Ordre de mérite des prières

Le mérite des prières est classé dans l’ordre suivant selon les textes le prouvant :
1- Les prières obligatoires ;
2- Les deux unités de la prière du ‘îd (prière des deux fêtes) al-Fitr et al-Adha ;
3- La prière de l’éclipse solaire ;
4- La prière de l’éclipse lunaire ;
5- La prière d’istisqâ’ (demande de pluie)
6- La prière de witr : le minimum est 1 unité et le maximum est 11 unités et il est recommandé de ne pas l’accomplir en moins de 3 unités ;
7- Les deux unités de sunna avant la prière de fajr ;
8- Les autres sunan rawātib (qui sont au nombre de dix unités avec ceux de fajr) : deux unités avant et après le ẓuhr, deux unités après le maġrib, et deux unités après le ᶜishā’ ;
9- La prière de tarāwīḥ : son temps s’étend de l’accomplissement de la prière ᶜishā’ jusqu’au fajr. Elle est de vingt unités accomplies deux par deux et séparées par un taslīm (salutation finale) toutes les deux unités ;
10- La prière de ḍuḥā : son temps s’étend de l’élévation du soleil dans le ciel à la hauteur d’une lance jusqu’à son zénith. Son minimum est de deux unités et son maximum est de huit unités ;
11- Les deux unités de ṭawāf ;
12-Les deux unités de salutation de la mosquée (tahiyyatu al-masjid) ;
13- Les deux unités d’ ‘iḥrām ;
14- Les deux unités de wudu’.
Référence : Al-Muqaddima al-Hadramiyya et son commentaire de l’imam Ibn Hajar, p.136-138.

 

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Le sacrifice par la personne et sa famille

Le sacrifice pour la fête de ‘aid al-adha est une sunna mu’akkada (acte fortement recommandé). Elle est sunnatu ‘ayn (recommandation individuelle) à la personne indépendante et sunnatu kifâya (recommandation commune) pour les membres d’une famille. Cela signifie qu’il suffit qu’une seule personne parmi les membres de la maison sacrifie pour que la sunna soit appliquée pour leur totalité.
 
La famille ici signifie les membres de la famille qui sont sous la dépense d’une seule personne. Ce critère est adopté par ar-Ramli dans ses annotations sur le Commentaire d’ar-Rawd et mentionné par Ibn Hajar dans la Tuhfa (vol.9, p.345).
 
Ainsi, si le père habite avec ses enfants dans une même maison et que chaque enfant travail et dépense de ses propres comptes, ils sont considérés chacun comme indépendants.
 
Alors, quand un membre de la famille (dans le sens précité) sacrifie un ovicapridé, celui-ci reçoit la récompense de la sunna du sacrifice. Mais les autres membres de la famille n’auront pas ce mérite, ils ne seront plus concernés par la recommandation tout simplement. Cependant, lorsqu’il met l’intention de partager le mérite avec eux, ils seront alors partenaires avec lui dans la récompense. Il suffit de mettre l’intention de sacrifier pour lui et sa famille.
 
Wallah a’lam,

Le takbîr de ‘id al-fitr

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Le jour de ‘id est couronné par une adoration particulière qui consiste à prononcer le takbîr durant cette période. Soit, pour ‘id al-Fitr, le Takbîr est dit mursal (non-restreint) : il peut être accompli à tout moment indépendamment de l’accomplissement des prières obligatoires et ce, entre le coucher du soleil du dernier jour de Ramadan jusqu’à la prononciation de la lettre (ra’) du mot akbar dans takbirat al -‘ihram de l’imam dans la prière de ‘Aid al-Adha (i.e. le début de la prière de ‘Aid) pour celui qui accompli la prière en groupe.
Pour celui qui accompli la prière de ‘id tout seul, le temps du takbir se termine avec le début de la prière individuelle.
PS : Quant à celui qui n’a pas accompli la prière de ‘aid, le temps du takbir se termine au Zénith (l’entré du temps de la prière de dohr) du jour de ‘aid.

Les sunan rawātib dans l’école shafiite

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Les sunan rawātib sont les prières surrérogatoires qui se répètent avec les prières obligatoires. Dans l’école shafiite, elles sont de deux catégories :
 
1- Sunan rawātib confirmées (mu’akkada) : elles sont au nombre de dix unités : deux unités avant la prière de fajr, deux unités avant et après le ẓuhr, deux unités après le maġrib, et deux unités après le ᶜishā’
 
2- Sunan rawātib non confirmées (ghayr mu’akkada) : elles sont au nombre de douze : deux unités avant et après la prière de żuhr, ainsi que quatre unités avant la prière du ᶜaṣr, deux unités avant la prière de maġrib et deux unités avant la prière de ᶜishā’.
 

Impact du saignement des gencives sur le jeûne

Nous avons reçu plusieurs questions concernant le statut de l’impact du saignement des gencives sur le jeûne. Nous présentons donc la réponse de nos imams shafiite à cette problématique.
L’imam Ibn Hajar al Haytami a dit :
Il semblerait que soit pardonné celui qui serait victime d’un saignement de gencives difficile à ôter. Ainsi même s’il avale sa salive [mélangé à ce même sang] en ayant connaissance de la nature de ce dernier, son jeune reste valide.
Nihâyatu al-Muhtâj.
 
Puis, il [Ibn Hajar al Haytami] rapporte, ainsi qu’Al-Khatib ashShirbînî, cette parole de l’imam al Adhur’î :
Celui qui est victime d’un saignement de gencives de manière continuelle ou fréquente est pardonné car c’est une gêne difficile à ôter. Il suffit alors qu’il crache ce sang et il est pardonné des traces restantes.
Nihâyatu al-Muhtâj & Mughnî al-Muhtâj.