Les criminels de lecture coranique

Avant qu’il ne soit un tambour du régime et une chaussure du roi, le problème d’as-Sudays est que les gens du commun l’aiment pour sa lecturr qui les affecte. J’éprouve une difficulté à parler de cela avec de nobles amis qui pensent du bien de lui car ils ne maîtrisent pas les moyens leur permettant de déceler le bien du mal et le bon du mauvais. Je me sens donc pris entre deux feux. D’un côté, laisser ces gens emprisonnés par leurs illusions sans les introduire dans la technicité de la lecture coranique tant qu’ils profitent et bénéficient individuellement dans ce qui les redresse. Ou d’un autre côté, les choquer par la réalité scientifique, ce qui peut les rebuter assez fortement.
 
De plus, le problème actuel découle d’une crise de « goût » à cause de la ‘ujma (manque de maîtrise de l’arabe) frappant nos sociétés arabes, en particulier les musulmans en France. Cet absence de « goût » et la situation de non-arabophonie dans les pays arabes poussent les gens à préférer les chansons et les cris de as-Sudays, de Qattâmî, de Falkâwî et de leurs semblables criminels des lectures coraniques, plutôt que ‘Imrân, Minshâwî ou autres lecteurs.
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La fête de ‘id coïncidant un vendredi

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Lorsque le jour de ‘id coïncide avec un jour de jumu’a, deux prières avec leurs sermons se trouveront dans le même jour. Ainsi, la majorité des savants considère que la prière de jumu’a reste obligatoire pour les habitants de la ville contrairement à l’imam Ahmad considérant la prière de jumu’a comme non-obligatoire dans ce cas et imposant la prière obligatoire (fard) de Zuhr.
 
L’ensemble des savants se base sur le hadith de ‘Uthmân, que Dieu l’agrée, rapporté par Al-Bukhârî dans son recueil authentique (sahih), qui a dit durant le prêche : « Ô gens ! Deux fêtes se sont regroupées durant ce jour. Celui qui souhaite, parmi les gens des villages proches, prier la prière de jumu’a avec nous, qu’il prie, et celui qui souhaite partir qu’il parte ».
Cette parole dite à Médine devant l’ensemble des Compagnons n’a suscité aucune opposition.
En fait, les habitants des villages près de Médine sont soumis à l’obligation de prier le vendredi car ils entendent l’appel. Il est déduit de la parole de sayyidunâ ‘Uthmân, que Dieu l’agrée, que s’ils restent à Médine pour attendre la prière de vendredi, ils ratent le jour de ‘aid et ne le fêtent plus avec leurs familles. S’ils partent chez eux et reviennent pour la prière de vendredi, ça sera très fatigant pour eux et mettront beaucoup de temps pour le faire. Ainsi, la prière de vendredi ne leur est plus obligatoire à cause de la présence de grande difficulté.
 
Cependant, nous trouvons un hadith d’après Zayd ibn al-Arqam, que Dieu l’agrée, qui dit : « J’ai participé avec le Prophète – que la paix et le salut de Dieu soient sur lui – aux deux fêtes ensembles. Il a prié le ‘aid et a rendu facultative la prière de vendredi en disant : « Celui qui souhaite prier, qu’il prie » ». Ce hadith est rapporté par Abû Dâwûd, Ibn Mâjah et An-Nasâ’î. De même, Abou Hurayra, que Dieu l’agrée, rapporte un hadith proche d’après le Prophète – que la paix et le salut de Dieu soient sur lui – qui dit : « Il s’est regroupé deux fêtes dans votre jour, celui qui souhaite peut reporter la prière de vendredi, mais nous la prierons ». Rapporté par Abû Dâwûd et Ibn Mâjah.
Ces deux hadith sont considéré comme étant une facilité (rukhsa) pour les gens des villages près de Médine. Cette interprétation assure l’application de tous les textes rapportés sur le sujet.
L’imam Ibn Abd-l-barr a dit : « Cette interprétation est soutenue par les fondements pour lesquels les preuves témoignent. Celui qui le contredit n’a ni preuve ni argument ». Il a ajouté : « Si les textes sont interprétés comme cela, il n’est pas autorisé pour un musulman de considérer l’obligation de vendredi comme ne l’étant plus concernant ceux qui sont concernés par l’obligation car Dieu a dit : [Ô vous qui avez cru! Quand on appelle à la prière du jour du Vendredi, accourez à l’invocation d’Allah et laissez tout négoce . Cela est bien meilleur pour vous, si vous saviez ! ] Dieu et son messager n’ont pas rendu le jour de ‘aid comme particulier par un avis ayant une preuve tranchante ».
 
Malheureusement, des gens, ignorant en science, viennent diffuser des avis faibles au niveau de droit comparé, entre les musulmans relevant des traditions juridiques non-hanbalite, pour les convaincre de ne pas prier la prière de vendredi.
 
wa-lâ hawla wa-lâ quwwata ‘illâ billâh

Taxes et amendes financières

Parmi les formes d’injustices contemporaines : les amendes financières

Il est interdit d’imposer des amendes financières à celui qui commet une faute, comme imposer une amende à l’étudiant qui s’absente ou qui arrive en retard sans excuse, ou même, imposer des amendes financières au transgresseur des règles de sécurité routière, il faut imposer des sanctions non financières. C’est l’avis des quatre imams.
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Certains savants rapportent l’unanimité sur ce point.
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Réf. :
Al-Kâsânî : Badâ’i’ al-sanâ’i’, vol.7, p.63 et s.
Al-Khatîb al-Shirbînî : Mughnî al-Muhtâj, vol.4, p.192 et s.
Ibn Qudâma : Al-Mughnî, vol.12, p.523 et s.

