Arrivée du plus étrange Coran à Médine

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Cette copie du Coran n’est écrite ni en encre, ni en charbon ni en or fondu mais elle est en fait brodée manuellement.
Ce Coran a été fabriqué par les soins de la noble dame Nasîm Akhtar du Penjab au Pakistan. Elle a commencé son travail en 1407H et elle l’a achevé en 1428. Elle s’est engagée à ne coudre qu’en état de pureté et de limiter son travail au dernier tiers de la nuit. Durant son pèlerinage l’an dernier, elle a offert cette copie du Coran au Musée du Coran à Médine. Cette copie du Coran a été étudiée afin de s’assurer de sa conformité textuelle puis elle a été déposée après validation dans ledit musée.

Qu’Allah agrée son travail et nous accorde son assiduité, sa persistance et sa patience pour l’accomplissement des bienfaits ainsi que son amour du Coran.

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Le juge Hanafite Al-‘Âmirî dans la mosquée des shafiites

Durant l’adhân pour la prière de Maghrib, le juge Hanafite Al-‘Âmirî est passé près de la mosquée de l’imam Al-Qaffâl (un mujtahid de l’école Shafiite).
Il a donc décidé de passer y prier.
Quand ce dernier l’a vu entrer dans la mosquée, il ordonna de dédoubler les formules de la ‘iqama – ce qui est l’avis des hanafite – et demanda au juge al-‘Âmirî de diriger la prière.
Pendant la prière, le juge al-‘Âmirî prononça la basmala à voix élevée – ce qui est l’avis de l’école Shafiite – .
Cette sagesse issue de ces deux grandes sommités attire l’attention sur l’impact léger des divergences dans les cas juridiques détaillés.
Photo : Mausolée du Khawâja Abu Nasr Parsa, la Mosquée Verte de Balkh.

Perles de l’imam ash-Shâfi`î

L’Imâm ash-Shâfi`î (qu’Allah lui accorde Sa Miséricorde) a quitté le marché et nous l’avons suivi. Sur notre chemin, nous avons rencontré un homme insultant une personne de connaissance.
L’Imâm ash-Shâfi`î s’est tourné vers nous et a dit:
«Garde tes oreilles contre le fait d’entendre l’obscénité, tout comme tu garde ta langue de ne pas en parler, car l’auditeur est le partenaire de l’orateur».

Coexistance du bien et du mal

Accompagné par un homme, l’imam al-Hasan al-Basrî était à des funérailles où certaines femmes se lamentaient à voix élevée, s’opposant au destin. L’homme voulu y retourner mais l’imam al-Hasan al-Basrî lui dit :
« Si chaque fois que tu vois un mal, tu délaisses un bien à cause de lui, cela risque de toucher ta foi.  »
 
Calligraphie : « Vous n’avez reçu de la science que peu » par notre maître Dr. Ahmad al-Ladunn qu’Allah lui accorde sa miséricorde.

Définition du tasawwuf

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Dans sa fameuse Hâchiya sur le commentaire d’al-Mahallî sur Jamʿ al-Jawâmiʿ, la référence ultime en ‘usul al-fiqh, l’imam al-ʿAttâr dit (Vol.2, p.513.) :
 
« Le tasawwuf ne figure pas parmi les sciences codifiées ayant des fondements et des principes. Mais c’est le fruit de toutes les sciences légales [associées à] leurs sciences outils. Ainsi, il n’est pas [simplement] des adages particuliers, même s’ils font l’objet de rédactions indépendantes.
Puis, cette science se divise en deux parties :
 
Une partie qui porte sur le raffinement de l’éthique et l’acquisition des bonnes mœurs, comme « Qût al-qulûb », « Ihyâ’ ʿulûm ad-dîn », les ouvrages de l’imam Shaʿrânî et les autres rédactions similaires. Cela est explicitement apparent pour celui qui a un minimum de maîtrise de ces sciences.
 
Une autre partie dont la référence à ses maîtres se réalise par les dévoilements, les saveurs spirituelles et leurs expériences spirituelles individuelles. C’est le cas des rédactions de notre maître Ibn ‘Arabî, al-Jîlî et de ceux qui ont adopté une tendance similaire. Cette branche est parmi les rédactions ambigües qui ne sont comprises que par celui qui a goûté leur saveur. Il est aussi possible que leurs expressions soient incapables de refléter le sens qu’ils voulaient. Elles peuvent même contredire les arguments rationnels. C’est pourquoi il vaut mieux éviter d’y entrer et [alors], leur état spirituel leur sera attribué sans contestation. »