Nous comptons le mérite auprès d’Allâh

Lorsque j’étais enfant, j’entendais nos aïeux dire « kunnâ ᶜam n’âjir » après être rentré d’un travail ou d’une visite. Je pensais qu’ils parlaient de location ou d’argent mais j’ai compris plus tard qu’ils parlaient du fait de « compter le mérite (ajr) auprès d’Allâh ».

Ces illettrés ont – bien mieux que bon nombre de lettrés et d’étudiants – comprit qu’accorder une part de son temps pour servir les gens, pour visiter un voyageur avant son départ ou après son retour, pour aider quelqu’un dans un travail pénible, etc, est ce qui a le plus de valeur. Ils ont comprit que le mérite et la récompense ne dépendent pas seulement des adorations formelles mais aussi des œuvres sociétales ! Aujourd’hui, j’ai entendu un frère dire, après avoir effectuer un travail pénible pour rendre service à un nécessiteux : « comme ils disaient à l’ancienne : ᶜam n’âjir ». Je me suis alors rappelé d’une anecdote particulière qui m’a mis les larmes aux yeux !

Qu’Allah nous utilise pour le service de Ses serviteurs !
Amin Amin.

Beaucoup de narrations d’après les érudits de salaf (comme l’imam al-Shâfiᶜî) relatent qu’ils récitaient le Coran en moins d’une journée. Cela fut prouvé comme possible à maintes reprises.

Voici un exemple de cette entreprise particulière, une soeur a récité tout le Coran par cœur sans commettre aucune faute et ce, en une seule assise de dix (10) heures. C’est le modèle que nous devons présenter à nos filles, nos soeurs et nos mères.

Apprendre le Coran n’est pas une mission impossible, et ne signifie pas abandonner son travail et sa vie pour s’y dédier. Combien nous avons d’étudiant(e)s ingénieurs, juristes, fonctionnaire, qui en sus de leurs vies professionnelles sont pères/mères de famille. C’est une question de volonté et de sincérité.

Mon shaykh m’a dit :

Quand les bourgeons de l’Unicité chantent sur les branches de l’arbre de la Maᶜrifa (connaissance de Dieu), les rossignols des cœurs gazouillent en évoquant le bien aimé.

إذا غرّدت بلابل التوحيد على أغصان أشجار المعرفة، صدحت حمامات القلوب بذكر المحبوب

Les femmes divorcées ont-elles le droit d’exiger des conditions en vue de mariage ?

===========
Dans les sociétés arabes de nos jours (principalement chez les arabes, j’ignore l’état des choses chez les autres), pourries par les coutumes de jâhiliyya, on dit à la femme divorcée qu’elle doit accepter le premier prétendant sinon, personne ne va l’épouser. On lui demande de ne pas trop exiger, de ne pas interroger le prétendant etc. etc. Elle va entendre des chansons de genre « qui va te prendre maintenant ? qui va te prendre avec tes enfants ? » etc.
Le «on» ici correspond principalement à ses parents (qui veulent s’en débarrasser d’elle après son retour chez eux), à sa famille, en gros, aux personnes qui doivent en principe la soutenir.
Si cette femme divorcée a eu des enfants de son mariage précédent, la pression sur elle est plus élevée.
Cependant, en islam, la femme ayant eu une relation conjugale antérieure doit exprimer son avis à propos du mariage. Par contre, il suffit qu’une jeune fille n’exprime pas un avis explicite dans un mariage.
C’est a priori logique qu’une femme divorcée ait des conditions et des exigences plus strictes qu’une jeune femme car elle a eu une expérience antérieure. Elle va donc poser des questions concernant les traits de caractères et de comportements, des habitudes quotidiennes, en gros sur ce qui affecte la vie réelle. Elle ne va pas se fantasmer sur des conditions illusoires comme beaucoup de jeunes filles !
Il faut sortir de ces coutumes illogiques !

De l’autre côté, les parents – en disant cela – ne veulent pas – dans beaucoup de cas – abandonner leur fille ou la jeter. Ils veulent qu’elle relance sa vie et qu’elle ait une famille à elle. Ils le disent afin de faciliter le remariage car les prétendants d’une femme divorcée ne sont pas – d’habitude – nombreux (surtout avec les mentalités des sociétés de nos jours).