Né de la divergence, il rompt la divergence

Une femme enceinte est décédée et son fœtus s’agitait dans son ventre. Ainsi, la question fut posée aux deux éminents imams de l’école malikite : ‘Aŝhab et Ibn al-Qāsim.
L’imam ‘Aŝhab a répondu par l’accomplissement d’une opération chirugicale visant à extraire le foetus tandis que l’imam Ibn al-Qāsim a interdit une telle opération.
 
La famille intéressée a appliqué l’avis de l’imam ‘Aŝhab et l’opération a donné naissance à un enfant. En grandissant, il devint un spécialiste et enseignant de fiqh malliki et il suivait les avis de l’imam ‘Aŝhab et délaissait ceux de l’imam Ibn al-Qāsim.
Qui pourrait le blâmer, quand on sait que c’est l’avis de l’imam ‘Aŝhab qui lui a sauvé la vie ?
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Réf. : Al-Fawākih al-Dawānī fī ŝarh risālat ibn ‘Abī Zayd al-Qyarawānī, vol.1, p.303.

Pourquoi apprendre à prier s’étale sur des heures ?

Le bédouin venait chez le Prophète – que la paix et le salut de Dieu soient sur lui – et apprenait avec lui les ablutions et la prière pendant une demi heure puis il partait.
Pourquoi l’apprentissage du fiqh s’étale sur des heures et des heures ?
 
Cette question semble logique et convaincante. Cependant, elle relève d’une ignorance indéniable, (1) ignorance de ce que le Prophète – que la paix et le salut de Dieu soient sur lui – enseignait et de ce que les savants enseignaient et aussi (2) ignorance de la nature de l’époque de chacun.
 
1- Regards sur le contenu :
Lorsqu’une personne venait chez le Prophète – que la paix et le salut de Dieu soient sur lui – pour demander les éléments essentiels de la religion, ou comment faire correctement la prière, il répondait par la présentation des piliers (arkân) de la prière. Cette nomenclature technique de pilier (arkân) découle de l’infaillibilité du Prophète – que la paix et le salut de Dieu soient sur lui. Il est présumé enseigné tout ce qui est indispensable lorsqu’il est en situation d’enseignement. Cependant, lorsque les compagnons décrivaient la prière parfaite, celle du Prophète – que la paix et le salut de Dieu soient sur lui -, ils mentionnaient outre les piliers indispensables à la validité de la prière, les actes méritoires recommandés ainsi que les formalités accessoires. Ainsi, ce que la personne venant du désert a appris en quelques instants sont les piliers de la prière, et elle apprend le reste par la pratique avec l’ensemble des compagnons.
De plus, la personne venant apprendre en quelques instants ne devient pas savante dans les sujets appris. Elle apprend le minium indispensable pour sa religion d’une manière minimale. Par exemple, celui qui a appris comment faire la prière correctement après l’accomplissement trois fois d’une prière invalide (hadith al-musî’i salâtuhu), n’a pas appris ce qu’il fait dans le cas de l’oubli et n’a pas appris aussi ce qu’il dit dans la prosternation (sujûd) ni dans l’inclinaison (rukû’).
Enfin, nous trouvons aussi qu’une grande quantité de gens viennent apprendre avec le Prophète – que la paix et le salut de Dieu soient sur lui – pour des périodes plus ou moins longues. Certains passent deux semaines, d’autres trois, d’autres des années. Qui dit qu’il faut des heures et des heures pour apprendre le minimum obligatoire pour un musulman lambda ? Une formation légère sur les sujets indispensables de la prière peut être assurée en quelques heures. Par exemple, l’explication entière de matn al Maqâsid pour les débutants dure environ dix heures sachant qu’elle couvre la croyance, le fiqh et la purification de l’ame ainsi que des conseils pour pratiquer la religion au quotidien et améliorer sa foi.
 
2- Regards sur l’historiographie du droit musulman :
Une grande différence se situe entre les deux apprentissages. Le bédouin qui vient apprendre, apprend de la source, du transmetteur de la législation lui-même – que la paix et le salut de Dieu soient sur lui -. Il n’est pas inquiet de s’approfondir et devenir un mufti car s’il en a besoin, il revient de nouveau chez le transmetteur de la législation – que la paix et le salut de Dieu soient sur lui -.
Tandis que la personne aujourd’hui apprend longtemps pour devenir indépendant dans ses adorations d’une manière minimale afin de ne pas revenir chez les savants à chaque problématique.
Ainsi, l’apprentissage se rejoint sur sa forme méthodologique. Le bédouin apprend avec le mujtahid ultime de l’humanité, notre bien aimé – que la paix et le salut de Dieu soient sur lui – de même que le musulman lambda apprend avec le savant le plus fiable qu’il puisse trouver.
 
Je conclue enfin en confirmant que chacun revient à la source législatif à laquelle il peut accéder. De nos jours, certains préfèrent creuser un puits qui a été déjà creusé mais sans avoir les outils pour le faire.
 
Qu’Allah nous préserve de l’ignorance et de la fierté d’être ignorant.