Vente de vêtements

Assalam alaykom
Voilà j’ai une question à poser : j’aimerais savoir qu’est ce qui en est de vendre des vêtements de femme (jupes, robes, pantalons, chemises, shorts), est ce que c’est haram ? Est ce que sa entraîne au pêché ?
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Réponse:
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Waalaykom assalam,
Il est interdit de vendre des vêtements de femmes qui aboutissent à des infractions.
Pour les vêtements homme pantalon jeans pull polaire blouson chemise. Leur vente est autorisée.
La règle est la suivante : Tant qu’il n’y a pas de péché découlant du port de ces vêtements, leur vente est licite.
Donc, les sous vêtements (homme, femme, enfants), les manteaux (homme, femme enfant) sont autorisés. De même, les vêtements (homme femme enfant) qui sont licites à porter (chemises et blouses pour les femmes à long manches, des pantalons long et non pas collant sur le corps etc.) sont autorisé à vendre.
Ce qui est interdit à vendre est restreint : les vêtements qui sont interdit à porter : les mini jupes, les pantalons qui se collent sur le corps, les shorts (homme et femme), les maillots de bain etc. Concernant ces vêtements, il est autorisé de les vendre dans le cas où la personne va les porter dans sa maison et non pas en public (dans la rue, dans le travail). Notons qu’il faut faire attention de ne pas tomber dans une situation de discrimination religieuse envers vos clients, ce qui peut vous porter atteinte au niveau de la législation positive. Il faut donc avertir la personne sagement qu’il faut porter ces vêtements chez elle.
Baraka Allah fikom
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Allaitement et adoption

Assalam alaykom

Une question fut posée sur l’allaitement. Une jeune femme, non marié, souhaite adopter un enfant. Pour le faire, elle veut l’allaiter pour que l’enfant aura une relation d’allaitement, égale à la relation de sang, afin d’éviter les difficultés de vivre ensemble une fois majeur. Etant encore vierge, elle a besoin de prendre des pilules pour produire le lait.

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Réponse:

Waalaykom assalam warahmatu Allah,
L’allaitement aboutissant à l’affiliation de lait nécessite trois piliers (arkân), dont chacune est assujettie à plusieurs conditions et cas particuliers :
1- La femme qui allaite :
Il faut qu’elle soit une femme, vivante, qui a produit un lait.
Concernant la femme qui n’était jamais enceinte ou la vierge qui n’ont pas du lait. Les juristes les ont inclus dans la généralité du texte (et vos mères de lait qui vous ont allaité). L’un des deux avis de l’imam Ahmad sur le sujet – qui est admis dans son école – exige que la femme soit déjà enceinte. Il le justifie par la rareté de ce cas.
2- Le lait :
Il faut que le lait arrive à l’estomac de l’enfant peu importe le moyen ou la façon de son entrée.
Dans cette condition, il y a une divergence sur le nombre de fois des prises de lait (rada’ât). Un consensus est établi que lorsque c’est plus que 5 fois (jusqu’à l’assouvissement du bébé) que l’affiliation est établie. La divergence est dans le cas d’un allaitement moins que 5 fois.
3- Celui qui prend le lait :
L’enfant qui n’a pas dépassé les 2 ans est sûrement concerné par l’affiliation de lait lorsque les autres conditions sont requises. La divergence se situe sur le cas de l’enfant qui a plus que deux ans. L’avis admettant l’affiliation d’une personne de plus de 2 ans est un avis faible et délaissé par les 4 écoles pour diverses causes que je m’abstiens d’exposer ici pour leur complexité.
Donc, pour votre cas, la réponse est la suivante :
Vous pouvez prendre une pilule pour pouvoir allaiter l’enfant adopté. Cependant, il faut que l’âge de cet enfant soit inférieur à 2 ans pour établir l’affiliation de lait. Cela ne fait aucune différence si le bébé est un garçon ou une fille.
Je vous rappelle que l’enfant makfûl (adopté sans affiliation de nom et de titre) est un acte méritoire. Celui qui l’accomplit sera le voisin du Prophète ﷺ dans le Paradis. L’objet de la kafâla (adoption sans affiliation de nom et de titre) est de préparer cette âme à devenir un bon musulman, à réussir dans la vie sociale et professionnelle en appliquant les principes de l’islam.
wallah a’lam.

Avis aux étudiants de sciences islamiques

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Toute personne douée peut acquérir ta science, et même te dépasser. Elle peut devenir imam (dirigeant de la prière), khatib (orateur), jurisconsulte. Mais le véritable savant est celui qui :
 
1- déclare la lumière de la vérité lorsque le temps est rempli par les ténèbres de l’injustice et de l’obscurité
 
2- éclaircit la religion et le droit chemin pour les gens
 
3- reste immuable sur les préceptes de la religion et les fondements essentiels de la législation.
 
