Retarder le mariage pour les études

As-salâmu ‘alaykum wa rahmatuLlâhi wa barakatuhu yâ shaykh, « Les études avant le mariage », est-ce une bonne raison de la part des parents pour retarder un mariage ?

Wa alaykom assalam warahmatu Allah

Oui, c’est une bonne cause de retard. 
Cependant, il ne faut pas trop tarder surtout pour les filles, l’étude ne doit pas tarder la fille plus que l’age de 25 années et le fils plus que 30 années. Après cet âge, l’étude n’est plus un motif admissible de retard du mariage.
On remarque de véritables problèmes sur ce niveau, des soeurs qui terminent leurs études à l’age de 30 voir plus et qui ont passé leur jeunesse dans l’éducation ce qui leur pose de problèmes très sérieux surtout pour trouver un homme qui les accepte à cet âge là, pire encore, elles ajoutent des conditions plus élevés vu qu’elles sont maintenant bien diplômées.
Ce problème ne se pose pas gravement pour les frères, car même jusqu’à un age retardé dans l’étude, il n’est pas considéré comme étant en retard pour le mariage même à l’age de 30 années.

wallah a’lam

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Conseils pour mariage (14) : les fiançailles

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Un cheikh jordanien qui travaille dans le tribunal de statut personnel a donné un prêche de vendredi sur les maux de la société. Il a présenté l’avis de l’islam sur les coutumes concernant les fiançailles, le mariage et le divorce.
 
A propos des fiançailles, il a dit :
 
« C’est quoi cette histoire de fiançailles qui perdurent 4 et 5 années ? Les gens nous disent : « on veut saisir la fille ».
Mais, la fille est-elle une chèvre pour être saisie ? Es-tu en train d’acheter une voiture pour payer un acompte du prix (arrhes) ?
Dites à ceux qui demandent vos filles : « Ô mon fils ! Si tu es prêt ahlan wasahlan (tu es le bienvenu), si tu n’es pas prêt, ma’assalama (dégage d’ici poliment) ».
 
Ainsi, il faut comprendre que l’objectif des fiançailles est de faire connaissance mutuelle entre l’homme et la femme, dans le cadre familial et légal. La sunna c’est que les fiançailles soient non déclarées et pour de courtes périodes afin d’éviter de nuire à la femme.
 
Wallah a’lam

Régime matrimonial en islam en cas de divorce

Question :
En cas de divorce comment se passe la répartition des biens (véhicule, domicile, etc)? La femme a-t-elle le droit à la moitié ou pas?
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Réponse :
En droit civil, les mariés doivent choisir au moment de la conclusion du contrat de mariage la nature du « Régime matrimonial » applicable en cas de divorce ou de séparation. Ainsi, ils peuvent choisir entre :
– un des régimes communautaires où les biens du couples deviennent des biens communs
– un des régimes séparatistes où chacun conserve ses propres biens et répond à ses propres dettes. Ces régimes sont à indépendance relative (régime de Participation aux acquêts) ou absolue (régime de la Séparation des biens).
 
En Islam, les deux mariés conservent l’indépendance de leur patrimoine et de leurs biens. Cette indépendance est stricte et absolue couvrant les biens acquis ou cédés avant, durant et après le mariage. C’est ce qu’on nomme en droit civil « régime de séparation des biens » qui est un type des régimes séparatistes, à savoir la forme de l’indépendance absolue entre les deux patrimoines.
 
Ainsi, les époux répartissent, en phase de divorce, les biens dans lesquels ils ont participé ensemble et ce, dans la proportion de la participation de chacun d’eux.
Cet avis est unanime entre les quatre écoles.
 
Quant au cas de la présence d’un accord de mariage dans lequel les deux ont choisi un régime communautaire. Dans ce cas, ils sont dans l’obligation d’appliquer la séparation absolue des biens. Quiconque des deux époux prend selon ce régime un bien de l’autre époux commet un péché. Ce bien lui est haram.
 
Wallah ‘alam.
couple getting divorced

couple getting divorced

#Conseils_pour_mariage (13) : Principales causes de divorce

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J’ai constaté un grand nombre de divorces entre les jeunes musulmans, j’ai discuté avec plusieurs personnes en situation difficile tendant vers le divorce, par téléphone, skype ou en personne.
 
