Beaucoup de narrations d’après les érudits de salaf (comme l’imam al-Shâfiᶜî) relatent qu’ils récitaient le Coran en moins d’une journée. Cela fut prouvé comme possible à maintes reprises.

Voici un exemple de cette entreprise particulière, une soeur a récité tout le Coran par cœur sans commettre aucune faute et ce, en une seule assise de dix (10) heures. C’est le modèle que nous devons présenter à nos filles, nos soeurs et nos mères.

Apprendre le Coran n’est pas une mission impossible, et ne signifie pas abandonner son travail et sa vie pour s’y dédier. Combien nous avons d’étudiant(e)s ingénieurs, juristes, fonctionnaire, qui en sus de leurs vies professionnelles sont pères/mères de famille. C’est une question de volonté et de sincérité.

Les femmes divorcées ont-elles le droit d’exiger des conditions en vue de mariage ?

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Dans les sociétés arabes de nos jours (principalement chez les arabes, j’ignore l’état des choses chez les autres), pourries par les coutumes de jâhiliyya, on dit à la femme divorcée qu’elle doit accepter le premier prétendant sinon, personne ne va l’épouser. On lui demande de ne pas trop exiger, de ne pas interroger le prétendant etc. etc. Elle va entendre des chansons de genre « qui va te prendre maintenant ? qui va te prendre avec tes enfants ? » etc.
Le «on» ici correspond principalement à ses parents (qui veulent s’en débarrasser d’elle après son retour chez eux), à sa famille, en gros, aux personnes qui doivent en principe la soutenir.
Si cette femme divorcée a eu des enfants de son mariage précédent, la pression sur elle est plus élevée.
Cependant, en islam, la femme ayant eu une relation conjugale antérieure doit exprimer son avis à propos du mariage. Par contre, il suffit qu’une jeune fille n’exprime pas un avis explicite dans un mariage.
C’est a priori logique qu’une femme divorcée ait des conditions et des exigences plus strictes qu’une jeune femme car elle a eu une expérience antérieure. Elle va donc poser des questions concernant les traits de caractères et de comportements, des habitudes quotidiennes, en gros sur ce qui affecte la vie réelle. Elle ne va pas se fantasmer sur des conditions illusoires comme beaucoup de jeunes filles !
Il faut sortir de ces coutumes illogiques !

De l’autre côté, les parents – en disant cela – ne veulent pas – dans beaucoup de cas – abandonner leur fille ou la jeter. Ils veulent qu’elle relance sa vie et qu’elle ait une famille à elle. Ils le disent afin de faciliter le remariage car les prétendants d’une femme divorcée ne sont pas – d’habitude – nombreux (surtout avec les mentalités des sociétés de nos jours).

L’hésitation dans le mariage

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Beaucoup de frères et sœurs me demandent conseil sur le choix du conjoint. Je remarque que, lorsque beaucoup parmi eux, trouvent la bonne personne, ils hésitent trop. Il faut comprendre que cette vie n’est qu’un ensemble d’opportunités qu’il faut saisir.

Pourquoi on hésite ?
En réalité, je remarque dans les dizaines et dizaines de cas que l’hésitation est due à quelques raisons revenant à un manque de confiance qui implique plusieurs causes. Nous citons celles que nous avons vu concrètement dans les cas exposés de nos jeunes comme suit :

– La fragilité de la situation financière ne doit pas être vue comme un obstacle en soi ! C’est surtout le cas des jeunes étudiants ou jeunes travailleurs. Oh combien d’étudiants non-musulmans en France vivent en couple dans le haram malgré leur situation estudiantine ! La difficulté financière n’est pas une excuse en soi. Si vous avez assez de maturité mentale et spirituelle, ne retardez pas le mariage dès que vous tombez sur la bonne personne qui correspond à votre pensée et à ce que vous cherchez.

