Changement des règles juridiques avec le temps

En première année d’étude du droit, l’étudiant apprend que la règle de droit est constituée de deux éléments :
– faits juridiques
– effets juridiques
 
L’effet est établi par la loi dans le cas où les faits sont présents.
La présence ou non des faits ne signifie pas que la règle est inapplicable.
La règle est parfaitement applicable quand les faits sont inexistants, son application consiste à ne pas établir les faits juridiques.
 
Les temps ont changé, les circonstances ont changé.
Mais les règles ne changent pas que dans la limite du fondement de la règle sur un fait particulier.
 
En droit Musulman, ces principes sont les mêmes.
 
Je vous donne un exemple :
Il était autorisé de manger la viande des Français durant le 16éme siècle.
Il est interdit de manger la viande des Français au 21éme siècle.
 
On voit que la Fatwâ est différente entre les deux époques.
Cependant, dans ces deux cas le Hukm légal n’a pas changé, on a appliqué le même Hukm.
 
C’est un sujet mal compris par les gens, car les sociologues et les historiens parlent du droit.
 
L’analyse de ces sujets ne se fait pas à la légère.
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Entre l’adage juridique et la norme juridique

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Beaucoup mélangent entre l’adage juridique et la norme juridique. Dans le fiqh (droit musulman), ces deux notions juridiques ont des significations très proches.
Qāʿida : notion générale applicable à tous ses éléments particuliers. Elle n’est pas limitée à une thématique juridique mais est générale pour toutes les thématiques.
Ḍābiṭ : notion générale applicable à tous ses éléments particuliers. Elle est limitée à une thématique juridique.
Avant de s’aventurer dans la science, il faut connaître sa terminologie.

Une parole véridique présentée pour des finalités injustes

En criant, certains attirent l’attention sur le fait qu’il faille respecter la divergence.
Cette parole est véridique. Mais de nos jours, notamment en France, cette parole véridique est présentée pour des finalités injustes (كلمة حق يراد بها باطل). Cet usage malhonnête de cette notion se caractérise par deux problématiques.
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La première, ces gens nous assourdissent par cette notion pour faire accepter aux musulmans des avis plus farfelus les uns que les autres. Cependant, les critères scientifiques classent les avis d’après leur degré d’authenticité qui diffère d’après chaque école. Le mufti peut choisir parmi les divers avis et parfois même les avis faibles ou non adoptés par l’école afin de répondre à des cas précis. Cependant, les avis qualifiés de marginaux ne sont dans aucune école considérés comme une base valable de fatwâ. En effet, les avis marginaux sont considérés comme étant inexistant au regard de la faiblesse remarquable de leur justification. Ces avis sont si faibles qu’ils sont considérés comme n’ayant aucun argument juridique qui les justifie.
Ainsi, toute divergence n’est pas acceptable et c’est la méthodologie juridique saine qui détermine les avis juridiques à suivre et les personnes aptes à être qualifiée de savant. En regardant les divers avis farfelus pour lesquels les porteurs de ce slogan publicitaire crient, nous trouvons qu’ils sont dans leur majorité des avis marginaux n’ayant aucune valeur juridique. Les porteurs de ce slogan publicitaire essayent de faire leur maximum pour mieux faire passer leur laxisme inavoué.
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La seconde, les défenseurs de la pluralité des avis et du respect de la divergence s’empressent de taxer les autres de radicaux et ne se gênent pas de les accuser d’être des extrémistes et des sectaires pour le simple fait de ne pas adopter leurs avis marginaux et sous prétexte de « non respect des divergences ».
 
Wallah a’lam
 
Texte motivé et inspiré par le commentaire de Zakariya Adel.