Pouvons-nous nous justifier pour délaisser l’accomplissement du bien ?

On délaisse toujours des actes méritoires sous prétexte de nos différentes occupations quotidiennes. Cependant, nous devons regarder le sacrifice de ceux qui font d’énorme travaux pour se motiver et savoir que si eux réussissent à accomplir cela, nous aussi pouvons accomplir de tels actes.

Un jour un groupe des gens du tabligh sont venus du Pakistan au Liban.

Après la prière de ᶜAsr, ils invitèrent les gens présents dans la mosquée à sortir avec eux pour rappeler les gens à la pratique de l’islam dans les rues. L’imam officiel de la mosquée était là. Alors, ils l’invitèrent à prendre part à cette cette mission avec eux. L’imam s’excusa, expliquant qu’il devait s’en aller assez loin pour une affaire.

Le shaykh pakistanais lui dit : « Tu pourras t’y rendre après incha Allah. »

L’imam répondit : « C’est loin, je dois y aller maintenant pour ne pas rentrer trop tard. »

Le shaykh pakistanais lui dit alors : « Ce n’est pas plus loin que le Pakistan. »

Les yeux de l’imam se remplirent alors de larmes, il le prit dans ses bras et se joignit à eux pour aller prêcher sur le marché.

Comment éduquer les jeunes dans les mosquées ?

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Ces derniers jours, des gérants associatifs m’ont contacté à propos de l’éducation des jeunes. Un point important a été évoqué concernant l’inspiration et le modèle à donner aux jeunes. J’ai insisté sur l’importance du réalisme de la prédication et le besoin de la daᶜwa. On n’a pas besoin que tout le monde aille étudier les sciences religieuses, mais il faut étudier un minimum.


Cela me rappelle le souvenir d’une figure illustre de l’éducation et de la prédication au Levant, qui adoptait une méthodologie fondamentale sur ce sujet.

Shaykh ᶜAbd al-Karîm al-Rifâᶜî était une des principales causes de la renaissance scientifique au Levant. Il regroupait les jeunes enfants et leur disait :


« Ô mes fils ! Je veux voir parmi vous le shaykh médecin, le shaykh ingénieur, le shaykh pharmacien, le shaykh linguiste… »

Il les guidait pour prendre les sciences d’ici-bas et les sciences de l’au-delà comme l’ont toujours fait les savants musulmans tout au long de l’histoire.

Le temps est passé et nous avons eu, parmi ces enfants devenus adultes, des éminents savants combinant les sciences religieuses aux sciences mondaines comme par exemple :

– L’éminent shaykh, l’expert en lectures coraniques, le muhaddith, Naᶜîm ᶜArqsûsî, spécialiste en langue arabe ;
– L’éminent prédicateur, shaykh Nadhîr Maktabî, spécialiste en langue arabe ;
– Son fils, shaykh Usâma al-Rifâᶜî, spécialiste en langue arabe ;
– Le shaykh mathématicien Usâma Raqrûq ;
– Le médecin, Dr Fârûq Shalaq ;
– Le commerçant pieux, shaykh Yâsîn Rabâba ;
– Le pharmacien expert en lectures coraniques, shaykh ᶜAbd al-Munᶜim Shâlâtî.

On pourrait citer d’autres shuyukh experts dans différentes disciplines des sciences mondaines et religieuses ayant passé leur vie dans la daᶜwa et l’appel à Allah.

Qu’Allah préserve ceux qui sont encore en vie et accorde Sa Miséricorde à ceux qui sont retournés à Lui.

Amin Amin

La science est un voile qui sépare d’Allah

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Certains préservaient la prière en groupe avant d’apprendre la science. Mais quand ils étudient, ils la délaissent sous prétexte qu’elle n’est pas une obligation individuelle.
Certains préservaient toutes les sunan, mais quand ils ont étudié la différence entre une recommandation et une obligation ils ont abandonné les recommandations.
Certaines portaient un hijab complet, mais quand elles apprennent la science se limitaient au strict minimum obligatoire.
Certaines ne portaient pas de maquillage en public, mais quand elles ont étudié un peu, elles ont suivie ce qu’elles pensaient être un avis juridique prononcé par certains contemporains qui disent que ceci est permis.

Beaucoup d’étudiant ne cherchent pas la science pour corriger leur cheminement vers Allah mais pour suivre leurs passions. S’ils cherchent la science pour qu’elle les protège de tomber dans l’illicite et de s’éloigner des actes détestables, elle leur a donc facilité la préservation des recommandations. En fait, celles-ci sont la barrière qui préserve le croyant de tomber dans les interdictions.
C’est ainsi qu’on voit l’adage spirituel qui dispose : «La science est un voile qui sépare d’Allah». Cela signifie dans le cas où la science n’est pas accompagnée par l’application ni par l’éducation spirituelle. Il suffit de méditer l’attitude des compagnons – qu’Allah les agrée – qui ne demandait pas si tel acte est obligatoire ou recommandé. Leur question était : «Quelle est le meilleur acte auprès d’Allah».

Au jour de la résurrection, il ne te sera pas demandé : « Pourquoi n’as-tu pas maudit celui-ci ? » ou « Pourquoi as-tu été silencieux avec celui-la ? » Et si même toute ta vie tu ne maudis pas Iblîs ou tu ne le mentionne pas, on ne te questionnera pas dessus. Par contre, si tu as maudit quelqu’un, tu seras recherché et interrogé sur ça.


L’imam al-Ghazâlî : Bidâyat al-Hidâyat.