– Certaines personnes pensent que la relation époux/épouse est une relation professeur/étudiante ou étudiant/étudiante qui passent le temps à étudier ensemble. D’autres pensent que c’est une relation qui va leur permettre de vivre l’islam au détail près et disent : on va prier qiyâm al-layl ensemble, réciter les invocations ensembles … Ces idées ne sont en réalité que des fantasmes sur le mariage et la vie conjugale. Si tu ne pries pas qiyâm al-layl tout seul chez toi, c’est plus difficile que tu le fasses après ton mariage. Si tu n’étudies pas pendant ton célibat, ne pense pas que tu auras plus de temps pour étudier après ton mariage !

– Certaines personnes hésitent ou décident de retarder le mariage pour motifs professionnels ce qui est très blâmable dans ce cas. Tu as trouvé la bonne personne, ne rate pas cette opportunité à cause de ton travail. Le travail est un moyen et non un objectif en soi. C’est un moyen pour servir ta vie conjugale afin de mieux élever tes enfants ! Il faut bien établir les priorités des choses.

– Certaines personnes décident de retarder le mariage car ne se sentant pas encore prêts. Habibi, tu as dépassé un certain âge (25 ans pour l’homme et 22 ans pour la femme), tu es EN PRINCIPE prêt. Si tu as trouvé la personne qui te semble parfaite par ses qualités et sa pensée, ne bloque pas ce projet en attendant une meilleure maturité ! Si tu estimes que l’autre personne (je reprends les termes d’une sœur) « est trop parfaite pour qu’elle soit pour moi », alors cette personne peut bien t’aider spirituellement, émotionnellement et socialement. Une maturité supplémentaire ne signifie pas que tu vivras mieux dans le futur car tu peux aussi ne pas trouver une personne aussi adéquate pour toi. De plus, le mariage t’accordera une maturité que tu ne pourras jamais acquérir dans toute une vie de célibat.

– Certaines personnes pensent aussi qu’ils vont vivre le mariage en reconquista contre les autres courants islamiques, notamment les salafi qui vivent le fantasme de la critique des innovateurs ou les ashᶜari qui vivent dans la réfutation des salafi. La vie conjugale est bien loin de cela. Une personne salafi et une personne ashᶜarite peuvent se marier et vivre tranquillement. Cependant, ceux qui vivent une reconquista dans leur imaginaire ne peuvent pas tolérer une divergence d’avis, leur vie conjugale sera en soi instable même avec des gens de leur courant, dû à cette pensée figée.

Combien de fois j’ai vu des frères ou des sœurs regretter énormément après que l’autre personne se soit engagée !! Je me rappelle d’un frère à qui j’ai présenté une sœur exceptionnelle répondant à tous les critères qu’il cherchait. Il m’a dit qu’il ne voulait pas se marier pour le moment parce qu’il a d’autres projets actuels. Après trois ans, il me demande de lui parler avec la sœur mais je lui indique que je n’ai plus de ses nouvelles. Il était tellement déçu qu’il voulait voyager à l’autre bout du monde (littéralement car la sœur habitait dans un autre pays très lointain) pour essayer de la chercher ! La blessure du cœur est douloureuse dans ce genre de cas !

En résumé, quand vous trouvez une personne répondant à tous vos critères, priez al-istikhâra (la prière de consultation) et voyez ce que vous sentez. Si vous sentez que la personne en question est la bonne personne, ne tardez pas même si vous avez planifié d’autres plans sur le court terme ou si vous ne pensez pas actuellement au mariage ! Parfois, la bonne personne nous tombe du ciel d’un coup et le mariage arrive sans aucune planification précédente.

Wallah aᶜlam,

Un homme avait sa voiture correctement garée sur le côté quand un conducteur vînt la percuter. Les deux véhicules furent endommagés. Le conducteur du second véhicule contacta le premier pour l’informer de l’accident et lui offrir la réparation de sa voiture mais lorsqu’ils se rencontrèrent, ce dernier remarqua l’état et la pauvreté de son interlocuteur et lui dit alors : « C’est de ma faute et c’est à moi de réparer ta voiture ». Il lui acheta donc les pièces endommagées et lui demanda pardon !

Un grand homme dans une époque de minables !

Photo symbolique.