Donner zakât al-fitr dans le rêve


Par la grâce d’Allâh, nous avons collecté, l’année dernière, la zakât al-fitr en équivalent européen (soit 7€ par personne) pour la distribuer aux plus démunies au Liban, sous forme de colis alimentaires. Nous avons essayé de recenser, au mieux, les nécessiteux en coopération avec l’un de nos shuyûkh, connu pour sa piété et son ascétisme et surtout pour sa connaissance pointue des gens de notre ville. Le shaykh chargeait un ami à lui dans chaque quartier de lui recenser les gens en difficulté, permettant ainsi une meilleure connaissance du terrain. Avec les différentes distributions, les recensements ont été peaufinés, surtout qu’on remarquait l’omission de certaines personnes dans des quartiers lointains et de familles étrangères pour nous et pour les frères qui distribuaient .

Quelques jours après le Ramadan, le shaykh m’informa d’un rêve qu’il a eu. Il a vu qu’il marchait dans un endroit peu habité, à l’ouest du quartier de la mosquée*, il s’est alors senti perdu et ne trouvait plus son chemin. Puis, un homme apparut devant lui et lui dit : « Suis moi que je te montre le chemin ». L’homme a conduit le shaykh et le ramena à la porte d’une maison. Le shaykh se rappela qu’il avait auparavant déjà visité cette maison plusieurs fois et pleins de souvenirs refirent surface sur la maison, son propriétaire et sur l’emplacement exact. Il se réveilla ainsi directement en se rappelant du hajj ᶜÂtif, un homme vieux n’ayant ni retraite ni salaire ni revenu et qui souffre d’un grand besoin avec deux ses fils qui ont perdu aussi leurs emplois suite à la crise libanaise.

Le matin, le shaykh appella le hajj et lui demanda de venir chez lui. Il l’informa que l’on avait ramené des colis alimentaires (zakât al-fitr) et qu’on l’avait maladroitement oublié. Durant les précédentes collectes que nous avons distribué tout au long de l’an dernier, le shaykh disait toujours : « Commençons par le hajj ᶜÂtif».

Le shaykh commenta cette anecdote en disant : « S’il n’était pas sincère, nous n’aurions pas été conduit chez lui. C’est un des gens qui aiment le dhikr ».

Pour donner zakât al-fitr, vos kaffâra ou toute distribution en nourriture: https://www.cotizup.com/zakat-al-fitr2

Pour zakât al-mâl et toute distribution en argent : https://www.cotizup.com/zakat-sadaqa-kaffara

* Dans notre ville, chaque quartier comprend une mosquée, mais un quartier est nommé ainsi !

Nous comptons le mérite auprès d’Allâh

Lorsque j’étais enfant, j’entendais nos aïeux dire « kunnâ ᶜam n’âjir » après être rentré d’un travail ou d’une visite. Je pensais qu’ils parlaient de location ou d’argent mais j’ai compris plus tard qu’ils parlaient du fait de « compter le mérite (ajr) auprès d’Allâh ».

Ces illettrés ont – bien mieux que bon nombre de lettrés et d’étudiants – comprit qu’accorder une part de son temps pour servir les gens, pour visiter un voyageur avant son départ ou après son retour, pour aider quelqu’un dans un travail pénible, etc, est ce qui a le plus de valeur. Ils ont comprit que le mérite et la récompense ne dépendent pas seulement des adorations formelles mais aussi des œuvres sociétales ! Aujourd’hui, j’ai entendu un frère dire, après avoir effectuer un travail pénible pour rendre service à un nécessiteux : « comme ils disaient à l’ancienne : ᶜam n’âjir ». Je me suis alors rappelé d’une anecdote particulière qui m’a mis les larmes aux yeux !

Qu’Allah nous utilise pour le service de Ses serviteurs !
Amin Amin.

Beaucoup de narrations d’après les érudits de salaf (comme l’imam al-Shâfiᶜî) relatent qu’ils récitaient le Coran en moins d’une journée. Cela fut prouvé comme possible à maintes reprises.

Voici un exemple de cette entreprise particulière, une soeur a récité tout le Coran par cœur sans commettre aucune faute et ce, en une seule assise de dix (10) heures. C’est le modèle que nous devons présenter à nos filles, nos soeurs et nos mères.

Apprendre le Coran n’est pas une mission impossible, et ne signifie pas abandonner son travail et sa vie pour s’y dédier. Combien nous avons d’étudiant(e)s ingénieurs, juristes, fonctionnaire, qui en sus de leurs vies professionnelles sont pères/mères de famille. C’est une question de volonté et de sincérité.

Mon shaykh m’a dit :

Quand les bourgeons de l’Unicité chantent sur les branches de l’arbre de la Maᶜrifa (connaissance de Dieu), les rossignols des cœurs gazouillent en évoquant le bien aimé.

إذا غرّدت بلابل التوحيد على أغصان أشجار المعرفة، صدحت حمامات القلوب بذكر المحبوب