Les sciences religieuses chiites

Le cheikh chiite Abdulhalim al-Ghazzî a dit dans son programme « al-kitâb an-nâtiq », épisode n°42, ce qui suit :
[…]
« Nahnu ‘iyâlun ‘alâ al-qawm [Nous sommes dépendants de ces gens [des sunnites]*]** dans l’analyse grammaticale du Coran. En effet, nous, les chiites, n’avons pas rediger d’ouvrages d’i’râb (analyse grammaticale) du Coran.
D’une manière générale, nous sommes dépendants des gens [des sunnites]* dans l’étude de la grammaire arabe. Nous le sommes aussi dans la science de ‘usul al-fiqh (fondements du droit), dans la science des hommes (des narrateurs de hadith), dans la science de diraya (science d’étude technique de hadith), dans la science du Kalam (la croyance islamique basée sur la logique), dans les moyens de déduction de la règle de droit à partir du texte, dans les sciences du Coran, dans la science de l’exégèse, dans la science des lectures coraniques, dans la science de Tajwîd (lecture authentique du Coran) ainsi que dans d’autres sciences.
Il s’ajoute à cela la science de l’orthographe, la morphologie, la science de Bayân, la science de Ma’ânî, la science de Badî’. Dans tout cela, nous sommes dépendants de ces gens [des sunnites]*.
La preuve réside dans nos ouvrages enseignés dans la Hawza***. Qu’apprenons-nous dans la Hawza ‘ilmiyya ? Nous apprenons leurs livres. Prouvez-moi que je suis menteur si ces paroles ne sont pas authentiques. Les livres chiites prennent source d’eux. Nous reparlerons de ce sujet ultérieurement.
Les livres sunnites de grammaire, de morphologie, de rhétorique sont jusqu’à présent enseignées dans nos Hawzâte… »
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* Cette expression est reprise plusieurs fois par l’intervenant.
**Nahnu ‘iyâlun ‘alâ al-qawm signifie : nous sommes dépendants des sunnites comme les enfants dépendent de leurs parents]
* Hawza (pl : Hawzât) est l’école des sciences religieuse chiite.

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Abu Hurayra a-t-il inventé les 5000 hadiths qu’il rapporte ?

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Le nombre élevé des ahadiths transmis par Abû Hurayra – que Dieu l’agrée – ne peut être une cause de critique envers sa fiabilité pour diverses raisons.
Les gens mal intentionnés se précipitent à critiquer Abû Hurayra – que Dieu l’agrée – au vu du grand nombre de ahadiths qu’il a rapporté. Mais cette approche est grièvement lacunaire car pour le critiquer à cause de ce grand nombre, il faut prouver que ce qui est rapporté est une pure invention. Pour le faire, il suffit de prouver que ces ahadiths sont transmis seulement par Abû Hurayra, que Dieu l’agrée.
La recherche dans ces 5000 hadiths prouvent qu’ils sont en leur quasi totalité transmis par d’autres compagnons. Seuls 110 hadiths sont considérés comme transmis uniquement par Abû Hurayra – que Dieu l’agrée – et sont donc en situation de singularité dans leur transmission.
Puis sur un autre niveau, il faut voir quel hadith parmi ces 110 contredit les autres hadiths rapportés, ce qui ne laisse aucun hadith objet de doute sur sa fiabilité.
Enfin, nous présentons la répartition de ces 110 hadiths sur les diverses disciplines scientifiques dans le tableau suivant.
Hadith d'Abu Hurayra
wallah a’lam