La bienveillance de l’imâm al-Ghazâlî envers ses étudiants

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Après le décès de l’éminent savant shâfi’ite, le linguiste, théologien, rationaliste, dialectique, juriste, principologue, l’imâm al-Kayyâ al-Harâsî en 504H, l’école al-Nidhâmiyya s’est retrouvée vide d’une référence hors pair de son époque. Ainsi, le Vizir Ahmad bin Nidhâm al-Mulk a craint la disparition de l’importance de cette école phare à son époque. Il écrivit donc plusieurs fois à l’imam al-Ghazâlî afin de le supplier de quitter Tûs pour Baghdad.
 
L’imam al-Ghazâlî refusa pour des causes religieuses et mondaines qu’il énuméra dans sa réponse. Celle qui attire notre attention est la suivante :
 
« Premièrement : Ici, à Tûs, il y a environ 150 étudiants pieux, assidus et studieux. Les transporter et organiser leurs affaires là-bas est difficile. Les négliger et les fatiguer en espérant trouver un nombre plus élevé [d’étudiants] dans un autre endroit n’est guère une raison de voyager. Cela ressemble à celui qui prend en charge dix orphelins puis les abandonne en espérant prendre en charge vingt orphelins dans un autre endroit, laissant les [premiers] à la mort et aux maladies. »
 
Puis il ajouta d’autres causes en concluant avec la citation suivante :
 
« En tout cas, c’est le temps de [préparer mes] adieux et non pas le temps de voyager en Irak (hâdhâ waqtu al-firâq lâ as-safari ‘ilâ al-‘irâq).»
 
L’imam al-Ghazâlî mourut très peu de temps après, l’année qui suivit.

Répondre aux besoins des autres

L’imam al-Ghazâlî rapporte qu’Abu Saʿid al-Shaham a dit :
« J’ai vu Sahl al-Sa’luki dans un rêve et lui ai demandé : […] « Qu’en est-il des états [spirituels] que tu as vus [de ton vivant] ? »
Il répondit : « Ils ne nous ont été d’aucune utilité. »
Je lui demandai alors ce que Dieu avait fait de lui et il répondit : « Il m’a pardonné pour les réponses que j’ai apportées aux questions des gens du commun. » »
 
Al-Ghazali, Rappel de la mort et de l’au-delà, Ihya ulum ad-din

Une mosquée qui s’envole

Shaykh Târiq Maghribiyya de Damas est un des hommes d’Allah, doué dans l’interprétation des rêves. Il raconte :
 
« Un homme m’a dit : « J’ai vu dans mon rêve trois enfants qui s’accrochaient à moi. Nous sommes entrés ensemble dans la mosquée. Puis la mosquée s’est envolée très haut. Quelle est l’interprétation de cela ? »
 
Au début, je ne comprenais pas ce rêve, mais je suis resté en sa compagnie une journée et j’ai vu qu’il donnait aux orphelins. J’ai vu leur amour et attachement à lui comme s’il était leur père.
Je lui ai alors dit : « Ils sont ta porte vers le paradis ! »
Cet homme n’est ni savant, ni étudiant de sciences religieuses. Il travaille comme cuisinier ; mais il vient en aide aux orphelins et leur donne de son temps et de son argent. Entre-temps, on trouve des étudiants de sciences isolés des gens, qui ne font rien, et qui critiquent ceux qui font.
 
Combien parmi nous y a-t-il de gens qui font des actes dignes des anges et qui vivent parmi nous sous l’apparence d’hommes ! » Fin de citation

Arrivée du plus étrange Coran à Médine

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Cette copie du Coran n’est écrite ni en encre, ni en charbon ni en or fondu mais elle est en fait brodée manuellement.
Ce Coran a été fabriqué par les soins de la noble dame Nasîm Akhtar du Penjab au Pakistan. Elle a commencé son travail en 1407H et elle l’a achevé en 1428. Elle s’est engagée à ne coudre qu’en état de pureté et de limiter son travail au dernier tiers de la nuit. Durant son pèlerinage l’an dernier, elle a offert cette copie du Coran au Musée du Coran à Médine. Cette copie du Coran a été étudiée afin de s’assurer de sa conformité textuelle puis elle a été déposée après validation dans ledit musée.

Qu’Allah agrée son travail et nous accorde son assiduité, sa persistance et sa patience pour l’accomplissement des bienfaits ainsi que son amour du Coran.

Le juge Hanafite Al-‘Âmirî dans la mosquée des shafiites

Durant l’adhân pour la prière de Maghrib, le juge Hanafite Al-‘Âmirî est passé près de la mosquée de l’imam Al-Qaffâl (un mujtahid de l’école Shafiite).
Il a donc décidé de passer y prier.
Quand ce dernier l’a vu entrer dans la mosquée, il ordonna de dédoubler les formules de la ‘iqama – ce qui est l’avis des hanafite – et demanda au juge al-‘Âmirî de diriger la prière.
Pendant la prière, le juge al-‘Âmirî prononça la basmala à voix élevée – ce qui est l’avis de l’école Shafiite – .
Cette sagesse issue de ces deux grandes sommités attire l’attention sur l’impact léger des divergences dans les cas juridiques détaillés.
Photo : Mausolée du Khawâja Abu Nasr Parsa, la Mosquée Verte de Balkh.