Pourquoi embrasses-tu la main du cheikh ?

« Notre cheikh Hassan Zarrûq fut un éminent savant parmi les gens de la piété et de la science.
Un jour, j’ai embrassé sa main mais un homme m’a vu et s’est énervé. Il s’est rougit et noircit puis il m’a dit avec tempérament : « Pourquoi embrasses-tu la main du cheikh ? »
Je lui ai répondu : « Car le cheikh refuse que j’embrasse son pied 😁! »
Il est parti sans dire un mot. »
 
Récit de notre cheikh Muhammad al-Mahâdîn.
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Les poètes d’Allah

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Shaykh Abderrahmân ash-Shâghûrî fut questionné : « Comment rédigez-vous la poésie ? »
 
Il a dit : « Ce sont des pensées qui viennent et qu’on note ».
 
C’est-à-dire des pensées divines qui passent sur son coeur et se matérialisent en poésie qu’il note dans son recueil.
Que les poètes soient comme cela dans une situation de surveillance continue avec Allah, Exempt d’imperfection.

L’immense effort d’un regard sincère

Je lui envoie un message à minuit, il me répond. Une discussion aura lieu suivie par un appel téléphonique. Sa voix fatiguée et enrouée témoigne d’un épuisement physique extrême.
 
Dans mon message, je lui ai parlé d’un chapitre dans un livre de fiqh entraînant une divergence entre les derniers muhaqqiqîn de l’école. Il m’a appelé car il souhaite entendre ma voix mais il s’excuse de ne pas pouvoir échanger ensemble sur le sujet car il est dans un voyage (promenade) de da’wa.
 
Ce qu’il a décrit comme promenade était en réalité un voyage dans les régions éloignées du Sud de la Turquie, du Nord de la Syrie et d’Irak. Un voyage dangereux et risqué fut ainsi qualifié par le cheikh comme une promenade et ce, par humilité et négligence de son effort !
 
Etant un grand cheikh Kurde reconnu, il s’est déplacé dans les régions dangereuses avec un groupe parmi ses étudiants. Leur objectif est d’enseigner aux gens les piliers de la prière et la lecture de la Fatiha, vu que personne ne vient dans ces régions et que les gens baignent dans une grave ignorance.
 
De telles personnes sont les bénédictions de notre époque.
Je loue Allah pour la présence de ces dernières dans notre époque et de me l’avoir présenté.
 
Wallah a’lam

Entre le shaykh et ses étudiants

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Abû Hamdûn at-Tayyib a transmis la lecture de ᶜÂṣim d’après Yahyâ bin ‘Âdam d’après Shuᶜba d’après ᶜÂṣim.
 
L’imam al-Khaṭîb al-Baghdâdî a mentionné qu’il avait un dossier contenant les noms de ses étudiants qui étaient environ trois cent. Avant de dormir chaque nuit, il invoquait Allah en leur faveur.
Une fois, il s’est endormi sans qu’il invoque Allah pour eux, il eu alors un rêve dans lequel il entendit une parole : Tu n’as pas allumé tes lampes !
il s’est donc réveillé et s’est mis à invoquer Allah en leur faveur.

Le tasawwuf

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Il ne consiste pas à lire « Les 40 règles de l’amour », de partager sur FB les poésies de Rūmī, d’entendre les chants classiques des poésies d’ibn al-Fāriḍ, ni de se perdre et se rendre fou dans les assises de chants folkloriques d’éloges a Allah et a son Messager.
 
Nommer ces choses comme étant LE tasawwuf n’est qu’un rabaissement des similaires d’al-Junayd, d’ibn al-Mubārak, d’as-Suyūṭī, d’an-Nawawī, d’ad-Dardīr … et des autres sommités de la communauté qui ont hérités du degré d’al-Iḥsān du Prophète ﷺ.
 
Le tasawwuf est une éducation pour l’égo, une lutte contre l’âme et un comportement contredisant son désir et sa passion pour l’interdit, voire même pour ce qui est autorisé mais qui empêche l’âme d’être avec Allah.
 
Comme le disait le cheikh Zarrūq dans ses « Règles » :
« Il a été définit par plus de deux milles définitions qui reviennent toutes à : la sincérité de la direction envers Allah ».
 
Qu’Allah nous pardonne et nous élève auprès de Lui.
 
Wa Allah a’lam.