Dérives dans les majalis soufis

Dans son fameux Ihyâ’ ‘ulûm ad-Dîn, l’imam al-Ghazâlî dit :
 
Il est conseillé de délaisser les assises de dhikr s’il figure parmi ceux qui y assistent :
– un arrogant parmi les gens de ce bas-monde, que les gens ont besoin de le regarder et de prendre soin de lui ;
ou
– un prétendant d’une transe artificielle, qui fait semblant par son wajd (présence du coeur), sa danse et la déchirure de ses vêtements.
 
Je dis : La deuxième catégorie a abîmé les majalis de nos jours et est devenue une caractéristique négative du tasawwuf auprès du public, voire même une insulte. Les proches du tasawwuf ont honte de voire ces dérives mais se taisent. Pourquoi ? Jusqu’à quand ?
Si la personne a eu le wajd, elle s’absentera de ce bas-monde. Un petit coup de bâton sur les fesses de ces danseurs prouvera très bien qu’ils ne sont que des bouffons. Cela leur apprendra à danser correctement et réellement.
 
J’ai honoré mon devoir et signalé les dérives. Je l’ai déjà dit aux shuyûkh que j’ai rencontrés (même avec le test du bâton sur les fesses).
 
WAllah a’lam
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Sincérité d’un savant

L’éminent shaykh Abdullah Nâsih ‘Alwân, le plus grand savant d’Alep a reçu une offre du tyran syrien Hafiz al-Assad de prendre la direction générale des Awqâf ou de fonder une université islamique à Alep et de la diriger en contrepartie de ne pas contredire le pouvoir. Il a refusé cette offre et il fut donc licencié de son travail.

Il a dit au responsable militaire sa fameuse réponse :

« Par Allah, que je vende de persil et de légumes sur les trottoirs d’Alep est plus préférable pour moi que de devenir complice du pouvoir dans mon prêche de l’islam. »

عبد الله ناصح علوان

L’intérêt des questions futiles

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On remarque la propagation des questions farfelues et superficielles visant à traiter de sujets inutiles pour les gens dans la pratique ou dans la croyance. Ainsi, quel intérêt découle de connaître le nom du fils d’Ibrahim (alayhi assalam) qui devait être immolé ? Aucun bénéfice pratique ni dogmatique.
Autrement, nous nous interrogerions sur toutes les personnes anonymes mentionnées dans le Coran…
 
Quel est le nom de la coiffeuse du Pharaon qui était secrètement croyante ? Quel est le nom de la mère de Moïse ? Quel est le nom du chien des gens de la Caverne ? Quel est le nom de l’épouse d’al-Azîz ? Quel est le nom d’al-Azîz lui même ? Quel est le nom de Pharaon ? Quel est le nom de l’homme pieux qui est entré dans la ville pour avertir les gens de la nécessité de suivre les prophètes ?
 
Même si ces points-ci relèvent des personnalités mentionnées dans le Coran, la détermination de leurs noms n’a aucun intérêt. De plus, une sagesse fine et pertinente se situe derrière l’anonymat de ces diverses personnalités, à savoir ne pas penser que ces situations sont propres à ces personnes. Ainsi, le rôle de l’anonymat est de focaliser l’attention sur les leçons exposées car les histoires coraniques ne sont pas des récits de divertissement. Allah a dit dans le Coran :
Et tout ce que Nous te racontons des récits des messagers, c’est pour en raffermir ton cœur. Et de ceux-ci t’est venue la vérité ainsi qu’une exhortation et un appel aux croyants. [Hûd : 120].
 
Ainsi, l’objectif de ces histoires est, pour les croyants, d’en tirer des leçons.
Enfin, si le nom impliquait une sagesse supplémentaire, il aurait été mentionné dans l’histoire.
 
Je dis donc à ces polémiqueurs : « Allez apprendre quelque chose qui vous sera bénéfique dans la pratique ou dans la foi. »

L’éducation des enfants

L’imam al-Ghazâlî a dit :
 
« L’enfant est un dépôt de confiance auprès de ses parents. Son cœur pur est une perle précieuse, naïve, vide de toute sculpture. Il est apte à admettre tout ce qui y est gravé et il tend vers tout ce qui est tendu vers lui.
 
S’il est habitué au bien et éduqué au bien, il s’élèvera dedans et sera un bien heureux dans l’ici-bas et l’au-delà. Ses parents et éducateurs y partageront le mérite.
 
S’il est habitué au mal et est abandonné comme les animaux, il sera un malheureux et un perdant. De même, le péché sera dans le cou de son tuteur ».
 
Soyez donc miséricordieux envers vos enfants notamment durant cette saison de jeux au ballon pour qu’il ne roulent pas avec lui.
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Rapprochement d’Allah et des gens

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Un homme demanda à l’imam al-Junayd :
Enseigne moi une chose qui me rapproche de Allah et des gens.
L »imam al-Junayd répondit :
Ce qui te rapproche de Allah est le fait de le solliciter.
Et ce qui te rapproche des gens est le fait de s’abstenir de les solliciter.
 
قال رجل للجنيد : « علمني شيئاً يقربني إلى الله وإلى الناس « ، فقال:  » أما الذي يقربك إلي الله فمسألته، وأما الثاني فترك مسألتهم «