Si tu n’acquières pas ces critères, quelle est la valeur de la science que tu portes ??

Ablutions d’une personne amputée de ses bras

Salamou’leykoum

Une personne a été amputée des deux bras et elle aimerait savoir comment elle doit procéder concernant les ablutions (chez les malikites ou autres)

wa alaykom assalam

Qu’Allah facilite cette personne.

Pour répondre à votre question, il faut préciser l’endroit de la coupure.
Si la coupure se situe entre le poignet et le coude, il y’a donc une partie de l’organe à obligatoirement laver dans les ablutions. Donc il faut laver cette partie.
Si la coupure se situe sur le coude, il faut laver le coude.
Si la coupure se situe entre le coude et l’épaule, il ne faut rien laver.

Réponse donnée selon l’école shafiite.

Les autres organes doivent être normalement lavés. Bien sûr une aide est indispensable pour le faire. Cependant, si cette personne ne peut pas avoir de l’aide pour accomplir ses ablutions, elle peut procéder à un essuyage (mas7) sur les organes d’ablution selon sa possibilité.

Baraka Allah fikom

Grossesse, allaitement et jeûne

Assalam alaikum ya sheikh
 
On me demande une information dont je n’ai pas de connaissance pour répondre selon le madhab shafi’ite. Une femme était en période difficile de début de grossesse quand le ramadan de l’an dernier avait commencé. Le médecin lui avait interdit de jeûner. En janvier elle a accouché et avec la période de lochie qui a suivi, elle a voulu commencer le jeûne au mois de mars, mais ça lui était difficile en plus de la perte de lait pour son bébé. Jusqu’à présent elle est dans la même situation. Elle souhaite savoir comment doit elle gérer cela avec le ramadan qui commence à. la fin de ce mois-ci. A-t-elle le droit de jeûner ce ramadan pour ensuite commencer à rattraper celui de l’an dernier ou doit-elle d’abord rattraper celui de l’an dernier et rattraper celui de cette année après?
Ensuite que doit-elle faire si le fait de jeûner lui faisait perdre son lait à nouveau, doit-elle encore s’abstenir de jeûner ou est-elle autorisée à délaisser pour le rattraper avec ce que qu’elle doit déjà de l’année passée.
Baraka’Llahou fika pour votre réponse. Wa Salam alaikum
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Réponse :
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Wa alaykom assalam warahmatu Allah

 

Votre question engendre plusieurs problématiques juridiques. Ainsi, la réponse se divise en plusieurs éléments.
1- Ramadan dernier :
La femme avait une excuse légale pour ne pas jeûner le Ramadan. Elle est donc dans l’obligation de rattraper les jours de jeûne manqués. Cependant, il faut connaître la cause pointue de l’interdiction de jeûne, car on doit distinguer entre deux cas :
a- ne pas jeûner par crainte pour la santé de la mère. Dans ce cas, il faut simplement rattraper le jeûne.
b- ne pas jeûner par crainte pour le fœtus. Dans ce cas, il faut rattraper et payer une fidya.
Il faut donc voir la cause exacte car l’effet juridique n’est pas le même.
 
2- Impossibilité de rattrapage avant le nouveau Ramadan:
Lorsque la personne exemptée n’arrive pas à rattraper le jeûne avant le nouveau Ramadan à cause de la continuité de l’excuse légale (comme ce cas), elle doit effectuer ce rattrapage après le nouveau Ramadan.
Il n’y a alors aucune obligation supplémentaire qui lui incombe.
 
3- Le nouveau Ramadan :
Dans le cas du nouveau Ramadan, la cause de l’exemption est l’allaitement. La femme doit donc rattraper le nouveau Ramadan et payer une fidya pour chaque jour.
 
4- Cumul des deux Ramadan :
En effet, le rattrapage est une dette. Après l’allaitement, la femme doit rattraper tous les jours jeûne qu’elle a ratés : les deux Ramadan, ou même les trois. Il faut faire attention pour le paiement de la fidya dans le cas (1-b) et le cas (3).
 
Enfin, il faut rattraper les jours de jeûne ratés après l’expiration de la cause légale, à savoir l’allaitement, et ceci avant un nouveau Ramadan, car après ce point, le retard de chaque jour de rattrapage engendre une fidya à payer.
 
PS : la fidya est la nourriture d’un pauvre de la nourriture moyenne du pays.
 
Wallah a’lam
Réponse donnée selon les règles de l’école shafi’ite.