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Parmi la persévérance :


Conserver son niveau quotidien de dhikr d’Allah à tout prix ; quitte à le rattraper en cas d’omission.

Shyakh al-Bûtî et le Saint

Cheikh Said Ramadan al-Boutî a dit :

Dans une des ruelles damascènes, j’ai rencontré un fou de Dieu (majdhûb). Je me suis donc arrêté près de lui et j’ai dit dans mon coeur :
« Oh comme j’aimerais être à sa place et qu’il fut à la mienne ! »
Il se dirigea vers moi et me dit :
« Non ô cheikh. Cela ne peut pas fonctionner. Tu es à ta place et je suis à ma place et chacun de nous connaît ce qu’il doit faire. » ».

Deux sagesses – servant aussi d’adages spirituels chez les savants – découlent directement de cette anecdote :

1)- Devant un savant fais attention à ta langue, et devant un saint fais attention à ton cœur.

2)- Ne demande pas à Dieu qu’Il te sorte d’une situation pour t’employer dans une autre ! S’Il le voulait, Il t’y aurait employé sans te faire quitter la première.

Photo du Khân Asᶜad Pacha à Damas, prise par Dr. Leen Audi.

La science est un voile qui sépare d’Allah

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Certains préservaient la prière en groupe avant d’apprendre la science. Mais quand ils étudient, ils la délaissent sous prétexte qu’elle n’est pas une obligation individuelle.
Certains préservaient toutes les sunan, mais quand ils ont étudié la différence entre une recommandation et une obligation ils ont abandonné les recommandations.
Certaines portaient un hijab complet, mais quand elles apprennent la science se limitaient au strict minimum obligatoire.
Certaines ne portaient pas de maquillage en public, mais quand elles ont étudié un peu, elles ont suivie ce qu’elles pensaient être un avis juridique prononcé par certains contemporains qui disent que ceci est permis.

Beaucoup d’étudiant ne cherchent pas la science pour corriger leur cheminement vers Allah mais pour suivre leurs passions. S’ils cherchent la science pour qu’elle les protège de tomber dans l’illicite et de s’éloigner des actes détestables, elle leur a donc facilité la préservation des recommandations. En fait, celles-ci sont la barrière qui préserve le croyant de tomber dans les interdictions.
C’est ainsi qu’on voit l’adage spirituel qui dispose : «La science est un voile qui sépare d’Allah». Cela signifie dans le cas où la science n’est pas accompagnée par l’application ni par l’éducation spirituelle. Il suffit de méditer l’attitude des compagnons – qu’Allah les agrée – qui ne demandait pas si tel acte est obligatoire ou recommandé. Leur question était : «Quelle est le meilleur acte auprès d’Allah».

Parmi les enseignements du prêche de jumu’a :


من طلب السيادة هجر الوسادة

man talaba as-siyâda, hajara al-wisâda

Celui qui cherche la noblesse auprès d’Allah, abandonne le sommeil.

Des merveilles des savants du Cham

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L’éminent savant damascène, le moujahid shaykh Fouad Shumays a dit :
 
Tout don d’Allah est sujet à une Zakat (aumône obligatoire purificatrice). Ne privez pas les bénéficiaires de la zakat.
La zakat de l’argent est le don,
La zakat de la science est l’enseignement,
Même la réputation et la célébrité ont une Zakat. Ne privez pas le pauvre et l’inconnu dans la communauté de la visite, d’assister à leurs événements et même d’assister à ses funérailles car cela engendre un grand effet auprès de sa famille et ses proches.
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J’ajoute : la zakat du bilinguisisme est la traduction de la science.
 
wallah a’lam