâf. Cependant, répondre scientifiquement à cela doit être loin de l’insulte et de la moquerie. Il faut simplement imaginer que notre parole envers l’erreur de chacun d’eux est exposée au Prophète ﷺ. Soyons donc attentifs, afin que ces paroles restent dans la limite de la préservation de la religion et de la sacralité de leur noble descendance prophétique.
 
Une autre question se pose fréquemment : Qu’est-ce qui nous affirme la validité du nasab (généalogie) du descendant présumé ? En fait, nous ne sommes pas chargés de croire ou de ne pas croire à cette filiation. Cela demeure la spécialité des experts des ansâb. Mais il sera interrogé par Allah le Jour de la Résurrection ; Malheur à lui s’il a menti.
 
Wallah a’lam.