Polygamie : droit ou devoir ?

Le mariage est un acte du responsable qui est donc soumis aux cinq statuts juridiques de responsabilités : obligatoire, recommandé, autorisé, déconseillé et interdit. Cela est applicable pour toutes ses formes : 1er, 2e, 3e ou 4e mariage. Ainsi, nous pouvons résumer ces cinq statuts légaux comme suit :

Obligatoire : pour celui qui a le besoin de se marier, qui en a les moyens financiers et qui craint de tomber dans l’illicite ;

Recommandé : pour celui qui a le besoin de se marier, qui en a les moyens financiers et qui ne craint pas de tomber dans l’illicite ;

Autorisé : en absence de causes incitants au mariage et de causes le repoussant ;

Déconseillé : pour celui qui craint de ne pas assumer les devoir physiques ou financiers de l’épouse de façon légère sans arriver au degré de nuisance.

Illicite : pour celui qui a la certitude de nuire à son épouse financièrement ou physiquement, sauf si l’épouse accepte de délaisser ses droits.

Cependant, ceux qui disent que la polygamie est un droit n’ont rien lu de fiqh ni de ‘usul. En fait, la notion « droit » n’est pas un statut légal en islam. Ainsi, le mariage n’est ni un droit ni un devoir.

Pourquoi le Mahr est-il obligatoire dans un mariage ?

Beaucoup s’interrogent sur la raison de la présence de l’institution du Mahr pensant qu’il s’agit d’un prix ou d’une rémunération pour la femme. Cependant, les causes sont toutes autres et visent des objectifs largement plus importants :


1- Assurer le sérieux du contrat de mariage et une protection pour la femme : Sans ça, la femme pourrait être à la portée de main des premiers pervers venus, ne voyant pas la sacralité de l’honneur des gens. Ceux-là se fiancent chaque jour avec une femme, entrent dans les familles puis, après avoir consommé leur mariage, prennent fuite ou divorcent à la légère. Ils ne supportent rien et ne risquent rien. Aventure facile et peu coûteuse. Par contre, si le mariage implique une responsabilité financière, l’homme réfléchira bien avant de se déresponsabiliser et de se désavouer de son engagement pour reprendre une nouvelle aventure auprès d’une autre famille.

Ce comportement semble être présent chez les jeunes en France, bien plus que dans les pays Arabes. Pire encore, c’est toujours fait sous couvert de religiosité. L’homme pervers joue avec les paroles d’Allah, sa longue barbe et son qamis court pour arriver à ses fins.

2- Assurer l’indépendance financière du prétendant : En payant le Mahr, L’homme affirme à la femme son indépendance financière. C’est comme s’il lui disait: « Je suis indépendant de mes parents et de ma famille qui dépensaient sur moi. C’est mon propre argent ».


Les ignorants critiquant le Mahr prennent comme argument une vision purement occidentalisées ou prennent comme critère des comportements coutumiers interdits en islam (donner le mahr au père de la fille par exemple). Mais il est surtout une protection pour la future épouse, son honneur et un acte d’engagement sincère.

Dieu est plus savant,

Abu Zakariyyâ al-Hussaynî al-Shâfi’î.

Répartition de l’héritage

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La science de l’héritage est parmi les premières sciences à disparaître, tantt elle est compliquée et minutieuse.
Parmi les cas difficiles de l’héritage figure la « Munasakha » , qui est un cas d’héritage dans lequel un ou plusieurs héritiers sont décédés. Cela signifie qu’il faut répartir l’héritage de chaque héritier dans le cas principal sur ses propres héritiers, et ainsi de suite.
Dans cette photo, on voit une réponse à un cas d’héritage dans lequel il y a 112 héritiers défunts. On peut remarquer que la réponse s’étend sur environ une grande salle. Ce cas fut exposé au tribunal islamique de Halhûl et résolu par le shaykh le juge Rashâd Salhab et son assistant le greffier Rashîd As’îd.
munasakha

Retarder le mariage pour les études

As-salâmu ‘alaykum wa rahmatuLlâhi wa barakatuhu yâ shaykh, « Les études avant le mariage », est-ce une bonne raison de la part des parents pour retarder un mariage ?

Wa alaykom assalam warahmatu Allah

Oui, c’est une bonne cause de retard. 
Cependant, il ne faut pas trop tarder surtout pour les filles, l’étude ne doit pas tarder la fille plus que l’age de 25 années et le fils plus que 30 années. Après cet âge, l’étude n’est plus un motif admissible de retard du mariage.
On remarque de véritables problèmes sur ce niveau, des soeurs qui terminent leurs études à l’age de 30 voir plus et qui ont passé leur jeunesse dans l’éducation ce qui leur pose de problèmes très sérieux surtout pour trouver un homme qui les accepte à cet âge là, pire encore, elles ajoutent des conditions plus élevés vu qu’elles sont maintenant bien diplômées.
Ce problème ne se pose pas gravement pour les frères, car même jusqu’à un age retardé dans l’étude, il n’est pas considéré comme étant en retard pour le mariage même à l’age de 30 années.

wallah a’lam

Conseils pour mariage (14) : les fiançailles

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Un cheikh jordanien qui travaille dans le tribunal de statut personnel a donné un prêche de vendredi sur les maux de la société. Il a présenté l’avis de l’islam sur les coutumes concernant les fiançailles, le mariage et le divorce.
 
A propos des fiançailles, il a dit :
 
« C’est quoi cette histoire de fiançailles qui perdurent 4 et 5 années ? Les gens nous disent : « on veut saisir la fille ».
Mais, la fille est-elle une chèvre pour être saisie ? Es-tu en train d’acheter une voiture pour payer un acompte du prix (arrhes) ?
Dites à ceux qui demandent vos filles : « Ô mon fils ! Si tu es prêt ahlan wasahlan (tu es le bienvenu), si tu n’es pas prêt, ma’assalama (dégage d’ici poliment) ».
 
Ainsi, il faut comprendre que l’objectif des fiançailles est de faire connaissance mutuelle entre l’homme et la femme, dans le cadre familial et légal. La sunna c’est que les fiançailles soient non déclarées et pour de courtes périodes afin d’éviter de nuire à la femme.
 
Wallah a’lam