Les étudiants du «Commentaire de 40 Nawawiyya» auront une ijāza de riwāya de l’ouvrage jusqu’à l’auteur. 
Ce cour expliquera les ahadiths en détail (environ 1h à 1h30 par hadith). 
Cette ijāza n’est pas une ijāza d’enseignement, mais de transmission. Elle garantie la fiabilité du texte transmis.
Nous transmettons l’ouvrage par des chaînes de transmission très particulières : 
Une des chaînes les plus élevées au monde (nombre de narrateurs minimal), 
Une chaîne musalsala bi-d-dimashqiyyīn, dont tous les narrateurs sont shafiites. 
Une chaîne dont tous les narrateurs ont été le grand muhaddith de Sham (shaykh de Dar al-Hadith et professeur de hadith à la Grande Mosquée Omeyyad de Damas).

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Le Shaykh Sâlih al-Shâmî a regroupé les 9 livres de sunna. Dans ce travail, il a fait revenir 27 500 hadîth à 3 500 hadith.

par Dr. Abû Zakariyya al-Hussaynî Posté dans 4- Hadith

La réforme des sciences de la narration et des chaînes de transmission

Les sciences islamiques ne doivent pas être laissées sans rénovation ni réforme. Chaque époque doit connaître ses réformateurs. Mais faites attention, la réforme visée ici ne signifie pas délaisser l’ancienne science pour en créer une nouvelle, car ceci s’appelle destruction et sabotage.

Les rénovateurs que nous recherchons sont des spécialistes dans les sciences religieuses, qui ont eu leur maîtrise puis qui se sont concentrés sur le traitement de ce qui rend service à l’Islam, aux musulmans et au monde, en recherchant des solutions pour les nouvelles problématiques, et en appliquant les règles juridiques sur les nouvelles circonstances contemporaines.

Ainsi, je parle de cet ouvrage, que j’ai reçu il y a quelques heures. Il me semble être un exemple brillant de la réforme dans les sciences de la narration et des chaînes de transmission. Il est intitulé : « Sciences de la narration du Hadîth », rédigé par le Docteur Umar Nashûqâtî, que Dieu le préserve.

L’origine de cet ouvrage est la thèse de doctorat de l’auteur, ayant reçu la mention Excellent.

L’auteur a commencé son ouvrage par l’explication des terminologies de la science de la narration avec des expressions simplifiées. Il a établi leurs catégories légales, puis a exposé leur évolution historique. Puis, il a analysé et justifié les fondements du nouveau cas apparu à notre époque : « Entendre le hadîth via les nouveaux moyens de communication ».

J’ai préféré transmettre ici son résumé au regard de son importance :
1- La transmission du hadîth via les nouveaux moyens de communication (tels que le téléphone, le microphone, la radio, la télévision, les moyens de communication via internet) est valide lorsque la transmission est en direct (LIVE) en respectant deux conditions :

  • S’assurer de l’identité du shaykh qui enseigne.
  • Mentionner explicitement la situation de cette transmission lors de la transmission à un autre narrateur. Le narrateur doit donc dire : « Tel savant m’a rapporté cela par téléphone. »

2- La transmission du hadîth est invalide par les moyens d’enregistrement qui captent le son et le préserve, en permettant d’entendre le hadîth après le majlis.

Ce qui est entendu dans un enregistrement vocal pourra être considéré comme étant une wijâda. Il est donc possible de transmettre cela en tant qu’information, pas plus. Cela concerne la science de la narration et des chaînes de transmission. Cependant, l’apprentissage scientifique et l’acquisition de la science à travers un enregistrement sont parfaitement autorisés et ne posent aucun souci.

Enfin, je conseille chaque frère intéressé par ces sciences de consulter cet ouvrage qui m’a réellement semblé être un livre débordant de sciences. Si c’était à moi de le nommer, je l’aurais appelé : « La réforme des sciences de la narration et des chaînes de transmission ».

