Règle

Règle:
Les experts sont arbitres [dans tout ce qui concerne leur spécialité].

أهل الخبرة محكّمون

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De la Philosophie du Droit Musulman

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Le fiqh traite l’ensemble des cas, il ne traite pas votre cas spécifique.
 
La règle juridique en droit musulman, comme la règle juridique en droit civil est caractérisée par deux critères :
– c’est une règle générale ;
– c’est une règle abstraite.
 
1- C’est une règle générale englobant l’ensemble des personnes concernées par son étendue sans aucune exception.
Exemple :
Le paiement de la Zakat (aumône légale purificatrice) est obligatoire à toute personne ayant une somme d’argent supérieur au seuil juridique et ayant été économisée durant une année. Cette obligation est donc générale, elle englobe toute les personnes ayant les conditions précitées sans aucune exception.
 
2- C’est une règle abstraite ne dépendant pas de la personne des individus concernés mais de leur qualité juridique en tant que responsable juridique et destinataire du statut juridique divin.
Exemple :
Dans le même exemple, le paiement de la Zakât ne dépend pas de la personne de celui qui la paie. Une personne qui est devenue pauvre n’est donc plus concernée par l’obligation car l’obligation est abstraite et ne s’attache pas à sa propre personne.

Une parole véridique présentée pour des finalités injustes

En criant, certains attirent l’attention sur le fait qu’il faille respecter la divergence.
Cette parole est véridique. Mais de nos jours, notamment en France, cette parole véridique est présentée pour des finalités injustes (كلمة حق يراد بها باطل). Cet usage malhonnête de cette notion se caractérise par deux problématiques.
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La première, ces gens nous assourdissent par cette notion pour faire accepter aux musulmans des avis plus farfelus les uns que les autres. Cependant, les critères scientifiques classent les avis d’après leur degré d’authenticité qui diffère d’après chaque école. Le mufti peut choisir parmi les divers avis et parfois même les avis faibles ou non adoptés par l’école afin de répondre à des cas précis. Cependant, les avis qualifiés de marginaux ne sont dans aucune école considérés comme une base valable de fatwâ. En effet, les avis marginaux sont considérés comme étant inexistant au regard de la faiblesse remarquable de leur justification. Ces avis sont si faibles qu’ils sont considérés comme n’ayant aucun argument juridique qui les justifie.
Ainsi, toute divergence n’est pas acceptable et c’est la méthodologie juridique saine qui détermine les avis juridiques à suivre et les personnes aptes à être qualifiée de savant. En regardant les divers avis farfelus pour lesquels les porteurs de ce slogan publicitaire crient, nous trouvons qu’ils sont dans leur majorité des avis marginaux n’ayant aucune valeur juridique. Les porteurs de ce slogan publicitaire essayent de faire leur maximum pour mieux faire passer leur laxisme inavoué.
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La seconde, les défenseurs de la pluralité des avis et du respect de la divergence s’empressent de taxer les autres de radicaux et ne se gênent pas de les accuser d’être des extrémistes et des sectaires pour le simple fait de ne pas adopter leurs avis marginaux et sous prétexte de « non respect des divergences ».
 
Wallah a’lam
 
Texte motivé et inspiré par le commentaire de Zakariya Adel.