J’ai trouvé qu’il y avait certaines raisons qui revenaient souvent :
 
1- Le jeune homme manque de sagesse et de compréhension, il ne calme pas sa colère envers sa femme. Parfois, le couple se réconcilie pour une courte durée puis le mari sent qu’il a accompli son devoir et il se remet en colère pour sa dignité et la répudie. Les jeunes hommes doivent apprendre à patienter dans leur vie, ils doivent maîtriser leur colère et savoir que la stabilité de la vie dépend en premier lieu de savoir comment contenir sa colère envers la femme. Étant plus émotive, la femme est prisonnière du mot, du compliment et des sensations. Généralement, c’est une question de temps pour que son agrément survienne
 
2- La femme tend vers l’égoïsme et le matérialisme. Elle ne pardonne plus les fautes du conjoint alors qu’elle ne remarque pas ses propres vices. Cette cause apparaît plus dans les communauté musulmanes en Europe à cause de la propagande ultra libératrice qui cible la femme. Ainsi, les places respectives à chaque conjoint sont effacées et les principes de l’harmonie conjugale se voient absents.
 
3- Toujours habitué à dépendre de ses parents, l’homme commet intentionnellement ou non, de graves fautes de négligence au sein de son foyer. Ainsi, la femme sent une absence de sécurité et d’harmonie ce qui aboutit au divorce.
 
4- L’intervention des facteurs étrangers dans la vie familiale aggrave généralement les problèmes au lieu de les résoudre.
 
Je note que ces principales causes ne sont pas une réflexion personnelle mais une classification des innombrables cas qui m’ont été exposés.
 
Qu’Allah nous facilite.

La finalité sexuelle du mariage

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Certains aiment se présenter comme des saints et des pieux sous forme de machines dénudées de sentiments. Ils présentent le mariage comme ayant pour seul but d’avoir des enfants et de les élever dans la religion. C’est certainement une des deux finalités du mariage, car l’autre finalité est la satisfaction du désir sexuel. Cette satisfaction est en soi une adoration cultuelle à part entière.
La relation sexuelle dans le mariage est un acte d’adoration d’Allah (une ‘ibada). Le hadith est explicite sur ce point.
Selon Abū Ḋarr, que Dieu l’agrée, des compagnons du Messager de Dieu – que la paix et le salut de Dieu soient sur lui – lui dirent : « Ô Messager de Dieu ! Les gens fortunés ont remporté les récompenses. Ils prient comme nous, jeûnent comme nous et donnent le surplus de leurs richesses en aumône ».
Le Prophète leur répondit : « Dieu ne vous a-t-il pas accordé de quoi faire l’aumône ? Chaque glorification (Tasbīḥa) est une aumône, chaque célébration de la grandeur de Dieu (takbīra) est une aumône, chaque louange (Taḥmīda) est une aumône et chaque célébration de l’unicité (Tahlīla) est une aumône, ordonner le bien est une aumône, proscrire le mal est une aumône, accomplir l’acte de chair, est une aumône ».
Alors, ils demandèrent : « Ô Messager de Dieu ! Si l’un de nous satisfait son désir charnel, recevra-t-il une rétribution ? ».
« Que dites-vous, répondit-il, s’il le satisfait de façon illicite, sera-t-il écrit contre lui ? De même, s’il le satisfait de façon licite, il reçoit une récompense ».
Rapporté par Muslim [N°1006].
De même, nous trouvons ce sens dans le Coran. Allah a dit dans sourate al-Mu’minûn (les croyants) :
1.Bienheureux sont certes les croyants ,
2.ceux qui sont humbles dans leur Salat,
3.qui se détournent des futilités,
4.qui s’acquittent de la Zakat,
5.et qui préservent leurs sexes [de tout rapport],
6.si ce n’est qu’avec leurs épouses ou les esclaves qu’ils possèdent , car là vraiment, on ne peut les blâmer;
7.alors que ceux qui cherchent au-delà de ces limites sont des transgresseurs;
 
Le début de la sourate définit les croyants (mu’minûn) qui réussisseront le jour de résurrection. Parmi les critères de réussite (comme la prière, la zakat) on trouve la préservation du sexe (hors mariage).
Enfin, le régime juridique du mariage comporte une diversité de droits et d’obligations solidement et étroitement liés sous l’empreinte de la miséricorde et la tendresse. Parmi ces droits et obligations nous trouvons le droits d’avoir des rapports sexuels et l’obligation de les assurer à son conjoint dans une limite précise. 
Ainsi, le mari et l’épouse ont le droit de résilier le mariage en cas d’absence de satisfaction sexuelle. D’ailleurs les chouyoukh, dans les tribunaux de statut personnel, disent que c’est la cause de la majorité écrasante des cas de divorce mais les époux essayent de la dissimuler par d’autres formes et causes.
Dieu est plus savant.