Je prie les frères qui sont en contact avec l’auteur de lui transmettre ma parole et mes remerciements et de lui dire ceci : « L’amour chez les siens demeure inchangé. »

Texte légèrement modifié du cheikh muhaddith damascène Wael Hanbalî.

L’éloge du Levant comme indice d’invention des ahâdîth

Certains prétendus chercheurs critiques musulmans (lol) ont jugé beaucoup les ahâdîth faisant l’éloge de Bilâd ash-Shâm (du Levant). C’est pourquoi ils ont rejeté la majorité de ces ahâdîth dont une partie figure dans les deux recueils authentiques d’al-Bukhârî et de Muslim. De plus, ils ont inventé de nouvelles significations pour certains parmi eux lorsqu’ils ne sont pas parvenus à les affaiblir. Enfin, ils ont eu recours à leur fameuse théorie complotiste dans laquelle ils balancent des accusations et distribuent le titre de réussite comme s’ils tenaient les clés du Paradis, en disant : « Certains acteurs politiques ont contribué à la diffusion de ces ahâdîth inventés ».
La rage de ces gens a aveuglé leur vision et vicié leur méthodologie déjà aléatoire et sélective. Comment se fait-il que l’éloge de Bilâd ash-Shâm (du Levant) soit un indice d’invention des ahâdîth tandis que cet éloge est déjà mentionné dans le Coran ? Allah, Exempt d’imperfections, dit :
(سبحان الذي أسرى بعبده ليلا من المسجد الحرام إلى المسجد الأقصى « الذي باركنا حوله » لنريه من آياتنا انه هو السميع البصير)
Gloire et Pureté à Celui qui de nuit, fit voyager Son serviteur [Muhammad], de la Mosquée Al-Haram à la Mosquée Al-Aqsa dont « Nous avons béni les alentours », afin de lui faire voir certaines de Nos merveilles. C’est Lui, vraiment, qui est l’Audient, le Clairvoyant.
Subhana

La Sunna figure-t-elle dans la mission du Prophète ﷺ ?

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Certains se philosophent de nos jours à propos de la nature de la mission prophétique et le rôle du Prophète ﷺ. Ils osent le rabaisser au degré de le qualifier de livreur ou facteur qui a un simple rôle de transmettre le livre d’Allah, le Coran.
Mais qu’en est-il de cette mission ?
Sourate al-Jumu’a nous répond :
2. C’est Lui qui a envoyé à des gens sans Livre (les Arabes) un Messager des leurs qui leur récite Ses versets, les purifie et leur enseigne le Livre et la Sagesse, bien qu’ils étaient auparavant dans un égarement évident,
Donc, la mission consiste à :
1- Transmettre le Coran
2- Purifier les cœurs
3- Enseigner [le contenu du] Coran
4- Enseigner la Sagesse
Enfin, qu’en est-il de cette sagesse ? Est-elle des histoires ou des récits antérieurs ? Ou est-elle simplement des codes éthiques ?
La réponse se trouve dans la demande aux épouses du Prophète ﷺ de transmettre la même sagesse qui est « récitée » dans leurs maisons. Allah a dit dans sourate al Ahzab :
34. Et gardez dans vos (épouses du Prophète salla Allah ‘alayhi wasallam) mémoires ce qui, dans vos foyers, est récité des versets d’Allah et de la sagesse
Étant récitée, cette sagesse est certainement des paroles prononcées et non simplement une description du comportement prophétique dans le foyer familial. Les mères des croyants sont-elles censées de comprendre le Coran ou pas ? Si oui, elles ont mis en pratique cette demande divine, sinon, elles ont transgressé cette demande. Il faut donc voir ce que les mères des croyants ont transmis. Ont-elles transmis des récits historiques, des paroles de notre maître Ibrâhîm (‘alayhi assalâm) ou des ahâdîth et paroles prophétiques ?
Dieu est plus savant.