Un mot sur la critique des savants des ashrâf

Les descendants du Prophète ﷺ doivent s’abstenir de s’enorgueillir de leur noble filiation et doivent s’occuper de leur sort auprès d’Allah.
Ceci est leur devoir envers leur Seigneur et leur religion.
Le devoir des musulmans est de préserver leur sacralité (hurma) en honneur à leur grand-père ﷺ.
 
Dans la tradition, nous trouvons que durant la bataille de Badr, un des compagnons était déterminé à tuer al-ʿAbbâs, l’oncle du Prophète ﷺ. Cette parole fut transmise au Bien-aimé ﷺ qui a dit : « Ô Umar, le visage de l’oncle de ton Prophète sera-t-il frappé par l’épée ? » sachant qu’al-ʿAbbâs était mécréant.
 
Le fait de mélanger l’obligation des ashrâf et l’obligation des musulmans aboutit à des débats futiles.
 
Préserver la sacralité des ashrâf s’oppose-t-il à l’exposition de l’erreur ou même à l’égarement de certains parmi eux ? Non. Les savants doivent dévoiler ces types d’erreurs et d’égarement et ne doivent pas les taire, sous prétexte qu’untel est parmi les ashrâf. Cependant, répondre scientifiquement à cela doit être loin de l’insulte et de la moquerie. Il faut simplement imaginer que notre parole envers l’erreur de chacun d’eux est exposée au Prophète ﷺ. Soyons donc attentifs, afin que ces paroles restent dans la limite de la préservation de la religion et de la sacralité de leur noble descendance prophétique.
 
Une autre question se pose fréquemment : Qu’est-ce qui nous affirme la validité du nasab (généalogie) du descendant présumé ? En fait, nous ne sommes pas chargés de croire ou de ne pas croire à cette filiation. Cela demeure la spécialité des experts des ansâb. Mais il sera interrogé par Allah le Jour de la Résurrection ; Malheur à lui s’il a menti.
 
Wallah a’lam.
Publicités

Soufisme et droit

Shaykh Abû al Hudâ al Hakkârî m’a dit :

 » L’éloignement du côté scientifique fait rentrer les gens de la Voie parmi les gens qui s’affilient aux Voies spirituelles, dans des sujets indignes du Tasawwuf et qu’on n’accepte pour aucun de nos frères musulmans qu’ils soient disciples d’une Voie ou pas. En effet, le musulman doit rester conforme [à la Shari’a] dans ses actes, ses paroles et ses Etats spirituels … « 

Rêver du shaykh et de ses enfants 

==========================
Un ami est en train de préparer le Tahqīq (réédition critique) d’un livre d’un des grands savants du siècle dernier. Il entame ce projet dans la perspective de rééditer un ensemble de 8 livres de cet auteur. Il passe son temps, nuit et jour, à penser à cet éminent savant et à ses travaux.

Depuis deux jours, il travaille sur le Tahqīq puis va se coucher. Une nuit, il eut un rêve particulier. Il me le raconte ainsi : « J’étais à une conférence à l’étranger, portant sur l’ouvrage en cours de réédition, en présence d’éminents savants. Après la conférence, nous avons marché en montagne. Le paysage était à couper le souffle. Soudain un trouble régna et les gens disparurent. Je vis une bâtisse historique : une mosquée, un maqâm ou un mausolée, j’ignorai sa nature. L’odeur des siècles s’en dégageait, mais il semblait comme neuf. À l’intérieur, tout était en marbre, de toute beauté. La sérénité et la bénédiction y régnait et j’y ressentis un profond apaisement. Je m’assis en son sein, en m’adossant à un mur. Un homme apparut alors devant moi, accompagné de plusieurs enfants. Je n’ai pas vu son visage ou je ne le reconnus pas, je ne me souviens plus. Mais il me parla en une langue étrange que j’entendis pour la première fois. J’ai beaucoup discuté avec lui par cette langue. De même, les enfants me parlèrent chacun en une langue différente et je leur répondis par ces mêmes langues. Il était content de parler avec les enfants et de nous voir discuter ensemble. »

Voici ce que je lui dis : « Le shaykh est Shaykh al-Islâm, ses enfants représentent ses livres que tu vas parvenir à rééditer. Il est content de ton travail car tu dépoussières ses ouvrages et les fais sortir de l’oubli. Concernant les différentes langues, les livres sont en plusieurs langues et doivent être traduits, et sont aussi dans différents pays et doivent être collectés. »

Il acquiesça et me dit qu’effectivement les livres étaient dans différentes langues et se trouvaient dans différents pays.

WAllah a’lam

rêver

Définition du tasawwuf

=======================
Dans sa fameuse Hâchiya sur le commentaire d’al-Mahallî sur Jamʿ al-Jawâmiʿ, la référence ultime en ‘usul al-fiqh, l’imam al-ʿAttâr dit (Vol.2, p.513.) :
 
« Le tasawwuf ne figure pas parmi les sciences codifiées ayant des fondements et des principes. Mais c’est le fruit de toutes les sciences légales [associées à] leurs sciences outils. Ainsi, il n’est pas [simplement] des adages particuliers, même s’ils font l’objet de rédactions indépendantes.
Puis, cette science se divise en deux parties :
 
Une partie qui porte sur le raffinement de l’éthique et l’acquisition des bonnes mœurs, comme « Qût al-qulûb », « Ihyâ’ ʿulûm ad-dîn », les ouvrages de l’imam Shaʿrânî et les autres rédactions similaires. Cela est explicitement apparent pour celui qui a un minimum de maîtrise de ces sciences.
 
Une autre partie dont la référence à ses maîtres se réalise par les dévoilements, les saveurs spirituelles et leurs expériences spirituelles individuelles. C’est le cas des rédactions de notre maître Ibn ‘Arabî, al-Jîlî et de ceux qui ont adopté une tendance similaire. Cette branche est parmi les rédactions ambigües qui ne sont comprises que par celui qui a goûté leur saveur. Il est aussi possible que leurs expressions soient incapables de refléter le sens qu’ils voulaient. Elles peuvent même contredire les arguments rationnels. C’est pourquoi il vaut mieux éviter d’y entrer et [alors], leur état spirituel leur sera attribué sans contestation. »

La précipitation et le retardement des bonnes œuvres

===========================================
Il est meilleur d’accomplir les bonnes œuvres (comme donner la Zakât ou des sadaqa) dans :
 
Les nobles jours : selon leur ordre de mérite : les derniers dix jours de Ramadân, puis le reste de Ramadân, puis ‘Arafât, puis les autres jours des 10 premiers de Dhul-Hijja.
 
Les nobles endroits : selon leur ordre de mérite : La Mecque, Médine, Jérusalem.
 
Les actions et situations importantes comme : le pèlerinage, la ‘umra, les éclipses lunaire et solaire, la maladie, le voyage, la prière de demande de pluie …
 
Cependant, cela ne signifie pas qu’il vaut mieux retarder les bonnes oeuvres afin de les accomplir durant un temps méritoire, dans un endroit béni ou lors d’une situation ou action particulière. En effet, la précipitation dans l’accomplissement des bonnes oeuvres est, sans doute, meilleure que leur retardement.
Le sens voulu de la recommandation précitée est de prendre soin des temps, endroits et situations afin d’exceller dans les adorations et de donner en abondance les sadaqa ou la zakat dans ceux-ci, car la donation ou l’accomplissement de l’adoration durant ces moments est davantage bénéfique.
 
wallah a’lam