Définition du tasawwuf

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Dans sa fameuse Hâchiya sur le commentaire d’al-Mahallî sur Jamʿ al-Jawâmiʿ, la référence ultime en ‘usul al-fiqh, l’imam al-ʿAttâr dit (Vol.2, p.513.) :
 
« Le tasawwuf ne figure pas parmi les sciences codifiées ayant des fondements et des principes. Mais c’est le fruit de toutes les sciences légales [associées à] leurs sciences outils. Ainsi, il n’est pas [simplement] des adages particuliers, même s’ils font l’objet de rédactions indépendantes.
Puis, cette science se divise en deux parties :
 
Une partie qui porte sur le raffinement de l’éthique et l’acquisition des bonnes mœurs, comme « Qût al-qulûb », « Ihyâ’ ʿulûm ad-dîn », les ouvrages de l’imam Shaʿrânî et les autres rédactions similaires. Cela est explicitement apparent pour celui qui a un minimum de maîtrise de ces sciences.
 
Une autre partie dont la référence à ses maîtres se réalise par les dévoilements, les saveurs spirituelles et leurs expériences spirituelles individuelles. C’est le cas des rédactions de notre maître Ibn ‘Arabî, al-Jîlî et de ceux qui ont adopté une tendance similaire. Cette branche est parmi les rédactions ambigües qui ne sont comprises que par celui qui a goûté leur saveur. Il est aussi possible que leurs expressions soient incapables de refléter le sens qu’ils voulaient. Elles peuvent même contredire les arguments rationnels. C’est pourquoi il vaut mieux éviter d’y entrer et [alors], leur état spirituel leur sera attribué sans contestation. »
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La précipitation et le retardement des bonnes œuvres

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Il est meilleur d’accomplir les bonnes œuvres (comme donner la Zakât ou des sadaqa) dans :
 
Les nobles jours : selon leur ordre de mérite : les derniers dix jours de Ramadân, puis le reste de Ramadân, puis ‘Arafât, puis les autres jours des 10 premiers de Dhul-Hijja.
 
Les nobles endroits : selon leur ordre de mérite : La Mecque, Médine, Jérusalem.
 
Les actions et situations importantes comme : le pèlerinage, la ‘umra, les éclipses lunaire et solaire, la maladie, le voyage, la prière de demande de pluie …
 
Cependant, cela ne signifie pas qu’il vaut mieux retarder les bonnes oeuvres afin de les accomplir durant un temps méritoire, dans un endroit béni ou lors d’une situation ou action particulière. En effet, la précipitation dans l’accomplissement des bonnes oeuvres est, sans doute, meilleure que leur retardement.
Le sens voulu de la recommandation précitée est de prendre soin des temps, endroits et situations afin d’exceller dans les adorations et de donner en abondance les sadaqa ou la zakat dans ceux-ci, car la donation ou l’accomplissement de l’adoration durant ces moments est davantage bénéfique.
 
wallah a’lam

Dérives dans les majalis soufis

Dans son fameux Ihyâ’ ‘ulûm ad-Dîn, l’imam al-Ghazâlî dit :
 
Il est conseillé de délaisser les assises de dhikr s’il figure parmi ceux qui y assistent :
– un arrogant parmi les gens de ce bas-monde, que les gens ont besoin de le regarder et de prendre soin de lui ;
ou
– un prétendant d’une transe artificielle, qui fait semblant par son wajd (présence du coeur), sa danse et la déchirure de ses vêtements.
 
Je dis : La deuxième catégorie a abîmé les majalis de nos jours et est devenue une caractéristique négative du tasawwuf auprès du public, voire même une insulte. Les proches du tasawwuf ont honte de voire ces dérives mais se taisent. Pourquoi ? Jusqu’à quand ?
Si la personne a eu le wajd, elle s’absentera de ce bas-monde. Un petit coup de bâton sur les fesses de ces danseurs prouvera très bien qu’ils ne sont que des bouffons. Cela leur apprendra à danser correctement et réellement.
 
J’ai honoré mon devoir et signalé les dérives. Je l’ai déjà dit aux shuyûkh que j’ai rencontrés (même avec le test du bâton sur les fesses).
 
WAllah a’lam