Le lecteur des pensées

En 1405 de l’Hégire, un étudiant s’est absenté durant deux semaines de cours suite à un accident de voiture. Après sa guérison, il a repris ses cours normalement.
Au cours d’une leçon de nahw (grammaire arabe), l’enseignant expliquait une des preuves linguistiques mentionnées dans « Moughni al-labib ». Cependant, cet étudiant a perdu son attention et a commencé à réfléchir à la manière dont Allah l’a sauvé de l’accident et s’il allait égorger un ou deux moutons comme sacrifice pour remercier Allah et inviter ses amis. Il disait dans son cœur qu’un mouton n’est pas suffisant mais que deux moutons seront chers pour son père.

Alors qu’il était en conflit plein interne, perdu dans ses pensées, le professeur a arrêté son cours et lui a adressé la parole en disant à haute voix : « dans ta situation, tu as besoin de deux moutons, maintenant sois plus attentif à l’explication de la leçon ! « .
L’étudiant était surpris de la manière dont le cheikh a dévoilé sa pensé. De même, les étudiants dans la classe étaient choqué de ce qui s’était passé et ils ont compris la cause de cette remarque.

Le professeur était l’éminent savant hanafite, le mouhaddith et mouqri’, sheikh al qourra’ de Damas, le cheikh ‘Abd al-Razzaq al-Halabi. Il a enseigné le Coran et ses diverses sciences, le hadith et ses diverses sciences, le fiqh, les ‘oussoul al-fiqh, le tafsir, la langue arabe, la ‘aqida ainsi que d’autres sciences durant plus de soixante années. Il a expliqué entièrement des ouvrages de référence comme les principaux recueils de hadith (les 6 livres : Boukhari et Mouslim et les 4 sunan), les principaux ouvrages de fiqh comparé et de fiqh hanafite (hashiya ibn abidin plusieurs fois), les grands recueils de tafsir (comme celui de al-Qourtoubi).

L’étudiant dont il est question dans cette histoire est le cheikh Dr. Ayman Sha’bânî. Il y avait 17 étudiants qui témoignaient cette histoire, un parmi eux est décédé et les autres la confirment jusqu’à nos jours.

 

Espions des cœurs !

Publicités

Etudiants de la fin de temps

======================
Un de nos frères assure volontiers un cours de Coran pour un petit groupe près de Paris. Or il est arrivé plusieurs fois au cours sans trouver mouche qui vole.
 
Triste réalité ! Je me rappelle des étudiants, qui à mon époque, faisaient la course pour arriver les premiers auprès du shaykh et pour lire le Coran.
Avoir une opportunité de lire le Coran est un don et une grâce d’Allah. Négligez ce don et il ne tardera pas à disparaître pour être accordé à d’autres qui sauront mieux le préserver.
 
wallah al’am
======================
Un de nos frères assure volontiers un cours de Coran pour un petit groupe près de Paris. Or il est arrivé plusieurs fois au cours sans trouver mouche qui vole.
 
Triste réalité ! Je me rappelle des étudiants, qui à mon époque, faisaient la course pour arriver les premiers auprès du shaykh et pour lire le Coran.
Avoir une opportunité de lire le Coran est un don et une grâce d’Allah. Négligez ce don et il ne tardera pas à disparaître pour être accordé à d’autres qui sauront mieux le préserver.
 
wallah al’am

Métiers utiles et l’obligation communautaire

===========
Dans la juridiction islamique, les obligations des individus sont partagées selon une division binaire, à savoir les obligations dites communautaires et celles dites individuelles.

Au sujet de « l’obligation individuelle », il s’agit de ce qui incombe directement chaque responsable en droit, si certains s’en acquittent, cela ne décharge pas les autres, [ces obligations individuelles comprennent] par exemple la prière et l’aumône légale purificatrice.

Quant à « l’obligation communautaire », c’est ce qui décharge les autres lorsqu’elle est accomplie par d’autres, comme le fait de rendre le salām, d’accomplir la prière mortuaire ainsi que le fait d’exercer des métiers utiles [ayant des usufruits licites] dont les gens ont besoin. Le cordonnier, l’éboueur, le chauffeur, le gardien, le professeur, l’ingénieur, le médecin sont autant de professions indispensables à l’équilibre d’une société humaine, elles relèvent ainsi des obligations communautaires.

Par ailleurs, nous avons pris le soin de revenir sur quelques aspects spirituel dans l’analyse de ces côtés juridiques. Nous nous rappelons donc de l’activité de notre shaykh Muhammad al-ᶜArabî ad-Dighlî qui fut un grand narrateur de ahadith, ayant survécu, par la grâce d’Allah, jusqu’un âge très avancé.
Les dernières heures de cours organisées auprès de lui avaient inspirées à mon ami cheikh Bilâl de Damas – qu’Allah le protège et lui accorde son soutien – une question d’apparence naïve :
– « Ô notre noble shaykh ! Quel était votre métier durant la vie ? »
Le shaykh répondit : « J’étais le serviteur des chaussures des musulmans ».

D’ici se dégagent l’humilité et la sincérité de cette sommité de science. Il considéra son travail comme étant un service pour les musulmans et un travail d’intérêt général. Il ne s’est pas senti gêné de ce métier, qu’est le métier de cordonnier, tant que celui-ci est licite.

Qu’Allah nous accorde l’humilité et qu’Il agrée nos activités et les rende sincères pour Lui.

Parmi les pépites de nos cours de commentaire de l’ouvrage « al-Maqâsid» à l’institut Shâfiᶜî.

 

Pourquoi embrasses-tu la main du cheikh ?

« Notre cheikh Hassan Zarrûq fut un éminent savant parmi les gens de la piété et de la science.
Un jour, j’ai embrassé sa main mais un homme m’a vu et s’est énervé. Il s’est rougit et noircit puis il m’a dit avec tempérament : « Pourquoi embrasses-tu la main du cheikh ? »
Je lui ai répondu : « Car le cheikh refuse que j’embrasse son pied 😁! »
Il est parti sans dire un mot. »
 
Récit de notre cheikh Muhammad al-Mahâdîn.

Les poètes d’Allah

===============
Shaykh Abderrahmân ash-Shâghûrî fut questionné : « Comment rédigez-vous la poésie ? »
 
Il a dit : « Ce sont des pensées qui viennent et qu’on note ».
 
C’est-à-dire des pensées divines qui passent sur son coeur et se matérialisent en poésie qu’il note dans son recueil.
Que les poètes soient comme cela dans une situation de surveillance continue avec Allah, Exempt d’imperfection.