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Parmi la persévérance :


Conserver son niveau quotidien de dhikr d’Allah à tout prix ; quitte à le rattraper en cas d’omission.

La parodie spirituelle du Mawlid

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La célébration du Mawlid consistait à lire un livre de hadîth portant sur la vie du prophète . Les savants préservaient depuis longtemps la lecture des livres de Shamâ’il du prophète dans la maison où il est nait. Des chaînes de transmission ou des rapports des majâlis (tibâq al-samâᶜ) précisent ces particularités scientifiques.

Avec le temps, nous avons vu apparaître tout genre de rédaction scientifique dédiés à la vie du prophète , notamment les poésies ou prose stylistes, retraçant sa vie et destinées à la mémorisation d’auprès du public. Quelques axes essentiels constituent le plan commun de ces livres : présentation de la famille du prophète avant sa naissance, description de sa naissance et tous les miracles qui ont eu lieu, présentation succincte de sa vie personnelle, description de son caractère , description de son physique (corporel et vestimentaire) , présentation de sa lignée généalogique . Ces livres intitulés livres de mawlid ont constitué une nouvelle catégorie des sciences de Sira prophétique qui a vu ses sous-division passer de cinq sciences à environ vingt sciences.

C’est dommage de voir des majâlis organisés sous le nom de célébration de Mawlid dans lesquels on ne trouve que des anâshîd (chants spirituels) sans réciter un livre complet sur la vie du prophète . C’est devenu fréquent de voir ces dernières années ce mélange étrange entre un majlis de dhikr et un mawlid.

Les majâlis scientifiques publics de mawlid étaient des majâlis de science, de adab, de majesté ; des majâlis dans lesquels, les savants prennent le relais et occupent le premier rang ; des majâlis auxquels assiste l’ensemble des musulmans afin d’apprendre les détails de la vie du bien aimé et le convenances des savants. Lorsqu’on s’y rendait, on sentait le coeur trembler et sauter de sa place à cause de la majesté et grandeur qui y règne. C’est ainsi que les anciennes générations, notamment dans les capitales scientifiques du monde musulman connaissaient les détails de la vie du prophète et portaient un amour insaisissable pour lui car ils l’ont bien connu et la connaissance donne l’amour.

Cependant, nous voyons, de nos jours, des réunions comprenant certains chants superficiels qu’on ne peut qualifier de madîh, et des anâshîd qui répliquent les poésies musicales dégénérées … qui peuvent blesser parfois les bonnes moeurs et les convenances islamiques. Cette condamnation s’étend également aux rencontres comprenant des paroles majoritairement mondaine et peu liée à l’occasion et des moments de détente profane, voire même de perte de temps.
Même si nous sommes réticents envers ces pratiques moins scrupuleuse avec les normes formelles de la célébration de cette occasion particulière, nous ne pouvons que condamner avec toute fermeté les réunions comprenant des activités illicites, de la mixité ayant l’aspect interdit, des musiques illicites, des paroles illicites entre jeunes de genres opposés …

Qu’Allah nous préserve de toute déviation,

Amin Amin,

Que nos langues ne cessent jamais d’évoquer le Seigneur

Le dhikr est une adoration non formelle (ghayr mundabit) : elle ne dépend ni du nombre d’évocations, ni de la forme, ni du temps, ni du lieu. Il existe des nombres recommandés, des formes recommandées, des temps recommandées et des lieux recommandés. Mais plus on en ajoute et excelle, mieux c’est. Allâh a dit : « et les invocateurs souvent d’Allah et invocatrices : Allah a préparé pour eux un pardon et une énorme récompense » (sourate al-ahzâb, v.35).

Je parlais avec un frère sur le dhikr et notre négligence envers Allah. Je lui ai évoqué le cas des gens de notre époque, bien engagés qui font des répétitions de 5 000, 10 000, 20 000 ou 50 000 évocations par jour. Il m’a dit : « Je ne crois pas trop à ces énumérations, je penses que c’est exagéré ».
Je résume ici ma réponse :

Nous, les négligeants dont je suis le premier, sommes négligents dans nos pratiques, nous n’arrivons même pas à tenir les invocations du matin et du soir. Nous voyons énormes les 100 tasbîh du matin et les 100 du soir. C’est pourquoi il est normal que nous voyons les 1000, 5000 ou 50 000 comme des chiffres exagérés.

