Le tasawwuf

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Il ne consiste pas à lire « Les 40 règles de l’amour », de partager sur FB les poésies de Rūmī, d’entendre les chants classiques des poésies d’ibn al-Fāriḍ, ni de se perdre et se rendre fou dans les assises de chants folkloriques d’éloges a Allah et a son Messager.
 
Nommer ces choses comme étant LE tasawwuf n’est qu’un rabaissement des similaires d’al-Junayd, d’ibn al-Mubārak, d’as-Suyūṭī, d’an-Nawawī, d’ad-Dardīr … et des autres sommités de la communauté qui ont hérités du degré d’al-Iḥsān du Prophète ﷺ.
 
Le tasawwuf est une éducation pour l’égo, une lutte contre l’âme et un comportement contredisant son désir et sa passion pour l’interdit, voire même pour ce qui est autorisé mais qui empêche l’âme d’être avec Allah.
 
Comme le disait le cheikh Zarrūq dans ses « Règles » :
« Il a été définit par plus de deux milles définitions qui reviennent toutes à : la sincérité de la direction envers Allah ».
 
Qu’Allah nous pardonne et nous élève auprès de Lui.
 
Wa Allah a’lam.
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L’amoureux est sourd à toute critique

Beaucoup hurlent en cette période sur le sujet de la célébration du Mawlid. Depuis longtemps, nous avons dépassé le sujet d’autorisation de manifester notre amour pour lui ﷺ. Les savants disaient :
« L’amoureux est sourd à toute critique ».
Nous réfléchissons plutôt aux manières de célébrer cette heureuse occasion.
Lisons-nous sa noble biographie ﷺ auprès d’un recueil de hadith comme fut la tradition des muhaddithîn ??
Méditons-nous sa noble biographie ﷺ compilée par les savants spécialistes ?
Chantons-nous sa noble biographie ﷺ rédigée en poésie par ses amoureux ?
Organisons-nous une assemblée pour le louer ﷺ comme Le Coran nous l’a demandé ?
Devrions-nous plutôt donner aux pauvres en amour pour Allah et son Messager ﷺ ?
Une infinité de bonnes actions œuvrant pour le bonheur de soi et d’autrui à engager à tout moment et notamment durant cette occasion bénie.
Quoique nous fassions, nous n’arriverons jamais à lui accorder son mérite qui dépasse toute joie possible.

Le choix de la compagnie

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L’imam Abû al-Hassan ashShâdulî a dit :
« N’accompagne jamais celui qui préfère sa propre personne à toi car c’est un dépravé. Ni celui qui te préfère à lui car il ne sera pas toujours disponible pour toi.
Accompagne plutôt celui, lorsqu’il parle, cite Dieu promptement. Celui-là, Dieu rend sa présence bénéfique et suffisante. Et lorsqu’il est absent, Dieu le remplacera. [En effet], le dhikr de Dieu est la subsistance des cœurs ; La contemplation permanente par le cœur de la majesté de Dieu est la clé de l’invisible. »
لا تصحب من يؤثر نفسه عليك فإنّه لئيم، ولا من يؤثرك على نفسه فإنّه قلّما يدوم، ولكن اصحب من إذا ذكر ذكر الله، فالله يغني به إذا شهد وينوب عنه إذا غاب. ذكره قوت القلوب، ومشاهدته مفاتيح الغيوب
Ainsi, le véritable ami et compagnon, voire celui qui mérite d’être accompagné, est celui qui cite Dieu dans toutes ses situations. Cette personne décrite est celle ayant le niveau de la présence divine dans son cœur. C’est par ce grade que sa présence physique sera largement suffisance et bénéfique. Quant au cas de son absence, Allah, grâce à Sa présence dans le cœur de cet ami, le remplacera, qu’il le remplace par son aide directe – prodigieuse ou pas – ou en facilitant cela par ses créatures, comme d’autres personnes par exemple.
La suite de la citation nous explique le moyen d’atteindre ce degré, à savoir le dhikr, ainsi que ses effets, à savoir ouvrir l’invisible. Cela constitue une justification du conseil d’adopter comme ami le pieux dont le cœur est attaché à Allah. C’est par l’effet de cet attachement que Dieu le remplacera.
wallah a’lam
Choix de la compagnie