Répartition de l’héritage

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La science de l’héritage est parmi les premières sciences à disparaître, tantt elle est compliquée et minutieuse.
Parmi les cas difficiles de l’héritage figure la « Munasakha » , qui est un cas d’héritage dans lequel un ou plusieurs héritiers sont décédés. Cela signifie qu’il faut répartir l’héritage de chaque héritier dans le cas principal sur ses propres héritiers, et ainsi de suite.
Dans cette photo, on voit une réponse à un cas d’héritage dans lequel il y a 112 héritiers défunts. On peut remarquer que la réponse s’étend sur environ une grande salle. Ce cas fut exposé au tribunal islamique de Halhûl et résolu par le shaykh le juge Rashâd Salhab et son assistant le greffier Rashîd As’îd.
munasakha
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Imam et orgueil

L’imam al-Kawtharî a dit :

Qu’aucun parmi vous n’éprouve d’orgueil après avoir été qualifié d’IMAM par certains négligents. En effet, nous sommes dans une époque où l’on voit celui qui ne mérite pas d’être imam de la mosquée de son quartier être qualifié d’IMAM et de HUJJA.

Lecture de la fatiha pour le défunt

Les divergences juridiques entraînent parfois des dérives quand elles impliquent l’absence de adab al-‘ikhtilâf.
L’histoire suivante en est un exemple.

Un jour, un détracteur de l’avis sur l’arrivée du mérite de la lecture du Coran au défunt se rendit auprès d’un cheikh. Il lui dit : « La lecture du Coran pour les âmes des défunts est une bid’a (innovation). »
Le shaykh préféra ignorer le quêteur et sa question par sagesse. Cependant, un jeune assis à côté du shaykh répondit à cet homme : « Qu’Allah maudisse ton père ! »

L’homme hurla et s’énerva pour cette invocation contre son père. Le jeune lui répondit : « Si le maudissement arrive au défunt, que dire donc de la Fatiha ? »

L’homme partit sans répondre.

Ces deux personnes représentent l’exemple même de personnes ignorantes dépourvues de adab et qui cherchent à débattre de sujets juridiques bien établis.

L’étudiant bénéficie-t-il de la Zakât ?

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L’étudiant ne mérite pas la zakât pour la simple cause qu’il est étudiant mais à condition de rentrer dans l’une des huit catégories des personnes méritant la Zakât.
 
Si l’étudiant est pauvre, il a droit à prendre de la Zakât sous quatre conditions :
1- Ses études doivent l’occuper de tout travail. S’il peut travailler le Week-end ou à mi-temps, il ne mérite pas de la Zakât.
2- La science recherchée doit être inscrite parmi les « obligations communautaires » comme les sciences islamiques, les sciences naturelles et expérimentales…
3- L’étudiant doit être parmi ceux dont la réussite et l’excellence est espérée et non pas un étudiant qui n’arrive même pas à progresser.
4- Il ne doit pas avoir une pension suffisante de son tuteur.
 
Ces règles sont aussi applicables à Zakât al-fitr.

Bataille saisonnière de Zakât al-fitr

Parmi les batailles saisonnières figure celle de Zakât al-fitr. Pour résumer le sujet, la majorité des savants interdit de donner sa valeur aux pauvres et exige de la donner en nourriture. Quant à l’imam Abû Hanîfa et son école, ils permettent de donner sa valeur aux pauvres. Ce dernier avis existe dans toutes les écoles comme l’avis de l’imam « al-Rûyânî » (surnommé le petit Shafii) dans l’école Shafiite. Enfin, un avis relie la forme de donation de Zakât al-fitr à l’intérêt.
Ainsi, celui qui donne Zakât al-fitr en nourriture a accompli la forme recommandée car elle assure la validité de l’acte selon tous les avis. Celui qui la donne en liquidités a suivi un avis valide.
Cependant, le fait d’accuser les suiveurs de l’avis de l’imam Abû Hanîfa de délaisser la Sunna est un égarement manifeste. De même, le fait de qualifier l’avis du Jumhûr [la majorité des savants] comme était un avis rigide, est aussi un égarement manifeste. Enfin, le fait d’évoquer des arguments contre l’avis du Jumhûr par des arguments ridicules qui peuvent être évoqués par des enfants, est aussi un égarement manifeste. Parmi ces arguments ridicules, on retrouve celui assimilant le bénéficiaire de Zakât al-fitr à un commerçant d’alimentation. C’est comme si cela était méconnu et que ces enfants avaient découvert un secret, ou comme si cette situation était apparue de nos jours et n’existait pas auparavant.
Mais ouvrir la porte aux ignorants pour s’opposer aux avis argumentés des savants aboutit au rabaissement de la science et de ses gens, à inciter les ignorants à parler de religion sans science, à s’opposer aux avis argumentés au moyen de ses propres passions et à l’encouragement de toute personne à prononcer des fatâwâ par ignorance.
Sheikh Muhammad Sayyid al-Hanbalî (avec modifications)