Les compagnons – qu’Allah les agrée – conservaient le dhikr d’Allah à tout moment, dans leur déplacement, dans leur assises, en travaillant, même en mangeant. De nos jours, des pieux existent, des saints existent. Ils accomplissent d’énormes œuvres qui sont bien faisables mais qui nous semblent – du fait de notre habitude à la fainéantise – impossibles.

Je connais un grand homme, Hajj Adnân – que je considère, auprès Allah, être un saint – qui a les lèvres qui bougent à tout moment. Quand je le transporte en voiture, ses lèvres bougent. Quand il est chez lui, il a toujours ses yeux fermés et les lèvres qui bougent. Quand il travaille dans son jardin, ses lèvres ne se reposent jamais. Quand on lui parle, il met quelques secondes à commencer à nous parler et ce, afin de terminer les dhikr qu’il récite. Idem, quand il veut parler, on voit qu’il nous regarde puis il nous parle. Quand il est en discussion, ses lèvres bougent entre les arrêts du discours.

Une fois, j’ai osé lui demandé les évocations qu’il répète par jour, il m’a parlé de tasbih, tahmid, tahlil, takbir et surtout surtout la salât ᶜalâ annabi . Quand je lui ai parlé du nombre qu’il réalise par jour, il a souri et m’a dit : « Mon fils, nous on ne compte pas avec Allâh ». J’ai senti la froideur dans le dos, ma peau frissonnait, les larmes aux yeux et je n’ai pas pu reparler. Le silence a régné un instant, puis il m’a dit : « Nous sommes pauvres mon shaykh, nous sommes négligeant envers Allâh ! ».

Les anecdotes sont nombreuses, les leçons le sont également. Ne visez pas directement un objectif énorme à accomplir, ne dites pas je vais répéter 10 000 tasbih par jour tandis que les 100 après chaque prière ou du matin et du soir vous sont lourdes.
Prenez l’échelle étape par étape.
Concevez les invocations du matin et du soir et les invocations après chaque prière comme un moment.
Puis augmentez les doses de vos séances de dhikr.

Qu’Allah nous accorde la sincérité et la persévération dans nos œuvres.

Définition de l’ascétisme

Un soufi de Balkh interrogea le maître al-Junayd sur le sens d’al-Zuhd (ascétisme). Ce dernier répondit : « Si on trouve, on mange, et si on est en pénurie, on patiente ». L’interrogeant rétroqua : « C’est le cas aussi des chiens de Balkh chez nous ». Al-Junayd répondit : « Qu’est ce que l’ascétisme chez vous ? » Le balkhien répondit : « Si on trouve, on privilégie l’autre en le donnant, et si on est en pénurie, on remercie ».

PS : Nous pensons que cette anecdote est mensongère, mais nous profitons de la définition sublime qui y est évoquée.

Il n’est autorisé comme médicament – qu’il soit de nature spirituelle ou matérielle – uniquement ce que la législation islamique autorise. La connaissance de la médecine des cœurs et des âmes ne peut émaner que de la Révélation divine. En revanche, la médecine des corps est le fruit, principalement, de l’expérimentation et de l’observation.

Les 40 hadîth sur les épidémies, Section : De l’incitation à se soigner, Hadîth n°16.

Photo :
Une page du manuscrit illustré de 264 feuillets, N ° «500-510 / … Ah / 1110 / n14» dans la Sami I Haddad Memorial Library – Rancho Palos Verdes Branch et N ° «90» dans le Catalogue des manuscrits médicaux arabes de la Bibliothèque du Dr Sami Ibrahim Haddad écrits par Farid Haddad et HH Biesterfeld (Alep 1984). Le scribe était soit faJraldÿn mahAbAdÿ, soit muHammad Cÿrÿn; tous deux sont des médecins inconnus mentionnés dans le texte. La copie a été faite à Patna, Bihar, Inde entre 944 et 1110 AH. (Source de la photo et sa description : wikipedia).